En ces temps troublés où, au sein de sa communauté, le HipHop doit faire face à des hordes de soit disant "activistes", HipHopHourra fait front et continu de partager haut et fort le très célèbre mais maintenant oublié "Peace, Unity & Having Fun".
Bienvenue sur HIPHOPHOURRA :)
Bon aujourd'hui, pour ne pas donner dans la facilité, on va parlé de Gang Starr: vous savez, ce célèbre duo de Rap formé par Guru et Dj Premier qui a juste un peu révolutionné le genre. De la technique de flow, de la versatilité et bien sûr côté instrumentation, la mise en place d'une "École" qui, jusqu'à aujourd'hui, fait matière de référence. Bon, ce qu'il faut savoir en parallèle, c'est qu'en dehors de leur duo, Guru & Primo ont eu des projets solos très intéressant. Celui sûr lequel on se focalise cet après-midi est le "Jazzmatazz2 volume 3 avec la piste "Hustlin' daze".
Projet solo de Guru, mais prod. de Primo quand même; Primo, depuis le temps, on le connait. On sait qu'il ne doit pas voire les couleurs et entendre les sons comme le commun des mortels mais même en sachant tout ça, je suis souvent surpris quand je mets la main sur certains des samples qu'il utilise.
Ici, il revisite "Here I am" du groupe The Blue Notes, d' Harold Melvin.
Dès le début, on entend tout ce qui va constituer son travail: la basse, le set de batterie entre autres.
Comme d'habitude avec Premier, de la magie.
"Jazzmatazz" 3 n'est pas à inscrire dans la liste des albums classiques à obtenir, cependant, il y a quelques pépites qui valent largement le détour. Ce "Hustlin' daze" en fait aisément parti. Bien produite, bien rappée et chantée, car on retrouve Donell Jones au featuring: que demander de plus ???
Après le super post sur 'GangStarr' auquel nous avons eu droit cette semaine, il était tout à fait normal de consacré ce double S à Primo et Guru.
'What I'm here 4', pure ode au HipHop, un sample au p'tit oignons déballé par Dj Premier, envoyé par Nat Adderley en 1962, 'R.S.V.P.' tirée du long play 'In the bag'.
Guru est décédé à l'hôpital le 19 avril 2010 à l'âge de 43 ans, suite à une longue bataille contre le cancer, cela après une série d'annonces prédisant sa guérison. Il avait expressément demandé que l'on ne prenne de ses nouvelles que via « SuperProducer » (?) Solar, son manager depuis sept ans. Ce qui eut pour conséquence de créé une polémique autour d'une lettre que le rappeur aurait rédigée, alors qu'il était dans le coma... petit tour d'horizon sur une des légendes du HipHop.
Bon, la biographie, je vais faire vite parce qu'on s'en fout un peu. Guru, de son vrai nom Keith Elam, est né à Boston le 17 juillet 1966. Guru signifie, soit « Gifted Unlimited Rhymes Universal», soit (version religieuse) « God is Universal; he is the Ruler Universal ». En effet, Keith Elam était assez proche de l'organisation poilico-religieuse 'Nation of Islam'.
La vraie histoire commence en 1985 lorsque le groupe 'Gangstarr' est formé par deux graffeurs de Boston, Guru (alors connu sous le nom de Keithy E. The Guru) et le DJ 1,2 B-Down. Quelques producteurs gravitaient autour de ce petit groupe. Quelques démos sortent, qui attireront rapidement l'attention du label 'Wild Pitch Records' qui signera Gangstarr en 1987. Le groupe ainsi formé sortira 3 vinyls. On est bien d'accord, à cette époque, DJ Premier est inconnu au bataillon et n'est pas lié, de près ou de loin, à Guru.
Premiers sons de gangstarr:
En 1989, le groupe se sépare et seul reste Guru. Rapidement, DJ Premier, alors à l'université de Houston, lui envoie une beattape qui séduira Guru. Ils restent en contact, puis Primo rejoint Gangstarr. Le groupe s'établit alors à New York. En 1989 paraît leur premier single, 'Words i manifest'. La touche de Primo n'est pas encore claire et nette, et le groupe se cherche un peu. La touche jazzy ressort tout de même assez nettement et sera encourageante pour la suite.
S'ensuit la sortie en 1989 du premier album à proprement parler de Gangstarr, toujours sous 'Wild Pitch'. 'No more Mr. Nice guy' reçoit une critique mitigée et un succès commercial relativement important au vu du caractère confidentiel de l'album. La présence de « Jazz Thing » sur la BO de Mo' Better Blues, réalisé par Spike Lee, y a sans doute participé.
« Jazz Thing »: http://www.youtube.com/watch?v=ap84VqJSCRQ L'album s'est vu reprocher une certaine « facilité » et un manque de profondeur dans les beats de DJ Premier, et un manque de profondeur dans les lyrics de Guru. Il est vrai que la patte Gangstarr et la marque de fabrique du groupe ne ressort pas encore clairement. Néanmoins, quelques tracks 'classiques' en imposent déjà dont le 'DJ Premier in deep concentration', (qui aura droit à son hommage par DJ babu ici:http://www.youtube.com/watch?v=2_yNXdyUplk), 'Conscience be free' et bien sûr 'No more Mr nice guy'.
En 1991 sort 'Step in the Arena': la critique encense immédiatement cet album, qu' IGN classera plus grand album de tous les temps. Les ventes seront élevées, car 'Step in the Arena' est aujourd'hui classé 19eme album de HipHop et 121eme album tous styles confondus le plus vendu aux États Unis. Des sonorités très jazzy, avec des samples puisés dans le répertoire Soul/Jazz/Funk, des batteries très « DJ premier », des scratchs disséminés astucieusement, et le flow de Guru. La patte Gangstarr que l'on commence tout doucement à mieux reconnaitre, notamment sur 'Check the technique', sur 'Who's gonna take the weight ?' (tracklisée pour GTA IV) et bien sûr 'Just to get a rep'.
En 1992 sort le troisième album du groupe, 'Daily operation', dans lequel les lyrics et le rap de Guru ont gagnés en maturité et les instrus de Primo en qualité. L'album se classe 65eme des ventes générales et 14eme des ventes Hip Hop. 'Take It personal', une des tracks de l'album se classera même numéro un des ventes Rap cette année là. L'influence Jazzy ressort peut-être encore d'avantage que sur les albums précédents.
'Daily operation' nous a livré de jolis tels que 'Take it personnal', 'Interlude 92' et surtout 'Ex girl to next girl'.
En 1993 sort la bombe 'JazzMatazz' et son premier album solo, pour lequel il s'affranchit de DJ premier pour devenir son propre producteur. Il invite quelques grands noms du Jazz à jouer: Lonnie Liston Smith, Donald Byrd, N'Dea Davenport pour ne citer qu'eux. En bon francophile, il invite même MC Solaar à poser sur le génial « Le bien, le Mal » où les deux rappeurs semblent en symbiose parfaite. Côté musical, les productions sont grandioses et Guru prend son pied sur ces instrus symbolisant parfaitement la fusion entre Jazz et HipHop. En ressort un de mes 5 albums préferés de tous les temps.
Difficile de filtrer 'les bons' morceaux, toutefois 'Le bien, le mal' sur lequel est invité Mc Solaar et le délicieux 'Down the backstreet' avec Lonnie Liston Smith se détachent légèrement des autres.
En 1994 paraît le 4eme album de Gangstarr: 'Hard to earn'. L'album surfera sur la lancée des précédents pour se placer 25eme des ventes de l'année et second des ventes Hip Hop. Il est loin d'être mon album préféré tant il marque une rupture dans le style avec les albums précédents. Le groupe a tenté une approche agressive là où le Jazz faisait auparavant miracle. On trouve également plus de
collaboration avec d'autres artistes, notamment Jeru the Damaja, qui avait lancé sa carrière grâce à une apparition sur 'Daily Operation'.
En 1995, Guru poursuit sa petit quête du Jazz Rap en sortant le deuxième opus de sa quadrilogie "Jazzmatazz" avec le bin nomé "The New reality". Son acolyte DJ premier produit une petite track de l'album, et les invités se succèdent toujours autant aux instruments. Donald Byrd, Dee Cee Lee, sont à nouveaux de la partie et de nouveaux noms font leur apparition. La tendance au featuring avec des rappeurs français se précise puisque Lucien pose un couplet de haut vol sur "Lifesaver". Peut être un peu moins bon qualitativement que le premier volume de la série, il reste excellent, et varie les tempos et instruments utilisés avec brio.
Un album-tournant dans les carrières de Gangstarr et DJ Premier plus particulièrement. 4 ans après un "Hard to Earn", "Moment of truth" marque un renouveau. En effet, le style musical a évolué et les sonorités jazzy ont laissé place au style propre de DJ Premier. Si ce dernier garde ses instrus en rythme binaire, il utilise désormais également des samples non « mélodiques » (Robin Hood theory). De même, Guru a pris de l'importance dans le milieu du HipHop et n'hésite plus à jouer de son statut d'icône. Le duo invite d'avantage de rappeurs qu'à l'accoutumée: on retrouve des grands noms tels que Inspectah Deck, Scarface, MOP, et d'autres moins cotés tels que G-Dep ou Freddie Foxxx. L'album plaît au public et, bien aidé par les critiques enthousiastes, l'album se classe 6eme des ventes de l'année et numéro des charts Hip Hop. Il est aujourd'hui considéré comme étant l'album le plus abouti du duo. Et surtout Moment of Truth" (re-samplée par la suite par Iam), la track numéro 8, représente pour moi la toute meilleure chanson produite par les deux acolytes, tant niveau du texte que du flow de Guru:
« Why do bad things happen, to good people? Seems that life is just a constant war between good and evil The situation that I'm facin, is mad amazin to think such problems can arise from minor confrontations Now I'm contemplatin in my bedroom pacin Dark clouds over my head, my heart's racin Suicide? Nah, I'm not a foolish guy Don't even feel like drinking, or even gettin high Cause all that's gonna do really, is accelerate the anxieties that I wish I could alleviate »
Rien à ajouter !!
En 2001, Guru sort son premier album solo hors "Jazzmatazz": "Baldhead slick & da click". C'est une sorte de projet collaboratif: il y invite de nombreux producteurs à composer dessus, notamment The Alchemist, DJ premier ou encore DJ Spinna. Là encore, comme pour le "Jazzmatazz 3", on ressent une diversité de styles qui ne conduit pas à une unité dans l'album. Un grand nombre de rappeurs vient également participer au projet, avec quelques gros noms tels que Killah Priest, Timbo King, Big Shug, Krumbsnatcha, Ice-T et d'autres inconnus dont Squala Orphan, Kaeson, Lae D-Trigga,... L'album sera un échec commercial marqué.
Sixième (et dernier) album des deux compères, "The Ownerz" est sorti en 2003. DJ Premier a affirmé son style, avec des sons marqués par des samples courts et répétitifs. Là encore, les ventes sont importantes, puisque l'album termine 18eme des charts et 5eme album de HipHop cette année là. Les critiques sont encore une fois bonnes pour l'album, même si elles sont marquées par déjà cet opus comme la bombe ultime. Les rappeurs invités font très rarement la différence; Snoop Dogg et Jadakiss sont indigents. Si Guru rappe toujours aussi admirablement (Riot akt!), les productions de Primo sont en demi teintes et n'arrivent pas à égaler l'album précédent. Semi déception donc pour cet album-ci.
La éparation:
La cause de la séparation entre les deux génies n'a jamais vraiment été connue. Directions musicales différentes ? Problèmes relationnels (du genre qui est le meilleur d'entre nous ?). De mauvaises langues iraient même jusqu'à dire que c'est Solar qui les a sépaés et éloignés l'un de l'autre. Pourtant le personnage a l'air tellement honnête... Bref, toujours est-il que les deux compères se sont séparés en des termes étranges. En 2005, Guru annonce que le groupe n'existe plus, et que ce n'est pas un simple break. Guru fait même la tournée Gangstarr avec un autre DJ... Quelques mois plus tard, DJ Premier dit que pour lui Gangstarr n'est pas de l'histoire ancienne: "If I confirm it, then it’s official. If I don’t confirm it, then we still together". Pour Guru, la page est tournée: il ne veut plus jamais travailler avec DJ Premier et Gangstarr ne l’intéresse plus. En 2007, Premier relance son ex compère: "If Guru wants to do it I’m down, it’s really up to him. He’s the one that said we should pause for a minute and if that’s how he feels fine by me. If he calls me tomorrow and says I’m ready to start, I’m ready."
L'élément majeur de la brouille entre les deux personnages semble être Solar, le mec qui s'autoproclame « Superproducer » (alors que ses prods sont en dessous de tout.) Ce douteux personnage, décrié par Statik Selektah (producteur et DJ pour Qtip, notamment, ou encore Saigon) comme étant malfaisant et irrespectueux: "People are mad, and I am too. I hope Guru wakes up and someone has an explanation. Because this other guy, ’super producer’ who’s never produced a good beat, he ain’t gonna be accepted". Lire l'intégralité de l'interview ICI.
Toujours Statik Selektah, sur twitter: "Ne faisons pas de ça l'affaire de cette personne diabolique derrière ce communiqué, célébrons plutôt la vie et le travail de Guru".
Il semblerait en effet que Solar ait compètement lavé le cerveau de Guru (à la manière d'un gourou ?) pendant que ce dernier sombrait dans l'alcoolisme. Une relation perverse qui a mené Guru à une fin de carrière assez triste, tant niveau musical que familial. Mais nous reviendront la dessus par la suite.
Mettons de côté les histoires entre Guru, Solar, Premo, les rumeurs, etc.. et concentrons nous d'avantage sur l'album à proprement parler. Guru souhaite produire du 'Real HipHop' pour 2005, différent de ce qu'il a produit précédemment.
Dès le départ, le bonhomme rompt avec le style 'GangStarrien' et avec les instrus ciselées de Primo, tout comme il dénigre son propre Jazz-Rap pour partir vers un style plat et quelconque. Rien que la pochette du CD annonce le virage 'commercial' d'un des meilleurs MC jamais vu. Loin des sympathiques visuels de la série Jazzmatazz, on retrouve ici un Guru montrant ses jolis muscles dans un marcel ridicule. Les lyrics ne volent pas plus haut et Guru en fait des tonnes pour rappeler qu'il est toujours présent après presque 20 ans. Décevant donc, même dans ses thèmes dénués d'intérêt et se rapprochant des productions formatées. En fait, ce sont les invités qui font la différence. Talib Kweli, toujours irréprochable, améne dans ses bagages l'attachante Jean Grae. L'instru mitonnée par
Solar est une fumisterie énervante, dommage... Si certaines instrus sont purement insupportables, d'autres parviennent à attirer l'oreille (Kingping, Surviving tha game).
Dans l'ensemble, c'est pour l'époque le plus mauvais album de Guru. Mais attendez, il en sort d'autres par la suite.
2007 et moi qui me dit: "Oh chouette, 'Jazzmatazz'". Un peu déçu par le troisième opus, je suis confiant en me disant qu'il va pas rester sur un échec et repartir sur de bonnes bases. Album entièrement produit par Solar (Guru ne fait que rapper, Solar lui a même pris son projet), c'est clairement le plus mauvais album de la série, bien que quelques titres sortent du lot, notamment le "Living legends" avec David Sanborn (bien que l'alchimie entre le rappeur et la prod ne soit plus la même). Les pauvres rappeurs de Slum Village n'arrivent jamais à trouver le rythme sur "Cuz I'm Jazzy" qui, pourtant, est la meilleure de l'album avec "Universal Struggle", qui aussi pourrait trouver sa place sur le deuxième opus en terme qualitatif.
Hélas, on plonge dans le médiocre et le mauvais goût. Jeu de mot facile, on dira que Guru s'est perdu. Il continue sa démonstration d'égo surdimensionné (pendant que DJ Premier reste humble) et n'hésite pas à dire que DJ Premier lui doit tout et que cet album est le nouveau HipHop. Mis à part un instru de 'Lost & found', le reste des productions est piteux et Solar nous montre sa méconnaissance du HipHop en balançant des trucs aussi indigents que "Divine rule".
Le clip est un concentré de mauvais goût comme mêmes les allemands ne savent pas faire sur la plage en tong/chaussette, et la musique va bien avec niveau médiocrité. Bref à oublier d'urgence dans la discographie de Guru. Évidemment, cet album sera un échec absolu. Et pour appuyer la bizarrerie de l'album, on citera l'usage débile de l’auto-tune sur de nombreux morceaux (dont un avec Omar, un des rois de la soul anglaise...). Bref, aucun goût ni qualité à ressortir de ce truc. Allez pour rigoler, on sortira la pochette digne d'un gamin de 2 ans sur Paint. En fait ce qui m'interpelle le plus, ce n'est pas vraiment la pauvreté des productions de Solar, mais bien d'avantage ce qu' était devenu Guru ces derniers temps. Je ne comprends pas qu'un mec ayant côtoyé tellement de vrais musiciens, graphistes, ait pu laisser passer cette merde. Il est passé d'une véritable légende au son unique, aux lyrics acclamées par la critique ("Moment of Truth", vous direz ce que vous voulez mais bon...) et à la réputation de précurseur du HipHop Jazz au statut de quoi ?: difficile à dire, rappeur sans génie vidé de toute substance et ayant succombé à l'appel du fric ? Il a voulu se mettre dans la mode 'bling bling' ? Quelque part, pour sa carrière et le monument qu'il a été, il est peut être préférable que ça s'arrête maintenant avant qu'il ne sorte d'autre choses.
Si vous voulez bien rire, allez la-dessous: "Divine rule"
Le ZÉRO absolu !
La fin d'un mythe:
Je vous ai rapidement brossé l'histoire purement musicale du rappeur, sans m'attarder sur les mixtapes en tous genres qui sont sorties: notamment la désastreuse "Back to the future". Il est désormais temps de parler de l'imbroglio qui entoure sa mort. Rappelons les faits: tout d' abord, Guru souffrait d'un cancer depuis plus d'un an. Puis, en début d'année, les choses se compliquent: de l'aveu du neveu de Guru, Justin Elam Ruff, "Il a été admis dans un hôpital de New York le mardi 2 février. Sa famille n'a pas été mise au courant jusqu'au 16 février. Ça veut dire que deux semaines sont passées avant que la famille soit mise au courant." Bref, Solar frappe un premier coup en refusant de donner des nouvelles à la famille.
Le 28 février, Guru est victime d'une crise cardiaque et est plongé dans un coma profond. Le 1er mars, il subit une première intervention chirurgicale, puis une deuxième par la suite qui aurait entrainée une complication pulmonaire. Il décède finalement d' anoxie le 19 avril 2010. Sa sœur Patricia publia sur le blog de Dj Premier: "GURU suffered from multiple myeloma for over a year. Accrued complications from this illness led to respiratory failure and cardiac arrest. As a result, GURU was in a coma from mid February until his death and never regained consciousness. Early on the morning of April 19th, he became hypertensive due to low blood pressure. He again went into cardiac arrest and slipped away from us".
C'est d'avantage ce(lui ?) qui gravite autour de la mort de Guru qui pose problème et amène des questions. Tout d'abord, quel rôle a joué Solar en interdisant la famille, ainsi que les membres de la 'GangStarr Foundation' et les anciens collaborateurs de Guru (dont DJ Premier et Biggest Gord), de rendre visite au rappeur sur son lit d'hôpital. Le neveu de Guru, Justin confirme d'abord qu'il y avait bien deux listes pour les visites à l'hôpital et il ne faisait pas partie des personnes recevables. Il a finalement pu rentrer en contact, au téléphone, avec Solar, qui l'aurait rejoint rapidement avec sa femme. Sur place, Solar aurait dit à Ruff qu'il n'aurait jamais dû venir avec les personnes qu'il avait avec lui parce que c'était des affiliés de Gang Starr. (source http://www.paperblog.fr/2919924/justin- elam-ruff-rencontre-solar/)
Solar, dont le nom revient un peu trop souvent, avait annoncé le rétablissement du rappeur alors que ce dernier aurait été, à ce moment là dans le coma. Et, à l'heure du deuil et des larmes dans la communauté HipHop, le 'Superproducer' n'ayant jamais dropé un seul instru de qualité balance une lettre de derrière les fagots faisant l'effet d'une bombe. En effet, celle-ci allume assez méchamment DJ Premier et ne fait qu'encenser Solar. Ce dernier soutient que c'est Guru qui l'a écrite (pendant qu'il était dans le coma évidemment). Vous pouvez lire en inégralié cette fameuse lettre ICI.
En bref, il encense Solar "My loyal best friend, partner and brother" au moment où ce dernier commençait à être la cible des railleries du milieu HipHop décriant sa nullité.
Plus fort, ce passage mérite notre attention: "(...) I do not wish my ex-DJ to have anything to do with my name likeness, events tributes etc, connected in anyway to my situation including any use of my name or circumstance for any reason and I have instructed my lawyers to enforce this. I had nothing to do with him in life for over 7 years and want nothing to do with him in death. Solar has my life story and is well informed on my family situation, as well as the real reason for separating from my ex-DJ. As the sole founder of GangStarr, I am very proud of what GangStarr has meant to the music world and fans (...)”.
Un règlement de compte plus que suspect dans lequel il dit que DJ premier n'avait plus rien à voir avec lui et que ce dernier n'avait plus le droit d'utiliser Gangstarr. Seul fondateur de Gangstarr, c'est historiquement vrai, mais musicalement faux évidemment.
"(...)Je n'ai rien eu a voir avec lui pendant 7 ans, je ne veux rien avoir à voir dans la mort (...)".
Bon bah voilà, l'info a été relayée par pas mal de sites et blogs Keith Elam plus connu sous le pseudonyme de Guru, partenaire attitré de Dj Premier, nous a quitté aujourd'hui même.
Bien qu'ayant eu une fin de carrière assez 'bizarre' depuis la fin de Gangstarr, c'est quand même un des derniers grands de la bonne époque des années dorées du HipHop qui s'en va.
Je pensais mettre initialement "In memory of..." ou "Eulogy", mais ça fait trop boloss; je pense que "Moment of truth" s'adapte aussi bien au contexte.
Salutations à tous, aujourd'hui pas d'article super long où il y a aura beaucoup à lire mais en remplacement 3 morceaux à découvrir ou redécouvrir avec leurs lyrics respectives.
3 parfaites tueries ayant pour même thématique les faux mc et autres petites p*tes qui pullulent dans le HipHop.
Mais ne faisons pas de publicité à ces chiens sans dents...
J'ai donc sélectionné "Make em' pay featuring Krumbsnatcha" de GangStarr sur le magnifique "Moment of truth" sorti en 98, "Cake featuring The U.N." de Pete Rock sur "Petestrumental sorti en 2001 et "Breakin' bread featuring Brian Digby Jr., Crunch, Donte & Main Flow" sur "Hi-teknology du controversé Dj Hi-Tek...
Faîtes-vous plaisir ;)
[Guru]
"First and foremost, some rappers are sweet like fructose
When I cock back these lyrics, y'all punks best be ghost
I be the seven twenty-one, eighteen twenty-one
The illest one, I'm almost doper than anyone
Straight out the late nights of Bed-Stuy
Steppin up, y'all put your weapons up, I make heads fly
You're artificial like saccarhin
You're crazy fake, it's more than skills you be lackin in
Concepts you bite, cause your identity ain't tight
Tryin to be somethin you're not, like pullin a knife at a gunfight
I'm troopin on night air like flight number 106
and gettin all up in your fuckin mix
You get me upset, and I got you uptight
cause my committee's in your city tonight, AIGHT?
We got seventeen million of us plus, two million Indians
That makes 19 mil, lightin shit up like Wild Bill
I be the, supreme father plus the ill kid with drama
My karma, creates the teflon to pierce your body armor
And make sure you check the shit before you walk to me, or talk to me
Steppin to me improperly, you just may catch the weaponry
My specialty is tearin tracks out the frame
You know my fuckin name, I rule all game
I'm universal on all planes, what's your claim?
[Guru]
Yo, I be your highness, in slickness, you chumps bear witness
Tremendous tropper, verbal nigga witht he fitness
Drop you for your spot with the blazer then I blast ya
Slice precise like ?fenny hanas? when I come to bring the dramas
Styles so swift, that you can't peep the God
as your lyrics get buried, six feet deep in my backyard
I laugh hard, while your mental I run through mazes
Dark stages of terror to shatter your dressing room mirror
Your whole error gets crushed, your whole show gets bumrushed
Too many dumb punks, want to enter this rap scene
Kickin Willie Bobo, but need to be slapped clean
into oblivion, the true champion always rises
I bring surprises to the chief plus their advisers
Size me up, and you will find nothing's larger
Catch more wreck on your dome, than a deranged fuckin barber
So what you made some dough, you best keep on scramblin
All your vanity, is instantly crushed, when I start handlin
Demandin that you pay, for your weak rhyme display
Coast to coast, I break the fakes everyday
[Krumb Snatcha]
I see myself as the black Rap Messiah
Colossal spreadin my gospel through electrical wires
Spit fire through speech, so I can reach each and every
Tom Dick and Jerry slippin like petroleum jelly
Too busy in the limelight, can't rhyme tight
I got divine right to bring y'all to light
Somethin ain't right, to be an MC, you gotta thug
Or to thug you gotta be an MC, this shit is bugged
Show love but few; deal with crew and crew only
And think universal like Sony
Phony pounds and fake hugs is usually avoided
Give a fuck like Pizza Hut I got to stay Noyd-ed
Cause that same nigga you trust, could be that same cat
behind that gat that bust, quiet ya, with the silencer
Keep it hush, ashes to dust, then dust to ashes
Nowadays it's who pull out the fastest, imagine this
rap shit without this gat shit, or the phony cat
in black talkin bout how much his Mac spit
But this year, GangStarr got changes bein made
No wack shit bein played no fake macks gettin paid
No Versace MC's, with a mouth full of Mo'
Soundin like a hoe spittin that old-fashioned show flow
I bombshell that pastel Chanel rap through a Maxwell
Ever since young Krumb, was taught to rap well
Goin deep, process of thought, when my eyes closes
Awaken with interpretive robe and sandals like Moses
Travellin high sands and Eastern lands for the answers
Ignorance is spreadin through the streets like it was cancer
Too many drinkin not thinkin, when behind that trigger
A 38 escalate the murder rate, for us niggaz
it's like, microphone roulette cause nowadays MC's is gettin wet
over someone else's fake gangsta rep"
"I'm all about makin it happen
can it steady yappin
cheddas stack cap I get it crackin
bringin the action
center of attraction
late night on the creep trashin
mashin on the party crashin
rap with a passion
not a quitter or a forfeiter
one of them raw rap cats
with hollow point rhymes
comin to hit ya
I'm talkin and I shot at all them fake rappas
who fake wanna be gun clappin
cats claimin they the baddest
claimin that they ran the streets ragged
knowin they chillin hard in the village up
up in the gay bar talkin to faggots
I'm not a gangsta
and I'm not a thug nor a blood
or cripp
strugglin brotha tryin to hard to get rich
i've been nice in this hip hop *ish
from way back when
days of the jeffersons
good times to whats happenin
you niggaz want beef
then call my name out
still rockin the Mecca when the soul brother
like it just came out
Lets get it on
Lebanon
Strong as an ox
an' I spit flows blowin up yo' audio box
Document muh style I'm cool when I rock
and I rush like the Bus
followin' muh blocks
G's up I'm on set y'all niggaz freeze up
i make dirty dolla's turn 'em in to clean bucks
my stocks rise
it's cool, it's no surprise
and them laws, the rules
you make, I straight defy
rebel in the highest form
the fifth born
gully nigga on the track screamin they saw'em
stop the dat
rewind that
thoughts combine that
Criminal minds
an' rhymes
underline that
dolla' dolla'
street scholla'
flow then ya falla
expert
puttin in work
for the next saga
so yo get yo' lean on
flows you fiend on
F-ckin with U. and N. the 2000 phenom
[Chorus]
yeah, U. and N. sound greater than great
still up, holdin my 'gz up
not my name hold weight
and you can betcha bottom dollar money mo' I make
lets get this cake
son do what it take
yeah, U. and N. sound greater than great
still up, holdin my 'gz up
not my name hold weight
and you can betcha bottom dollar money mo' I make
lets get this cake, c'mon
hold up
applause for the cause you know
you could call it telephone love tap
high explosive experiment
situate depressed upstate
bless a blessed a whats up with you
what you talkin, pocket filled well then feel
yeah its good, like you should
I'm Dino, begs no pardon
borrow no lending, begs no friends
ya hear me all my mens love women, raw
links with mommy cuban
or takes me back to union
baby girl got cousins and now one of 'em frontin
U.N
checker flagging me down
fast-en ya sound
how we quick to pick me up in that lex-ed iced edition
state ya position
back jabbin this bone wishin
ms. dont have me whiff missing
puttin everything Dwight Gooden-nuff talk
you can have a ball and go walk
hear me now, feel me later
later Dino Braves smooth and get paid
feelin the shook up
keepin the stick up
forever keep this hit the wikka wikka
A verbal contract the way life is put on you
now the harsh facts circle your world at
allow you like a wise author
sci-fi writins and novels
ridin ova potholes
play King Arthur inside my brothel
the size of waffles gunshot holes
blowin like the U.S marshall
of Luis Armstrong
and the winner falls sprawl spot it
and at the same time he shot it
frollic with raps and fiber optics
like 4,5,6
hard to get at
sharp as an axe
order jockage
armored trizzack
tryin to be modest
fiery thoughts burn like L's with chronic
make ya lungs black, sip gold hell in a bottle
blow willa sinna maholla thats on the house
compliments on my corner moral
how I get down
chase his ass round like cat and mouse
you feel my passion?
(f-ck life) if I ain't mackin
niggaz wanna see me stagnant
similar to two magnets
we can never be a package
a printed jewla
show my crew love
before this rap *ish
who can fool us
beautiful lust
don't think I'm too cool to bust
loot and do drugs
who's who
few knew it was fool proof
but true it was, crime organiza
forty fiva
hit ya Porsche up, (f-k) you in lava
hit them to my product
just a taste was life threatenin
stretch his limbs out
to 5 seperate ends
prey on my fall and every cent
like I don't know it
I hold macs posin in flicks like Dinero in Ronin
[Chorus]
yeah, U. and N. sound greater than great
still up, holdin my 'gz up
not my name hold weight
and you can betcha bottom dollar money mo' I make
lets get this cake
son do what it take
yeah, U. and N. sound greater than great
still up, holdin my 'gz up
not my name hold weight
and you can betcha bottom dollar money mo' I make
lets get this cake"
[Hi-Tek cuts it up]
"It's like the A to B to the C, it's easy as.."
"1-2-3"
"DJ"
"Hi-Tek y'all" -> Inspectah Deck
"Collaborate, break bread with.." -> Pete Rock
"Homeskillet"
[Homeskillet]
"From the beginnin, head-spinnin hip-hop
The never-endin, don't stop
B-boy religion. I'll rock and claim position
Maim the opposition, tradition, got 'em on lock
Follow the greater mission, freedom marks the top
Beat 'em off the block, now cock-wrap they bop
Number one on street spots, Homeskill' the hard rock
I drop steady, cripplin non-believers like Teddy
Pendergrass, tense up ya tender ass, you're not ready
Hold steady, think first, my ink burst floods and blunder
Crown Hi-Tek sound thump pounds of thunder
Street hunger, the universal man works wonders
Mic and hand breakin land, rockin up from down under
[Crunch Extraordinare]
I got sound control and I'm kinda slick wit it
Heads know I get down like that, can you dig it?
This is the way how I roll or how I deliver this packages
Turn the other cheek, cuz this track I be smackin it
But don't clap, cuz this style'll bust caps
I'm jiggy and all that, black and get control back
But fuck that, control over mind, body and soul
The MC regulator, microphone detonator
My real live wanna battle niggas take a vouch
Eighty Shieks, throw them joints and +Let Da fuckin Monkey Out+
Not "Hell yeah" but "Hell, yeah" in Cin' City
When I spit this here it's easy as.. {"1-2-3"}
+You Can "Huh?" You Can Hear Me+, you ain't heard nuttin yet
I'm +Live+ and +Fortified+ like Kweli and Mos Def
Practice the incredible, shit ain't even competable
Due to that I'm technical, TKO's I got those
I got control but I'm wreckless in studios
I got Harmony and Thug tendancies all in my Bones
No need to be flashy, for heads to recognize me
Hi-Tek throw them joints that magnetize me
We global, East, West, North, South, we robo
Hands that touch mic's get smacked cuz that's a no-no
Who rock the mic? Yo, we take the whole show
When heads hear this piece they call off with no shows
[Hi-Tek cuts it up]
"It's like the A to B to the C, it's easy as.."
"1-2-3"
"DJ"
"Hi-Tek y'all" -> Inspectah Deck
"Collaborate, break bread with.." -> Pete Rock
"Donte" -> Main Flo
[Donte]
I struggle more in tug-of-war, writin rhymes by the score
Before I lived the hustle, swore this poor man would give the law
As a testament it goes, it was destined in my soul
They tested but questioned weapons rest in my foes
Blessed in my flows and obsessed with my scrolls
Midas Touch as it's told, writin nuttin less than gold
My journeys, I march through madness like atorneys
Send you out on a gerdy talkin 'bout yo' eternity
Can't stand it, search for your wind like Ban Enti
One man band on the MP and a nigga ran simply
Hi-Tek, all these other niggas can exempt me
Say he's the nicest out loud and gently
Have it your way, a freestyle mean no pay
If you sign a wack contract that mean.. (no weight)
Got your John Hancock on the paper to say
"The band locked and don't know, dough flow your way" {x4}
[Hi-Tek cuts it up]
"Alright OK, I'm feelin you" -> Common
"It's like the A to B to the C, it's easy as.."
"1-2-3"
"DJ"
"Hi-Tek y'all" -> Inspectah Deck
"Collaborate, break bread with.." -> Pete Rock
"Main Flo" -> Main Flo
[Main Flo]
Woes out my treasure box, seven locks, pressure to plot
Measurin blocks, releasin this live like Desert Fox
Hear spiritual, remain plentiful, same generals
Train criminals to get the most plus the minimals
Rob past, raw cash, facin the God last
Spot grabs, sure pop laugh, jump out of stock caps
For cop cash, watch taps, eyes on my top hat
Flop fast, stock crash, how when I drop math?
This rare rap, air vac', exit and fair fact
We share packs, stare back, cover our bear tracks
Ya peeps move, each choose, jump in our Jeep smooth
Unleash two and leak fumes, studyin Hebrew
[Outro: Main Flo]
Big Ohio status
Homeskillet, Crunch extraordinare
Main Flo, Donte, Hi-Tek"