jeudi 5 février 2009

HipHop pour la bonne cause: Act 3 - Dee Nasty pt. 2


 3H: Alors, pour ce nouvel album, "Système Dee", c'est un matériau totalement inédit ou tu as amené ton projet avorté ?
Dee Nasty: C'est le projet QU'ON M'A FAIT avorter, si je puis dire. Le skeud était prêt à sortir donc après il me fallait vraiment l'occasion. Trad Vibe a choisi de miser sur moi, ça va le faire !
3H: Tu n'as pas peur que ton album soit un peu victime du phénomène "sorti trop tard".
Dee Nasty: "Sorti trop tard", je pense pas; dans cet album où j'ai vraiment tout mis, j'y ai passé du temps, j'y ai mis tellement tout mon être et mon vécu que je pense avoir réaliser quelque chose de totalement intemporel... Quelque chose de vraiment à la croisée des styles de musique que je voulais approcher.
3H: Et justement musicalement, t'as taper dans quoi ?
Dee Nasty: Une sorte de old school futuriste... Futuristique old school. :)
3H: Quel est le thème de l'album, si thème il y a ?
Dee Nasty: Pas forcement de thème particulier, mais s'il y a vraiment un fil conducteur, ben c'est moi. Une sorte de fresque dans laquelle j'aurais mis toutes les ambiances que j'ai pu voir depuis que je suis dans le HipHop...
3H: Au niveau de la production, comment cela s'est-il passé ? Tu as fait appel à d'autres producteurs ?
Dee Nasty: Non, je me suis chargé de tout. Dans mon p'tit home-studio; j'ai composé tous les sons, c'est moi qui ai joué les basses, les lignes de guitare.
3H: Qui retrouvera-t-on en tant qu'invité(s) côté français ?
Dee Nasty: EJM, Khondo, Enz... Des artistes que je trouve vrais et qui ont une belle vision et interprétation de la musique.
3H: C'est ton projet le plus abouti ?
Dee Nasty: Oui, comme je l'ai dis, j'y ai mis beaucoup, voire même trop de moi. J'ai envie depuis le temps d'évacuer la pression.
3H: En parlant de ça, y'a jamais eu un moment, une période ou tu as douté ? Car après tout ce temps, ce n'est qu'en 2008 que Dee Nasty sort l'album qui semble le plus le représenter ?
Dee Nasty: NON ! Jamais jamais. Le truc c'est que le HipHop, la musique, il n'y a que ça que je sache faire... C'est ma bite, quoi...
3H: Dis comme ça effectivement. Côté promo, comment ça se passe ?
Dee Nasty: Moar gère le business, les interviews... les premiers pressages des maxis devraient arriver. Viendra ensuite la version cd courant Février. Sans oublier le grosse soirée du 14 Février, pour tous les amoureux du HipHop; pour le vrai grand lancement de l'album, à l'Antirouille bar, avec moi-même, Moar, Suspect et bien d'autres.
3H: Ben écoute, on va pas te retenir plus longtemps, merci de nous avoir accorder du temps et bon courage pour la suite.
Dee Nasty: Merci à vous et bonne continuation pour votre blog.


Stoof et moi-même avons eu la chance d'aller chez Dee Nasty, avec Moar qui nous a rejoint pendant l'interview, pour écouter quelques sons. Laissez-moi vous dire que "Système Dee" va faire mal. C'est une putain de galette qui risque de plaire à plus d'un.
Voilà, on a passé un grand moment avec un grand bonhomme du HipHop et de la musique mais au-delà de ça, c'était une rencontre très enrichissante. À ce propos, mille mercis à Moar qui a pu faire en sorte que la rencontre soit possible :) .
Merci d'avoir lu l'interview dans son intégralité et pour les plus courageux d'entre vous, rendez-vous le 14 Février pour la soirée.

;)

mardi 3 février 2009

HipHop pour la bonne cause: Act 3 - Dee Nasty pt. 1

"HipHop pour la bonne cause", entreprise initiée aux débuts du blog visant à contacter ceux qui font que toi, moi, elle, lui, eux et surtout nous tous, kiffons le HipHop nous revient aujourd'hui avec une rencontre et QUELLE rencontre: Dee Nasty.

Comment (RE)présenter le bonhomme sans tomber dans les clichés de la grosse gâterie buccale ? Pas facile, tellement les choses à dire vont dans le bon sens: un excellent ami (Stoof, avec qui j'ai réalisé l'interview), avec qui je converse souvent HipHop français, me faisait remarquer (à juste titre) que dans le trop peu de personnes respectables qui gravitent aujourd'hui dans le HipHop français, Dee Nasty méritait notre repsect 1000 fois. Quelques jours après, j'étais contacté pour rencontrer celui qui est l'une des dernières 'livin' legends' du HH chez nous.
Rappelons au passage les quelques faits d'armes du gamin:
Découverte du HH aux alentours de 1979... d'abord dj, organisateur de ce que l'on peu appeler les premières 'soirées HipHop' en France... débuts de Radio Nova... sorti du premier 33 tours en 84 ("Paname City rappin'")... 'Dee Nastyle' sur Nova... des collabos en veux-tu en voilà... premières parties de concerts, des maxis et surtout la grosse tuerie "Deenastyle" en 93... et bien sûr présent (de près comme de loin) jusqu'à aujourd'hui dans le monde de l'underground français.
Si vous cherchez des compléments d'infos, je vous invite à consulter son site, de checker ce qu'en dit Wikipédia ou encore d'aller visiter sa page myspace

L'intégralité de la rencontre a été filmée, mais aux vues de mes piètres qualités journalistiques (en effet, j'étais tellement impressionné par l'événement que j'ai pas arrêté de begueyer), je décide donc de vous éviter de vous foutre de ma gueule. Merci !

Jyuza & Stoof pour HipHop Hourra: Tout d'abord merci d'avoir répondu présent pour l'interview.
Dee Nasty: Merci à vous de m'avoir contacté.
3H: On va éviter tout de suite de perdre du temps, 'Dee Nasty', c'est aujourd'hui plus qu'un nom donc on va pas te questionner sur ta rencontre avec le HH; les gens pourront faire eux-même leur recherche, venir te parler aussi, mais notre première question sera, où étais-tu ces dix dernières années ??
Dee Nasty: Ben toutes ces dix années, je suis resté 'là', toujours en activité. Quelques mésaventures par-ci, d'autres rencontres par-là. J'étais en maison de disque chez Polydor, qui apparemment était chaud pour me sortir, mais entre temps il y eu un changement de directeur artistique avec toutes les mauvaises que cela entraîne: conflit de gestion et donc mauvais management à l'arrivée. Parallèlement à tout ça, je faisais la navette Paris/New York, j'animais des soirées.
3H: Tu as eu de bons retours ?
Dee Nasty: En fait, j'y suis allé surtout pour le challenge. Je savais que j'étais un bon dj ici, mais maintenant je voulais me tester, voire ce que je pouvais valoir là-bas. C'est en ce sens que leurs ambiances diffèrent assez des nôtres: ils y ont différents repères musicaux, c'est pas parce que tu mettras "Sex machine" que tout le monde lèvera les mains en l'air, c'est plus fin que ça. Et ce chez tout publique, même chez les blancs.
3H: Ils ont une plus grande culture musicale surtout en ce sens que la matière première est chez eux.
Dee Nasty: C'est exactement ça... Cela dit, en France ça va; le problème, s'il en est un est que les gens qui ont la culture ne sortent plus.
3H: Financièrement, tu arrivais à t'en sortir ?
Dee Nasty: Oui, je cumulais des 100 dollars par-ci, un peu plus par-là. Ce qui faisait que je pouvais aisément me payer une chambre quelque part et pouvoir vivre de mon kiff' là-bas.J'ai même penser à m'installer, mais j'avais beaucoup trop d'attaches ici...
3H: Et à la suite de tout ça, alors ?
Dee Nasty: J'ai rencontré par la suite un manageur/producteur, qui m'a proposé de faire un nouvel album (Nastyness, en 2001). J'ai donc rameuter les troupes, tous mes potes, le tout sur une partie de mon label qui s'appelait 'Funkzilla' et ça a pas mal fonctionner. Le revers de la médaille fût que ce producteur n'était pas trop clean, donc ça ne m'a pas trop enrichit.
3H: Ce projet là s'est vendu exclusivement en France ou un peu aux States aussi ?
Dee Nasty: On a vendu aussi aux States: on a écoulé 4000 exemplaires là-bas, et 8000 ici. par rapport à l'époque, c'était bien mais pas exceptionnel.
3H: Et après 'Nastyness' ?
Dee Nasty: J'ai un peu disparu des soirées, car j'ai été engagé par Cachaito Lopez, le bassiste de 'Buena Vista Social Club'; j'ai fais des scratches sur deux albums à Cuba, dont celui de Lopez. Comme les albums ont bien marchés, je me suis retrouvé sur la tournée du groupe qui a durée 2/3 ans.
3H: Comment as-tu vécu le tout ? Car mine de rien c'est assez éloigné de ton HipHop...
De Nasty: Éloigné, je ne pense pas. J'ai amené ce que je savais faire, un énorme plus. Il y a pleins de correspondances... En plus, ça été monstrueusement enrichissant, car tu te retrouves sur scène avec des génies de la musique et personne ne fait de différence, tu fais partie du collectif.
3H: Ce qui veut dire aussi qu'en te proposant un tel projet, ils reconnaissent ton talent, de la même manière qu'ils reconnaitraient le talent d'un guitariste, bassiste ou autre.
Dee Nasty: Oui, c'est clair. Pour l'anecdote, on partait en tournée aux States en 2001 et le 11 Septembre on se dirigeait vers New York, mais on a dû rebrousser chemin... La suite on la connait. Sur la tournée américaine, ils m'ont vraiment mis en avant, de par le fait qu'il y avait sur place quelques-uns des plus grands spécialistes des platines, donc j'ai pu pleinement montrer mes capacités. Chose que je n'avais pu faire sur d'autres scènes.
3H: Et au niveau du retour publique ?
Dee Nasty: Ça passait super bien. En plus ça m'a permit par exemple, quand on est allé au Japon, de rester un peu plus longtemps que prévu, de faire quelques clubs, de proposer mes services pour des soirées, de rentrer dans des magasins de vynils, pour chiner...
3H: La parenthèses 'Buena Vista' a durée jusqu'à quand, concrètement ?
Dee: Jusqu'à 2003/2004, bien que vers la fin, ce ne fût plus aussi intense. C'était des concerts ponctuels. À côté de ça, il y a eu une sorte de restructuration du côté de Nova, j'ai donc été obligé de faire mes valises. J'ai un peu galéré pour retrouver une émission; j'ai taffé sur 'Vallée FM'. J'ai refilé l'émission à Dj Tal car les conditions faisaient qu'au niveau timing, je m'y retrouvais plus. Je voulais consacré plus de temps à ma fille. J'ai ensuite été engagé sur 'FG', mais la aussi au niveau de la direction les choses n'étaient pas claires. Ensuite Génération m'a contacté, m'a donné un créneau: donc j'ai mon émission depuis 2007, tous les Lundi 23h/Minuit.
J'ai par la suite monté mon label, "Disques Pirates", pour l'instant plus officieux qu'officiel. Le label 'UWE' m'avait proposer d'héberger mon label, j'avais donc dans l'idée de sortir un p'tit maxi tous les 6 mois. Un premier maxi avec Dynamax, "The Link", qui a pour thème le parallélisme entre HH Ricain et HH Çéfran. Un deuxième maxi 3 trois, avec AMS, "Underground zero", plus une mixtape officielle qui s'appelle "Underground forever". À la suite de ça, tout le monde était chaud pour taffer sur mon album, on parlait même d'y inclure une bande dessinée retraçant ma vie, mais 6 mois après... toujours que dalle. Donc, j'me suis trouvé à devoir démarcher avec mes bandes; sachant qu'entre-temps, sur mon conseil "UWE" signe Birdy Nam Nam... Bon après quelques temps de 'non-errance', je connecte Trad Vibe qui a l'air plus qu'emballer pour sortir mon projet. Dee Nasty chez Trad Vibe, ça commence !!!

vendredi 30 janvier 2009

Keen Tokers - The Fresh speech (2009-2011)

Édit de 2017: l'Ep sorti en 2009 est maintenant introuvable mais un album officiel est sorti entre temps en 2011.
Un pote vient de me filer ce p'tit album (sur le lequel aucune info viable ne circule, au passage) et c'est plutôt pas mal. C'est un projet du beatmaker japonais Budamunk.
Du p'tit HipHop à l'ancienne, ça fait toujours plaisir et FAÎTES-VOUS PLAISIR ;)



The Fresh speech

1 - Back in the day
2 - After shock (Remix)
3 - Knowledge
4 - Club scene
5 - Seek truth
6 - Getaway
7 - Magician
8 - Rich & poor (Smooth ix)
9 - In retrespect
10 - Revelation
11 - Spiritual war
12 - Who you pray to
13 - Keentokers
14 - Lala
15 - Next
16 - After shock

jeudi 29 janvier 2009

DJ Cam F. Afu-Ra - Voodoo child ( DJ Premier remix )



Aïe aïe aïe, ce p'tit son a pas mal tourné dans mon md à l'époque.
J'me rappelle quand je l'ai vu en concert: hémorragie interne, quoi.
Faîtes-vous plaisir avec "Lyrical surgery", le vrai/faux album d'où est tirée cette track ;)

mardi 27 janvier 2009

HipHop brasileiro

Étant une amoureuse inconditionnelle du Brésil, voilà quelques années que je m’extasie devant sa musique… ou ses musiques devrai-je dire : Samba, Bossa Nova, MPB (Música Popular Brasileira), Funk do Brasil, Electro, Métal (bah oui, Sepultura mes chers), et j’en passe. Voilà quelque temps que je m’intéresse particulièrement au HipHop brésilien; et ça vole haut.
Jyuza m’a mise au défi de vous en parler: me voilà lancée.

MARCELO D2 (né en 1967) est un carioca expérimenté qui s’est lancé dans la musique il y a environ 20 ans, d’abord au sein du groupe Planet Hemp, puis en solo dès la fin des années 90. Il compte six albums à son actif.
Sa marque de fabrique: des sons mélodieux, entraînants et tout ce qu’il y a de plus brésilien. Il reprend la plupart du temps de vieux morceaux de Bossa Nova ou de samba, qu’il insère plus ou moins tels quels. À ceci il ajoute un sample qu’il utilise dans les parties rappées. Le tout donne un résultat superbe.
Quant au live... un pur régal. Ne vous faites pas prier si le monsieur fait l’honneur de jouer près de chez vous: vous y trouverez un mec modeste, une très bonne ambiance, une prestation de haute qualité et de vrais instrus avec de vrais musicos.
Un bémol toutefois: sa voix n’est pas toujours des plus agréables (pour mes oreilles du moins), mais je dois dire que son flow et ses sons m’emportent et me le font vite oublier.
Le créneau de Marcelo D2: A procura da batida perfeita (à la recherche du beat parfait); ce qu’il réalise selon moi avec succès et subtilité, en témoigne "Desabafo".

SABOTAGE (né en 1973) a grandi à São Paolo dans la favela do Canão. On trouve chez lui un Rap authentique et poignant. Et pour cause: la plupart de ses textes tournent autour des fléaux qu’il a connu: la drogue, la violence policière et la misère. C’est ici que la barrière de la langue nous rattrape... il est bien dommage de ne pas pouvoir comprendre tout ce que Sabotage dit dans ses textes. Je pense cependant qu’un esprit éclairé a dû mettre à disposition des traductions portugais-français sur internet. Ses samples quant à eux sont plus épurés que ceux de Marcelo D2, mais tout aussi puissants.
Un seul album est sorti: “Rap é compromisso”, qui malheureusement restera le dernier puisque Sabotage a été assassiné en 2003. Il avait alors 30 ans.
- "Na zona sul"
- Freestyle

Dans la même veine que Sabotage, et lui aussi originaire de São Paolo: RAPPIN’ HOOD (né en 1972), un autre pilier du HipHop do Brasil. Ce dernier a sorti deux albums: “Sujeito homem” 1 & 2. Dans le 2ème, on a le privilège de découvrir des featurings notamment avec Gilberto Gil et Caetano Veloso. Des collaborations pas si étonnantes pour un pays dans lequel la mixité (sur beaucoup de niveaux) est reine.
On retrouve là encore des textes forts et des sons intelligemment construits=
- "Sujeito homen"

Voilà, sur ce, je vous souhaite une bonne écoute et espère que vous apprécierez des trois artistes autant que moi.
Là est la force du HipHop brésilien: sa musicalité, sa richesse, son métissage, son naturel et la sincérité de ses textes.


Rédigé par Nadlib

Rappin Hood - Ús guerreiro


Découverte Nadlib !!!

vendredi 23 janvier 2009

Dj Spinna - Here to there

Autre petite galette de la série "Beat generation", "Here to there" de Dj Spinna apparait vraiment comme la démonstration de tout le talent d'un jeune beatmaker.
En effet, Spinna livre ici une copie qui sent bon l'éclectisme maîtrisé de A à Z, tant au niveau des instrus que de la pléiade d'invités, entres autres: Vinia Mojica, Apany B. Fly Mc, Jean Grae, Angela Johnson, Ovasoul 7...
Généralement, dans le monde de Spinna on navigue plutôt en terre assez rythmée, genre de HipHop qui se transforme en Jazz-Electro (quand il produit pour Jigmastas), ou alors de la petite House 'joliment mélodieuse' (sorte de pléonasme, ça) quand il est à l'origine de belles compilations; ici, c'est un peu toute ses influences qui se mêlent pour nous fournir un excellent pot-pourri.
Dès l'intro (Alfonso's thang), qui est en fait un grand mélange de ce qu'aurait donné un featuring de Fela Kuti, James Yancey, Roy Ayers, Marcus Miller, Bruce Arper et bien sûr Spinna, on est tout de suite dans le bain. L'ambiance revient au HH plus 'conventionnel' diront nous avec "Drive": Jean Grae et Apany mettent une pression de fou. "Tune you out" fait baisser la chaleur et l'on arrive alors sur le "Galactical soul", plage instrumentale si chère à Spinna: magnifique transition pour ce qui reste pour moi la plus magnifique prise de micro de la carrière de Vinia Mojica: "Idols". Je ne sais vraiment pas comment introduire la track tellement tout y est superbe. 'Fin bon, vous écouterez et me direz...
"All up in it", ici nous sommes en terrain connu, sorte de Breakbeat; Spinna est accompagné ici d'Eric Krasno & Nigel Evans. D'ailleurs, Eric Krasno, comme on a l'habitude d'appeler 'Rico', participe à l'album de Roddy Rod sorti l'an dernier: la track sur laquelle vous pouvez apprécier son taf est une instru de très haute qualité ;)
"You got to live" avec Jigmastas et Akil, ici du gros classique mais néanmoins très technique. "Surely" est la petite track downtempo, sur laquelle Ovasoul7 nous montre l'étendue de son savoir-faire au chant et force est de constater que la sauce prend bien. Ronny Jordan aux rhodes, s'il vous plait. "Rock (Unplugged)", encore un peu de breakbeat...
On arrive sur l'excellent "Fly or burn", sorte de discours slamé par The Bedouin (animateur radio) avec sa ligne de basse reconnaissable entre mille.
L'autre grosse touche féminine nous vient d'Angela Johnson: ne connaissant la gamine qu'à travers des featurings, j'avais quelques doutes quand à sa être lead vocal et ben, quelle claque.
De plus, "Glad you're mine" à de jolies paroles.
La suite (et fin) de l'album est résolument axée électronique: en témoignent "Love is sold" interprêtée par Abdul Shyllon et surtout "Music in me"...
C'est donc à travers 16 pistes, reparties sur plus d'une heure que vous voyagerez à travers les univers de Dj Spinna, qui est pour moi, l'un des plus talentueux créateur d'ambiance dans le biz.
Au delà de l'écusson "Beat generation" apposé sur la boîte du skeud, "Here to there" l'un des projet les plus aboutis musicalement du catalogue de BBE.
Faîtes-vous plaisir ;)


 Here to there 

1 - Alphonso's thang
2 - Drive
3 - Hold
4 - Tune you out
5 - Galactical soul
6 - Idols
7 - All up in it
8 - You got to live
9 - Surely
10 - Rock (Unplugged)
11 - Fly or burn
12 - Glad you're mine
13 - Love is sold
14 - Music in me (Interlude)
15 - Music in me (Come alive)
16 - The Originator

mercredi 21 janvier 2009

Samon Kawamura - Unfold out-takes vol. 1

Un peu à la manière du out-takes de JayLib, Samon Kawamura nous revient en ce début d'année à les chutes de sa superbe galette sortie l'an dernier "Unfold".
Y'en a pour à tout casser moins d'une demi-heure (Berlin (vol. 1 & 2) + Tokyo (vol. 2)), mais p*tain c'que c'est fort. Certaines pistes sont vraiment vraiment dangereuses. Il y a vraiment du génie dans ce p'tit bonhomme.
Faîtes-vous plaisir ;)


édit de 2017 t'entends ?

Crustation - Purple



Bon, voilà pour ceux qui n'ont pu obtenir l'album des Ummah, le magnifique "Purple" des Crustations produits par Jay.
Sachez toutefois que vous ne trouverez pas cette version dans l'album des Crustations mais sur le Ep "Purple" ;)

samedi 17 janvier 2009

All City Crew - Metropolis gold

Bon, j'vais pas parler pour ne rien dire: "Metropolis gold" sorti en 1998 = grosse tuerie pour vos tympans.
Y'a quelques sons qui font un peu tâche mais l'ensemble de l'album est fantastique. J'apprécie en particulier le remix de "Move on you".
Faîtes-vous plaisir ;)


All City Crew - Metropolis gold

1 - Who dat ?
2 - Stay awake
3 - Priceless
4 - Metrotheme
5 - Xtreme
6 - The Hot joint
7 - The Actual
8 - Live it up
9 - Afta hourz
10 - Ded right
11 - Get paid
12 - Timez iz hard
13 - Daydreaming
14 - Favorite things
15 - The Hot joint (remix)
16 - Move on you (remix)
17 - Just live

mercredi 14 janvier 2009

The Ummah

C'est sous ce nom qu'est apparu l'un des combos de producteurs les plus talentueux de l'histoire du HipHop et de la zic; enrôler comme demi-membre avoué/inavoué d'A Tribe Called Quest, Jay Dee fut présenté à Q-Tip par Amp Fiddler et fut tout de suite emballé par le génie du gamin.
Donc, à la base et si je ne dis pas de bétises, "The Ummah", c'est Q-Tip, Ali Shaheed, Jay Dee, mais viennent se greffer de temps à autre D'Angelo, Rapahel Saadiq et ?uestlove.
Inutile de dire que presque toutes les productions sont des bijoux pour nos oreilles et nos esprits, en témoignent juste "Beats, rhyme & life" des Tribes, les quelques prods sur divers albums d'un Busta Rhymes donnant résolument dans le mainstream...
Est sorti il y a quelques années, d'abord sur le net bien sûr, une petite compilation regroupant plusieurs des productions signées "The Ummah": il n'y a pas tout, c'est normal, mais il y a de sacrées perles, comme le "Purple" du légendaire groupe "Crustation"; enfin, j'en dis pas plus...
Faîtes-vous plaisir ;)



The Ummah - The Ummah years 1995/2000

1 - A Tribe Called Quest - Girls (Ummah Remix)
2 - Mint Condition - Let me be the one F. Phife Dawg (Ummah Remix)
3 - Faith Evans - You used to love me (Ummah Unreleased Remix)
4 - The Brand New Heavies - Sometimes F. Q-Tip (Ummah Remix)
5 - Gran Green - Down here on the ground (Ummah Remix)
6 - Busta Rhymes - It’s a party (Ummah Remix)
7 - Keith Murray - Dangerous Ground
8 - Craig Mack - Get down (Q-Tip Remix)
9 - Cypress Hill - Illusions (Q-Tip Remix)
10 - Macy Gray - I try ( Jay Dee Remix)
11 - Spacek - HipHop (Jay Dee Remix)
12 - Erykah Badu & Lucy Pearl - Bag lady (Ali Shaheed Remix)
13 - Crustation - Purple (Jay Dee Remix)
14 - Nas - The World is yours (Q-Tip Remix)
15 - Crooklyn Dodgers - Crooklyn (Prod. By: A Tribe Called Quest)
16 - A Tribe Called Quest - The Remedy (Unreleased)

mardi 13 janvier 2009

Elaquent - After midnight

Le tout dernier bébé d'Elaquent est enfin dispo: pour ceux qui se rappellent, Elaquent, c'est l'enfoiré originaire de Montréal qui nous pondait des p'tites instrus très ou trop inspirées des plus grands producteurs du genre: Pete Rock, Jay Dee, Spinna, J.Rawls.
Après ses différents projets instrumentaux , qui toujours sont au téléchargement gratuit sur son myspace (et tant qu'à faire aller direct sur sa page Bandcamp) voici "After midnight" qui s'annonce comme son projet le plus abouti.
À l'heure (tardive) où j'écris ces lignes (oui, je rentre du taf et je viens de finir de jouer à Fifa), je viens juste de le recevoir; j'ai hâte d'écouter ça.
Faîtes-vous plaisir ;)



Elaquent - After midnight

1 - After midnight
2 - The Love
3 - All for me F. Mishoo The Drumkit
4 - Daylight saving (Interlude)
5 - Tip toes
6 - Too goods (One for Isaac)
7 - 2 AM reflections F. Moka Only & Es
8 - Gobstopper
9 - Mystery
10 - Peanut Butter
11 - Take it higher (Remix) F. Tha Connection
12 - Graffiti high
13 - Theory in practice F. O-Phrap
14 - High score (Interlude)
15 - 12 o'clock F. Thesaurus Rex
16 - Stars aligned
17 - Sleep walking
18 - Higher level F. Es Solar C

jeudi 8 janvier 2009

Prince - N.E.W.S.

Prince... ... et... car je ne sais vraiment quoi dire de plus au sujet d'un des derniers génies de la musique vivants.
Bon, le bonhomme est un véritable meneur de jeu lors des sessions studio, 'grand rival' de Michael Jackson, bien que je ne trouve pas qu'ils jouent la même catégorie, très petit gabarit, aime les frosties !
Bref, "N.E.W.S." est un petit album d'instrus, 4 pistes, 56 minutes de constante évolution musicale.
...no more word...
Faîtes-vous plaisir :) (édit de 2017, tout d'abord RIP Prince puis, plus de lien dispo donc je mets cette vidéo de Youtube qui stream l'album.) (édit de 2019, nouveau lien :) )





N.E.W.S.

1 - North
2 - East
3 - West
4 - South