mercredi 26 décembre 2012

Mathematik - Following goals F. Bahamadia

Un p'tit son à l'ancienne, ça fait toujours plaisir; on appréciera au passage la prod signée Erf Productions. Cette track est la dernière piste de la superbe compilation 'Superrrappin' sortie en 1999.

mardi 18 décembre 2012

Karriem Riggins - Summer madness

Karriem Riggins ne s'est ' véritablement 'exposé' à la lumière que cette fin d'année et le moins que l'on puisse dire, est qu'il l'a fait beaucoup d'aisance et de classe.
'Alone together', prouve qu'il est un excellent musicien doublé d'un superbe beatmaker, en témoigne ce 'Summer madness' qui n'a rien a envié aux travaux d'autres supers producteurs.




(version légèrement différente de l'album)

dimanche 9 décembre 2012

Le SamplerSamplé du Dimanche...

Jeunes dames, damoiseaux, ElStoof, en ce dimanche une question me brûle l’urètre: quel est le ou l'un des meilleures moyens de se pencher sur la discographie de Stéphanie Mills ?
Eh bien en commençant par un bon gros sampler/samplé des familles !
D'abord, Steph' Mills, il faut savoir qu'elle a joué Dorothy dans la version afro-américaine de 'The Wiz', rôle repris par Diana Ross dans le film, d'ailleurs. Ensuite, bah justement Mills, est restée longtemps dans l'ombre de Diana Ross et de Dionne Warwick en autres.
Qu'à cela ne tienne, elle est souvent nominée et lauréate de Grammy Awards. 
Pour vous faire une idée de la chanteuse, sachez que 'Whatcha gonna do with my lovin'' a été repris pour 'Get up' des Lost Boys.
Aujourd'hui nous allons nous intéressé à 'Starlight' qui est sorti en 1979 sur l'album 'Whatcha gonna do with my lovin'' et produit par James Mtume, excusez du peu.
Repris en 1996 par NaS sur son désormais classique 'It was written' avec le son 'Black girl lost', sur lequel on retrouve JoJo de Jodeci.
Bon Dimanche à toutes et à tous ;)




lundi 3 décembre 2012

Art Pattern & Lex (Kahlex) - Organic extensions (2012)

Voici le dernier 7 pouce de Lex de Kahlex, 'Organic extensions': c'est fois-ci il s'associe à Art Pattern pour livrer 2 p*tains d'instrumentales qui cassent les reins !
Aller les gars, on casse sa tirelire ;)


jeudi 29 novembre 2012

Pete Rock & Camp Lo - 80 Blocks from Tiffany's mixtape

Voilà un petit projet qui n'a pas eu de réel suivi, mais qui peut faire passer un bon moment: Pete Rock, légendaire prodo s'associe à Camp Lo pour une mixtape qui reprend essentiellement des sons du #1 Soul Brother.
C'est loin, très loin d'être un truc de fou, mais il y a quelques freestyles bien amenés. On appréciera le joli clin d'oeil de la pochette (et le titre bien sûr) au superbe film 'Breakfast at Tiffany's' avec Audrey Hepburn...
Bonne écoute ;)


80 Blocks from Tiffany's mixtape


dimanche 25 novembre 2012

Le Sampler/Samplé du Dimanche

Ah Dimanche, jour du Saint Sampler/Samplé chez 3H et quoi de plus normal que de dédié ce SS à Kev Brown ?
Alors, vous prenez le label 'ReDef', qui sort en 2011 l'album du personnage fictif 'Alexander Green' (pour son album éponyme d'ailleurs), qui est en fait la combinaison de Kaimbr et de notre ami Kevin Brown et vous obtenez un début de mixture très prometteur.
Vous allez maintenant chercher un bon vieux Al Green, qui pendant longtemps a été la chasse gardée de Robert & Mitchel Diggs, vous choisissez soigneusement la track 'Love and happiness', mélanger le tout et vous obtenez 'Songs'.
Bah oui !



vendredi 23 novembre 2012

Astrological - Citrus harmony (2012)

Le beatmaker Canadien, moitié de Potatohead People nous assène une nouvelle claque avec son EP Citrus Harmony. Des compositions organiques Jazzy Soul qui nous immergent dans une ambiance planante, le tout sans être ranplanplan, c'est tout simplement un pur bonheur. Allez allez, on balance ses 4 dollars et fissa !

mercredi 21 novembre 2012

Musique Classique: acte 6 - Kevin Brown


Kev Brown, voilà un nom qui anime le monde de l'HipHop underground et indépendant depuis maintenant un peu plus de 10 ans. Ce qui est fou, c'est que ce bonhomme a très tôt jouis d'une 'aura', sans pour autant avoir sorti d'album; j'entends là, L'ALBUM, la première sortie tout de suite classée classique par les fanatiques en délire.

Kevin Brown, aussi loin que je me rappelle, c'est surtout deux morceaux: le premier, il faut aller le chercher sur 'Re-Entry', album du légendaire producteur Marley Marl sorti en 2001, 'What ruling means' track sur laquelle en plus de Kev, on retrouve Grap Luva.


Et la seconde est la superbe 'Always', incroyablement tracklistée sur un (net) album non moins légendaire, j'ai nommé 'Class is in session' de 9th Wonder et Pete Rock.


Ce qui rend cette chanson spéciale, c'est le médium utilisé pour la diffuser: la réunion aussi géniale qu'inattendu du monstre sacré qu'est Pete Rock et les jeunes loups talentueux qui composaient le groupe Little Brother et dans ce fouillis d'instrumentales non mixées, d'acapelas déjà entendues, 'Always'.
Quelle bombe ce fut ! Habile et savant mélange de Jazz, de Rap downtempo avec des lyrics de vrai gars qui respecte.

Entre temps quand même, Kev se retrouve en haut de l'affiche car il signe quelques classiques sur l'album 'The Magnificent' de Jazzy Jeff, dont 'How I do', 'We are' ou encore 'Rock with you':


On doit lui doit aussi une version remixée du 'Black album' de Jay Z, pour le coup rebaptisée 'The Brown album': je ne suis pas un grand amateur du Jay, mais je pense que personne ne peut rester indifférent devant CECI !
Il nous balance aussi coup sur coup quelques pépites comme le 'Fresh brownies'* (lien mort), quelques beats tape dont celle-ci: 'Beats tape '.
Il se retrouve à l'origine du projet 'Isaac Jones', produit quelques sons pour la chanteuse Wayna et, arrive enfin 'I do what I do', LE projet solo tant attendu.


► Play  ▌▌Pause ■ Stop

1 - Intro
2 - Alone again
3 - Say sumthin' F. Kenn Starr & Quatermaine
4 - Outside lookin' in F. Cy Young
5 - Work in progress
6 - Struggla's theme F. Grap Luva
7 - Beats n' rhymes F. Phonte & Oddisee 
8 - Hennessey pt. 1F. Kenn Starr
9 - Hennessey pt. 2 F. Chronkite, Eric Roberson & Wayna
10 - Keep on F. Cy Young
11 - Hold fast
12 - Albany
13 - Life's a gamble

L'album est bon, voire même excellent, c'est juste qu'ayant attendu tout ce temps et écouté toutes ses productions passées, je m'attendais à un véritable feu d'artifice, à un big bang.
Qu'à cela ne tienne, 'IDWID' propose quand même son lot de classique(s) avec entre autre 'Albany' (qui tournait déjà avant la sortie officielle), 'Struggla's theme' et surtout 'Life's a gamble'.

Par la suite, arrivent des projets avec Lmno, qui contiennent surtout des beats entendu dans les albums 'Beats tape' et 'Fresh brownies', 'Alexander Green', binôme éphémère avec Kaimbr, les albums 'Exlusive joints' ou Random joints', de vrais faux albums d'instrumentales, des apparitions sur des compilations à droite et à gauche.


Non content d'être un 'CurtisMayfieldlookalike', le Kev a réussi à s'imposer comme productif créatif, disponible et surtout un gros travailleur: en témoignent tous les projets qui, chaque années portent son nom ou ceux dont il est à l'origine.
Kev Brown, Musique Classique ? Oui ! Pour rallier à ma cause les plus (fosses) septiques d'entre vous, je terminerai ma démonstration avec ces deux clips dont nous avons parlé sur 3H plus d'une fois.
;)
*Pour la p'tite histoire, ce bootleg s'est retrouvé sur le net sans que K.B. ne sois au courant: il le dit lui-même sur son blog, ces instrus étaient destinées à être vendues quand on lui fait savoir qu'elles sont disponibles au téléchargement. Triste... Cela dit, ça ne lui pas empêché de produire d'autres tueries.

dimanche 18 novembre 2012

Le Sampler/Samplé du Dimanche !

Hoplà, joli SS qui fait la part belle, une fois de plus à Atlantic Starr, légendaire groupe de Funk des années 80; samplé et re-samplé à tout va.
Aujourd'hui, p'tit plan sur 'When love calls' sorti en 1980 sur l'album 'Radiant' repris de fort belle manière par celle que l'on appelle Queen HipHop Soul, j'ai nommé Mary J. Blige, sur l'album 'Love & life' pour le titre 'Willing & waiting'.
Notez qu'Atlantic Starr est sensé être encore en activité mais n'a pas sorti d'album depuis 1999.
Pour creuser un peu plus profond leur discographie, je trouve aussi très étonnant que Mélissa Pierce, qui est le leader vocal de cette formation n'ait rien sorti en solo: pour quelle magnifique voix.
 Bonne écoute ;)


Je n'arrive malheureusement pas à insérer le clip dans ce post (à cause des droits d'auteur non dispo dans mon pays), néanmoins, vous (autres français) pouvez facilement atteindre le clip ICI

vendredi 16 novembre 2012

Ride like I'm dreamin' (2005)

Chères amies et chers amis, laissez-moi vous présenter une petite compilation élaborée par mes soins en 2005. C'est ce que je m'écoutais (entre autre) en boucle lorsque j'étais en voiture.
Je me suis d'ailleurs plus tard servi de la base de cette compil' pour faire le premier '1strumentalHourra'...
Du Rap, de l'Electro, de la Soul, voilà ce qu'il y a aura au programme.
À toutes et à tous, bonne musique ;)




► Play  ▌▌Pause ■ Stop

 1 - Wordls keep turnin' - Erykah Badu
2 - Apple orange - Alpha
3 - Carnivores unite - Blockhead
4 - 2 mc or not 2mc - Declaime
5 - Funky Blue NOte - Madlib
6 - What ur waintin' 4 ? - Pete Rock
7 - Tiptych pt. 1 - Blockhead
8 - Back to the projects - Johnny 'Hammond' Smith
9 - Quando a saudade aperta - Sam The Kid
10 - Instrumental - Crown City Rockers
11 - Main ingredient outro - Pete Rock
12 - Outro - DJ Spinna
13 - Soul sister remix - Madlib
14 - Nighttime maneuvers - Little Brother
15 - Journey to Arnhemland - Jamiroquai
16 - Montego Bay Spleen - St. Germain
17 - Hey NaS outro - 9th Wonder
18 - Always groovin' on the ship in the sea
19 - Didgital vibration - Jamiroquai
20 - Water in your cereal - Time Machine
21 - Intro - Symbolic One
22 - Vem - Sam The Kid

mercredi 14 novembre 2012

Athletic Mic League - The 8 sideways

Groupe (éphémère) qui révèle 14KT et Mayer Hawthorne, il laisse derrière lui quelques classiques comme 'The 8 sideways' présente sur l'album 'The Thrill is gone' sorti en 2001...


lundi 12 novembre 2012

Roc Marciano - Reloaded (Deluxe) (2012)


Vous l'aurez peut-être remarqué sur la toile ces derniers temps, l'album Reloaded de Roc Marciano était attendu un peu comme le messie dans un milieu Hip Hop qui a parfois du mal à se renouveler. Son précédent opus Marcberg a marqué les esprits, alors on se demandait si Rakeem Calief Myer, de son vrai nom, allait réitérer la formule ou opérer quelques changements... Eh bien, la réponse est entre les deux.
En effet, le flow nonchalant mais maîtrisé qui a fait la renommée du MC est toujours présent; les productions de qualité également. Mais la nonchalance est ici tellement marquée qu'elle fait parfois penser à du spoken word, et les prods sont plus cinématographiques et enfumées que jamais. Les rythmiques sont comme "écrasées", on les perçoit à peine... À vrai dire on dirait qu'elles font partie des samples. Q-Tip, Alchemist, Ray West, les Arch Druids (avec qui Roc Marciano prépare un album en commun pour bientôt !) et Marcy lui-même sont aux manettes.
J'ai eu du mal à rentrer dans cet album, je le trouve plus difficile d'accès que son prédécesseur mais au final je dois dire qu'il semble très réussi : plus on l'écoute et plus on se rend compte qu'on tient là un grand disque qui s'inscrit dans un style original, l'opposé d'un boom bap bourrin en quelque sorte (que j'aime aussi, là n'est pas la question).
Les ambiances sont variées mais cohérentes... On regrettera néanmoins l'absence du bijou Poltergeist du tracklisting, ça n'aurait pas dénoté dans cet LP et l'aurait rendu encore meilleur, à coup sûr.
Il ne vous reste plus qu'à vous faire votre propre opinion, bonne écoute à vous !

P.S. : Si cet album vous plaît, jetez une oreille au Grief Pedigree de Ka, un pote à lui.

Edit 2015 : Bon, eh bien, trois ans plus tard, il semblerait que cet album soit le meilleur de 2012 :) Si, si... Et le Grief Pedigree de Ka est peut-être le deuxième meilleur. Quant au projet en commun avec les Arch Druids, il n'est toujours pas sorti mais on connaît son nom : Scorched Earth Policy.
Sinon, j'ai ajouté "Deluxe" dans le titre car j'ai ré-uppé le lien en rajoutant les morceaux bonus.

Roc Marciano - Reloaded (Deluxe) : ZIPPYSHARE (11/2015 re-up!)


01) Tek To A Mack
02) Flash Gordon
03) Not Told (Feat. Knowledge The Pirate & Ka)
04) Pistolier
05) Thug's Prayer Pt. 2
06) 76
07) Wee Ill
08) Deeper
09) Death Parade
10) 20 Guns
11) Peru
12) Thread Count
13) Nine Spray (Feat. Ka)
14) Emeralds
15) The Man
16) I Shot The King (Bonus Track)
17) Sweet Nothings (Bonus Track)
18) Paradise For Pimps (Bonus Track)

Réponses du Sampler/Samplé

Un grand bravo au seul petit fou ayant joué le jeu jusqu'au bout, j'ai nommé 4Hommes; mon cher ami, envoyez-moi votre adresse postale par mail et dans la semaine, vous recevrez votre cadeau.
Voici ce qu'il fallait trouver:
- Quasimoto 'Axe puzzles', sorti en 99 sur l'album 'The Unseen'.


-Afu-Ra featuring Cocoa Brovas & JahDan, 'D&D soundclash', production Dj Premier t'entends sur l'album 'Body of the life force' sorti en 2000.


dimanche 11 novembre 2012

Le Sampler/Samplé du Dimanche

Allez les enfants, on reparti avec ce p'tit pour vous faire gagner le best of des 'Tribe avec cette fois-ci juste 2 réponses à donner...
Dépoussiéré pour devenir une seconde fois un immense classique, un son qui fait date dans l'histoire de la musique, j'ai nommé le génialissime 'Keep th faith' de Mel & Tim sorti sur l'album sobrement intitulé 'Mel & Tim' en 1973.

Qui célèbre producteur a samplé cette chanson pour l'un des meilleurs albums de l'histoire du Rap ?

Sur quel album retrouve t-on le sample de 'On the telephone', interprété par Barrington Levy ?

Réponses en fin de journée ;)

vendredi 9 novembre 2012

mardi 6 novembre 2012

Fat Jon - Rapture kontrolle (2012)

Fat Jon nous revient en fin d'année avec un nouveau projet instrumentale et ce, pour notre plus grand plaisir. Plus besoin de présenter le bonhomme, si ? Five Deez, Rebel Clique, 3582, des productions à droite à gauche, Beautiful Killing Machine et bien sûr sa série d'albums d'instru initiée avec 'Humanoid erotica' sorti sous l'alias Maurice Galactica.
Allez, on reprend sa réspiration...

Sâchez que 'Rapture kontrolle' est la suite d' 'Humanoïd erotica'. Rappelons brièvement le quelques faits sur le premier opus: en 2001, le Fat est un peu chaud bouillant, il sort avec son groupe Five Deez 'Koolmotor' et avec son autre groupe, celui-ci éphémère, 3582 (J. Rawls & Fat Jon), sort 'The Living soul'. Projets relativement Rap qui sont accueillis favorablement pas la critique, professionnelle et populaire. Mais quand arrive 'H.E.', les gens ne comprennent pas trop. Album boudé (à tort) à la sortie, il est par la suite élevé au rang de classique, une fois l'orientation musicale de Fat Jon bien comprise de tous (écoutez entre autre 'Afterthought', les bandes originales de Samouraï champloo et 'Lightweight heavy')

'Rapture kontrolle' est joli; très joli même. De la première à la dernière piste on se sent tout de suite happé par l'univers de Fat Jon, qu'on soit un initié ou non, d'ailleurs.
14 pistes, construites toujours d'après le même schéma FatJonesque, mais toujours aussi fascinant. Samples de voix, violons, basses discrètes, les ingrédients de base du natif de l'Ohio sont toujours les mêmes mais pourtant il arrive toujours à nous surprendre.
Où justement le premier opus proposait des pistes à deux phases, ici elles n'évoluent pas vraiment.
45 minutes, pas plus, pas moins pour écouter, entendre, percevoir la vision du HipHop instrumentale façon Fat Jon. 

On remerciera bien évidemment Efra pour avoir poster l'album dans la shoutbox.
Bonne écoute à toutes et à tous ;)



Rapture kontrolle

1 - Thoughtform
2 - Divided ascension
3 - Magic flute
4 - Eternal type satellite
5 - Galaxy class
6 - Losing you
7 - Little green book
8 - Intellect bombs
9 - A wingman supreme
10 - Various randoms
11 - The Prowess
12 - Pain of a cultured night
13 - THirdbass allday
14 - Just a moment

Kenny Rankin (ou chercher du Rap en vinyle à N.Y.C.)

Salutations bande de délinquants musicaux, ça fait pas mal de temps que j'ai pas écris par ici, difficile la reprise...
Bref, j'aime pas raconter ma vie, mais j'ai eu la chance de me trouver à New York il y a deux semaines et bien sûr, je me faisais une joie de pouvoir ramener tout plein de disques, car comme tout le monde sait, New York est la Mecque du HipHop.
Et bah c'est raté !
Il semblerait que beaucoup de disquaires spécialisés HipHop aient fermé. À l'hôtel où nous étions descendu je demande où je pourrais me procurer des disques et voilà la réponse:
- 'Records ? Vinyls ??? Man, in USA we have cd's...'
Ok, bon... J'me dis alors que j'ai p'tet pas demander à la bonne personne mais en me baladant dans le Bronx (d'ailleurs, il n'y a strictement rien à faire dans cet immense quartier) je décide de demander à un renoi habillé un peu HH: comprenez à ça Baggy, Air Jordan, le pack complet quoi. Sa réponse est toute trouvée, il me sort son téléphone portable avec lequel il peut lire des mp3 et me dit que si je cherche un magasin de disque, je n'ai qu'à rentrer dans un cyber café et aller sur iTunes.com ou Amazon.com.
Vous connaissez l'expression l'avoir dans c*l ???

Mais je ne me décourage pas; en visitant Green East Village, en ayant presque perdu mon chemin, je tombe sur un magasin de musique: quelques cd's et environ 10 vinyles... La classe ! Une centaine de bacs dédiés à la Soul/Funk, au Jazz, au Rock'n'Roll, à la musique Sud Américaine, Européenne et enfin attention les yeux, accrochez-vous à vos sièges, éloignez vos grands-mères... ... hum... cinq bacs de vinyles Rap contenant plus de maxis que de long play et surtout, v'la la merde qu'on pouvait y trouver. DÉCEPTION !!!

Néanmoins, au sous-sol de magasin qui, soit dit en passant est quand même superbe, bien qu'il ne propose de Rap qu'en quantité limitée, se trouvait un vieux monsieur que j'ai d'abord pris pour un vendeur avant de comprendre qu'il était juste en train de kiffer et de digger: à un moment il met un superbe disque, que j'ai d’ailleurs acheté: The Kenny Rankin album.


1 - A house of gold
2 - Here's that rainy day
3 - Make believe
4 - On & on
5 - You are so beautiful
6 - Groovin'
7 - While my guitar gently weeps
8 - When sunny get blues
9 - I love you
10 - Throught the eye of the eagle

Subtil mélange de Pop, de Soul, Rhymth'n'Blues et de Folk, avec, de légers relents de Bill Withers dans la voix. Je n'ai malheureusement pas trouver de lien(s) rar sur le net, c'est pourquoi vous ne trouverez que liens youtube.
J'ai malgré tout trouvé 3 ou quatre choses absolument superbes en Lp dont l'album 'Deliver the world' de War, état neuf, acheté 8$ à un type qui vendait tout et n'importe quoi dans la rue.
Je compte y retourner avec plus de temps alloué à la quête d'un vrai magasin HipHop car je suis persuadé qu'il doit en rester au moins un.

dimanche 4 novembre 2012

Le Sampler/Samplé du dimanche...

Eh oui jeunes Jeanne et jeunes gens, c'est le grand retour du SSD et avec lui, CECI: l'anthologie d'A Tribe Called Quest pour le gagnant ou la gagnante d'aujourd'hui.
J'ai revu la difficulté à la baisse car, trop difficile étaient les précédents, m'a t-on dit... 

Ce dimanche, nous rechercherons:
- l'originale de 'Joy & pain' de Freddie Joachim, présente sur l'album 'Cougar' sorti en 2008,
- l'originale de 'B-Boy' du groupe Crown City Rockers, disponible sur l'album 'Earthtones', sorti en 2004
- et enfin l'originale du gros, de l'énorme classique qu'est 'So far to go', produit par Jay Dee sorti sur 'The Shinning' daté de 2006.









Faust, Vizu', Cheeky, vous êtes bien sûr autorisés à jouer.
Vous avez tous jusqu'à 16heures pour poster vos réponses en commentaire(s).
Bonne chance ;)

jeudi 25 octobre 2012

J'Von & Ackryte - The Penguin Jazz EP (2012)


Hello les gens ! Je voulais vous faire part de ce petit projet bien sympathique : The Penguin Jazz EP, ou l'association du rappeur J'Von (perso je ne le connaissais pas) et du beatmaker Ackryte, bien apprécié ici à 3H.
Non seulement le MC en question honore le mic comme il se doit, mais les productions réussies d'Ackryte lui vont comme un gant. Celles-ci sont assez jazzy tout en étant très contemporaines dans le style...
Je ne sais pas si ce duo est aussi grandiose que Madvillain ou DangerDoom, comme nous le suggère le texte d'introduction de leur projet, mais il mérite qu'on s'y attarde.
Le tout est disponible en streaming et en téléchargement gratuit via la bannière Bandcamp ci-dessous.

mardi 23 octobre 2012

Insightful – The Shy lanterns glow (2012)

Nouveau projet du très bon Insightful, toujours bien inspiré.

jeudi 18 octobre 2012

22Tracks - 22Beats compilation (2012)

Genre: Future Beats, Experimental Hip-Hop, Dub, Dub-Step

22 Tracks c'est quoi ? Une radio en ligne basée sur les conseils d'experts en musique, ce service de streaming de pointe est le moyen le plus simple pour découvrir de nouveaux genres, artistes et morceaux centrés sur les villes d'Amsterdam, Paris, Bruxelles et Londres.
Cette sorte de "label" qui n'en est pas un balance un premier pavé dans la marre avec une compilation de haute volée fourni par les "experts" ollandais, parmi lesquels vous retrouverez Full Crate, FS Green, Sotu the Traveller, Koen, et surtout plein d'autres de jeunes producteurs inconnus mais non moins délicieux.
L'ambiance est avant-gardiste et foutrement Deep, un régal. Le téléchargement est gratuit sous réserve d'avoir un compte Facebook ou Twitter. N'hésitez pas!

Roaster:

Vincent-Paolo “Grey Goose”
Oby Nine “Sound Waves”
Bootycall “Darlin”
Krampfhaft / Presk “Hyperdreaming (Presk Remix)
Sir OJ “I Love My Name”
Bosboe “Wess Side Ryder VIP”
FS Green “Watrasei”
Full Crate “Dancing in The Douche”
DOK “Shake & Bake”
Halp “Chop Chop”
Julien Mier “The Storm Whispered Rusty Memories”
Änimal “When She Appears”
Booddha “Pearls”
Koen “1022″
Last Mood “Windshield”
Malin Genie “Ksis”
Faber “Goldmarie”
Sotu The Traveller “Twelve”
Subp Yao “I Want You”
Fedbymachines “A Thousand Streets”
Arts The Beatdoctor “IL404″
Kami Kapnobatal “That Awful Day Will Surely Come”


Download with a Tweet or a Facebook post

Boogie Down Productions - Dope Beat (1987)


Extrait du premier album de Boogie Down Productions, sorti en 1987. KRS-One au mic, DJ Scott La Rock on the beat, et quel beat ! Le morceau porte bien son nom : typique du style de l'époque avec un sample imparable d'AC/DC.
N'oubliez pas de monter le volume ! Turn it up !

mercredi 17 octobre 2012

Enron Hubbard - Enron Hubbard (2012)

Grosse mode du moment, le Trap Music, qui fait ravage notamment dans le sud des USA, est présenté comme la nouvelle dubstep. En gros un cousin de la Dirty South et du Crunk, mais avec beaucoup moins de lyrics. Si on devait dire de quel bois est fait le Trap, on pourrait dire assez simplement: un tier de Hip-Hop, un tier de Dubstep, et un tier de dub. Sur 3H on essaye d'être polyalents et de traiter tous les courants qui se rattachent de près ou de loin au Hip-Hop, j'essaierai donc dorénavant de vous faire découvrir quelques sons bien entêtants estampillés Trap. On commence donc avec Enron Hubbard, en provenance de Minneapolis, et son EP eponyme.

Koloah - Moments (2012)

Voilà une sortie des plus intéressantes pour ceux qui aiment se plonger dans des sonorités atmosphériques et planantes. Le producteur Ukrainien mêle des samples Soulful avec des percussions, et d'agréables touches de synthé, le tout pouvant se résumer à de "l'ambiant bass" diablement agréable à écouter. Un univers a découvrir gratuitement qui plus est, que demander de plus ?

lundi 15 octobre 2012

Kan Kick shwocase #1

Hoplà reçu en mail ce matin de la part du bonhomme lui-même, ça fait plaisir.
Je sais pas vraiment de quand date ce p'tit set, mais je prends quand même.

Le Sampler/Samplé du dimanche...

Vous - Quoi ? Mais on est Lundi ?
Moi - Et Alors ???

Allez allez, on reprend les mêmes et on recommence: puisque Nicolay était au centre de toute l'attention du blog la semaine dernière, j'suis allé récupérer un joli sample qu'il a utilisé dans son 'City lights vol. 1.5' pour la track 'There's no guarantee'.
On retrouve à l'origine un habitué des sampler/samplé, à savoir Peabo Bryson qui, en 1983 nous balance à la face... 'There's no guarantee', tirée de l'album 'I'm in love'.
On apprécie...



mercredi 10 octobre 2012

Musique Classique: acte 5 - Nicolay

La jolie histoire de Nicolay commence à peu près de la même que la notre ici sur HipHop Hourra: à savoir, ce n'est ni plus ni moins grâce à internet qu'il est devenu (aussi vite) le talentueux et respecté producteur qu'il est aujourd'hui.
En effet c'est sur le forum d' 'OkPlayer' qu'il converse un soir avec Phonte (ex Little Brother), qu'il décide de lui envoyer un set d'instrus et, voilà comment est né le 'Foreign exchange project'.
Mais avant ça, le Nico a quand même quelques faits d'armes locaux et surtout, est l'un des fers de lance de ce que l'on peut appeler la 'Révolution Orange': rappelez-vous, il y a 5/6 ans, le monde du HipHop a 'découvert' qu'aux Pays Bas, on pratiquait aussi le HipHop et, de fort belle manière avec des beatmakers de talent comme Full Crate ou encore Sotu The Traveler.
L'explosion intervient néanmoins en 2004 avec la sortie du superbe 'Connected': après 2 ans de messages, d'aller-retour États-Unis/Pays Bas, l'album arrive déboule avec perte et fracas dans les bacs; on n'oubliera pas de dire que cet album est labellisé BBE et est aussi disponible dans sa version instrumentale.


 'Connected', c'est un vent de fraicheur dans le monde du beatmaking, une approche différente de thématiques maintes et maintes entendues et la présence à ce moment précis de l'Histoire du HipHop de protagonistes qui seraient voués à exploser: Nicolay (bien sûr), Phonte, mais aussi ses 2 compères de Little Brother 9th Wonder et Big Pooh, Oddisee, Ken Starr, Yazarah, Darien Brockington, Von Sees et on peut presque dire tous les p'tits fous du label ABB Records dont Joe Scudda.
C'est une fête à laquelle tout le monde est convié, où se mêle Groove, Electro, Rap et Soul le tout, dans une géniale alternance.
Ravi d'entendre ou de découvrir Phonte rapper sur des sons autres que ceux de 9th Wonder, featé avec des Mc inconnus (pour l'époque) et bien sûr débiter des superbes lyrics sur des instrus de qualités dosées.



Le thème récurant de l'album est l'amour: l'amour entre 2 jeunes gens, l'amour de la musique, l'amour des potes (sans ambiguïté StOof): ce lien fort qui fait que l'on est connecté aux autres, à tous... 



La version cd indique 14 tracks au tracklisting, mais vous en trouverez 3 de plus; en effet, sont présentes le jolie remix de 'Be alright' et deux bonus.



Dans la foulée et toujours sur BBE, Nic sort le premier 'City lights' (1.5 dans sa version définitive) en fin d'année 2005.
20 plages d'instrumentales dans la parfaite lignée de son travail vu sur 'Connected'.
On y retrouve la même fraicheur mais surtout ce vœu de proposer des ambiances plus aériennes avec 'Indian summer' ou 'Hey !'.
Une parfaite galette pour ceux qui ont apprécié les sorties 'beat generation' du label BBE.
Peu ou pas de déchets sur cet album, des ambiances sont bien sûr moins au niveau de certaines mais toutes s'enchainent sans accrocs jusqu'à la dernière piste.


Par la suite, le Batave a multiplié les collaborations jusqu'à obtenir une confortable assisse dans le monde fermé des producteurs. Moment qu'il choisi alors pour sortir 'Here' 2006 sur BBE) qui est son véritable album solo. J'entends par là vrai album de prodo où il invite toute sorte d'artistes.
Relativement court avec ses 11 pistes, il s'avère être un album solide sans véritable(s) artifice(s): comme si ici, Nicolay se contentait de nous montrer se qu'il savait déjà faire avec peut-être une différence de poids, l’utilisation de samples un peu plus grillés.
On reste ici encore dans le domaine du partage et de l'amour.





 2008 sonne le retour du projet Foreign Exchange: 'Leave it all behind' est attendu un peu comme le messie par une grande partie de la communauté du HipHop.
Et, la première semaine de sa sortie va en laisser plus d'un sur le carreau: car, Phonte, ici, ne rappe plus ou alors très peu... comptez 1 couplet rappé, le reste que du chant. Cela a évidemment déçu bon nombre de gens mais il en résulte (pour moi) l'un des plus belles sorties de l'année 2008 et peut-être même, de ce décade.
La thématique: l'Amour ! oui oui, encore. Nicolay semble mettre énormément de lui même dans ses compositions, c'est ça même qui contribue à ne pas désacralisé le fait de parler d'amour dans la musique et surtout de ne pas rendre ceci vaseux ou terne dans le Rap/HipHop.
Dès 'Daykeeper', nous savons que nous allons en eaux douces: le duo prend résolument une trajectoire NuSoul pour coller plus avec leur aspirations.


'Leave it all behind' prend alors des allants de 'code de vie à 2', avec des sons comme 'Take of the blues' ou 'All or nothing'.
Des instrumentales fraiches, composées toujours avec autant d'attention sur lesquelles Darrien Brockington, Yazarah et Musinah font des merveilles.
Seule ombre au tableau, il semble que cet amour puisse mourir*, comme il est tristement chanté dans 'Valediction', mais je n'en dis pas plus: aller écouter l'album.



*jusqu'à 'Leave it all behind'...

Nicolay sort en 2009 le deuxième volet de sa série 'City lights', avec le volet 'Shibuya'. Je reviendrai plus longuement sur cet album car, à l'époque je n'ai pas vraiment apprécié, mais après une récente écoute, je l'ai trouvé magnifique: vous aurez donc une relecture de cet album très bientôt ;).

Et puis pour ceux qui comme moi ne savaient pas qu'un troisième volume du Foreign Exchange Project était disponible, oui oui, 'Authenticty' sorti en 2010: sachez que je viens de l'acheter, je l'écoute, je le digère et j'en fais une review très très bientôt (édit de 2017, la review n'est toujours pas faite... Désolé ^^).



dimanche 7 octobre 2012

Le Sampler/Samplé du dimanche !

Allez, profitons du quatrième volet de 'Musique classique' pour présenter un original de Dibia$e: Don Blackman qui, en 1982 sort 'Blackman', album aux élans de Funk et Rhythm 'n' Blues servi par un lead vocal et des cœurs d'une justesse incroyable.
Bien sûr, je vous entend dire tous à l'unisson 'Jay Dee l'a aussi samplé': d'accord.
Qui pourra me donner le nom de la track de Dibia$e qui utilise 'Since you've been away since so long' ??


mercredi 3 octobre 2012

Musique classique : Acte 4 - Dibiase


Et hop, c'est parti pour le quatrième volet de nos musiques classiques, autrement dit les artistes Hip Hop et leurs albums qu'il faut avoir écoutés en raison de leur qualité. Désolé pour le retard, tout d'abord... Et aujourd'hui l'objet de notre attention sera Dibiase, également connu sous le nom de Dibia$e ou Mr. Dibia$e.
Ce beatmaker a ceci d'intéressant qu'il est très influencé par J Dilla (vous me direz, si c'était le seul...) mais aussi par les sons 8 bit de nos bonnes vieilles consoles NES et Cie. Cela donne un mélange détonnant et assez burné, comme vous allez pouvoir vous en rendre compte... Même si on ne peut pas le réduire uniquement à ce style bien entendu.

Je voudrais commencer par l'album qui a mis plus ou moins tout le monde d'accord. Machines Hate Me est sorti en 2010.


Dès les premières secondes, les sons 8 bit se font entendre; accompagnés d'une rythmique bouillante. Les moments les plus réussis dans ce style sont SkullCrack, qui sample Guilty Simpson pour ce qui ressemble à une B.O. d'un jeu GameBoy dont l'histoire se passerait dans le hood; et Renegade Slap (collab avec l'ami Devonwho), ou quand Mario et Luigi consomment les champignons du Royaume de Peach. Le reste de l'album est différent... Et parfois, et c'est là que le bât blesse, il semble y avoir quelques fillers : Lumberjack est par exemple assez ennuyeux comme morceau.

Machines hate me (2012) 


C'est pourquoi il est conseillé de jeter une oreille (et même les deux) à l'album Looney Goons de 2012.

Celui-ci est, à mon sens, plus constant dans la qualité même si il contient moins de coups d'éclat que Machines.... Je pense que pas mal de gens vous auraient conseillé son Sound Palace, mais personnellement celui-ci me procure plus de plaisir : je le trouve dans un délire assez gangsta-8 bit à la SkullCrack, très grimey et électronique... tout en étant homogène. Un morceau comme CatchinFades, ça déchire, comme je disais quand j'étais (plus) jeune. Bref, un album fun et rugueux, comme son titre le laisse entendre.

Dibiase - Looney Goons (2012) : Mediafire


Enfin, je voudrais revenir sur un projet un peu oublié du père Dibiase : le EP Up The Joystick de 2007, par lequel il s'est fait connaître.


Tout simplement parce qu'il y sample Mario Bros, Tetris, Castlevania et Megaman (entre autres) de fort belle manière... et n'oublie pas d'inviter quelques MC's. Le tout est de plus disponible gratuitement. Détail amusant : ce projet est un EP mais est aussi long que les albums officiels qu'il fera par la suite !

Up the Joystick (2007) 


Si vous voulez en savoir plus sur ce gars, vous pouvez lire cette intéressante interview (en anglais) sur laquelle je suis tombé :)

Le Sampler/Samplé du dimanche: Iverson ou la réponse

Pour ceux s'étant casser la tête et ayant échoué comme '4hommes', voici les réponses:


People Under The Stairs - Intro


Moka Only - Funk-A-Lude


Shalamar - I owe you one

Bien sûr, le cadeau sera remis en jeu dimanche prochain :)

mardi 2 octobre 2012

Courez l'acheter !


'En vente ici', 'disponible chez...', à une époque où le Dieu Internet ne dictait pas encore nos habitudes de consommateurs, ces deux phrases accrocheuses, bah on ne les connaissait que trop.

Aujourd'hui, bon, le mp3 c'est bien gentil, mais certains d'entre nous se la jouant un peu fétichiste, préfèrent néanmoins avoir le disque (cd ou vinyle) entre les mains; bien sûr, à l'heure du tout numérique (ou presque) et des connections internet à grandes vitesses, on se demande souvent à quoi ça peut servir de garder des disques, véritables nids à poussières et surtout très gloutons en terme de place.
De plus, on ne peut le nier, l'aspect monétaire joue aussi un rôle prépondérant: nous avons d'un côté juste à payer une connexion au net et presque (toute) la musique est disponible en un clique. De l'autre, on continue d'acheter en magasin des maxi, Lp et/ou cd plein pot et ce, parfois jusqu'à 30euros. Le choix est vite quand même...

Il reste quand même grâce à internet, quelques petites astuces pour continuer d'acheter des disques sans véritablement se ruiner; je parle bien sûr pour une consommation telle que la notre, où s'acheter 50euros de disques est un trou conséquent dans le budget.
Je tiens avant tout à dire que ces 2/3 techniques de conso, qui n'en sont pas vraiment d'ailleurs, ne s'adressent pas forcément aux Dj et Beatmakers.

Il y a tout d'abord quelques bonnes adresses à connaitre, si l'on achète en ligne:

-AMAZON.FR et AMAZON.CO.UK ! L'un des leaders des transactions en ligne est aussi l'un des meilleurs disquaires sur le marché: vous pourrez y trouver des classiques tel que 'Labcabincalifornia' des Phärcyde, acheté 17euros frais de port compris, le tout arrivé sans accroc(s) dans la boîtes aux lettres ou des nouveautés comme 'Alone' de Karriem Riggins acheté pour 15euros fdp compris (fdp pour frais de port et non fils de p*te).

-Ebay.fr, Ebay.com et Ebay.de ! Je vous conseille fortement de jongler entre les 3 versions du site pour trouver les perles rares, toujours à des prix intéressants. Les allemands vendent beaucoup de choses à pas très chèr et sur .com, vous trouvez des vendeurs venant de tous les coins du monde. 

-Discogs et Cd&Lp sont des sites dits de 'disquaires', dont tout y est plus professionnel. Toujours bon des les avoir sous coudes, ils proposent des produits de tous types: de tout pété à objets collectors, genre 'Kind of blue' de Miles Davis: je vous laisse comparer les prix ICI et !

Vous avez après 'HHV.de', 'UndergroundHipHop.com' ou 'JustlikeHipHop.com'; mais personnellement, site à pratiquer en dernier recours car frais de port légèrement abusés. Bien que 'Justlike' soit basé en France, il reste aussi très chèr donc pas forcement intéressant (à mon avis).

Puis bien sûr il y a toujours le magasin de skeuds du coin: supportez les artistes oui, mais supportez aussi les vendeurs; enfin, ceux qui ne sont pas chers (faut pas déconner non plus). 
Voilà grosso-modo la routine que j’exécute quand je cherche à acquérir un disque, si vous avez d'autres adresses, n'hésitez pas à les donner ;)


dimanche 30 septembre 2012

Le Sampler/Samplé du dimanche !

Salutations bande de jeunes, bien ou bien ? Aujourd'hui, pour pas changer, j'vous ai mitoné un p'tit double 'S' aux p'tits oignons et au carottes avec, à la clé, un cadeau pour celui ou celle d'entre vous qui me trouvera le tiercé. Parce que oui, aujourd'hui, pas un, mais bien trois tracks mises en lumière.
Le cadeau ? Qu'est-ce que ça peut-il bien être ? 
'L'anthology' d'A Tribe Called Quest en double vinyl, tout neuf, rien que pour toi, gagnant ou gagnante. 
Retrouvez soit l'originale ou le sampler !



début du son à 1:42

Alors pour qu'on soit bien d'accord:
- pour la première vidéo, je veux le nom de l'artiste qui sample.
- pour la deuxième vidéo, je veux (encore) le nom de l'artiste qui sample.
- pour la troisième, je veux le nom de l'artiste original.

Vizu, Faust, Cheeky, vous êtes bien sûr autorisés à jouer; bonne chance à toutes et à tous :)
Bon, vous aurez remarqué que la difficulté est à la hauteur du gain, quand même.
Vous avez jusqu'à Mardi soir, bande de fanatiques de Rap...

samedi 29 septembre 2012

VS Productions presents The Playtime (2011)

 



Genre : G Funk, Hip Hop

Cinquième projet du  collectif Français ( Venom & Sovan) on y retrouve Goldie Loc, Latoya Williams, OG Daddy V, AMG, Foesum, Big Chan, Ecay Uno, Shade Sheist, Big Prodeje & LV, Bo-Roc, Kokane, XL Middleton, Sly Box, Slim Goodie........ 
Que du beau monde, ce qui en fait une Mixtape de malade!!
 Enjoy!!!!

Tracklist :
1. Big Prodeje, Neb Luv, Knehi and Samantha Latino – Run Da Game
2. Foesum and Bo Roc – Deep Fallin’
3. AMG and Anita Blunt – California
4. Goldie Loc – Keep It Gangsta
5. Ecay Uno – Hustlaz Only
6. 4Eleven and Thug Angelz – Fly Wit Me
7. Daddy V and Samantha Latino – Sodem’ Ruff
8. Eastwood – It’s Been A Long Time Comin’
9. VS Prod (Sovan) – Sick-So’s Groove
10. XL Midlleton and Black and Mild – Hard 2 Get Away
11. Hobo, Mic Booth, T-Lone, Lil Bub and Anita Blunt – Gangsta Vibe
12. Latoiya Williams and Shade Sheist – Queen
13. MnMsta, Immense and Slimm Goodie – We Bring It 2 Tha Table
14. Big Prodeje and LV – Do you
15. Slimm Goodie – Get Down
16. Big Chan – This Is What People Do
17. Anita Blunt and Bad Azz – Movie Scene
18. VS Prod (Venom) – Let’s Get High
19. Daddy V and Kokane – It’s On 2nite (Remix)

vendredi 28 septembre 2012

Somepling - CloudLoad EP (2012)


Il arrive que l'on ait un coup de cœur pour un album ou pour un artiste, vous devez expérimenter cette sensation sympa régulièrement. Eh bien c'est ce qui m'est arrivé pour le CloudLoad EP de Somepling, qui vient de sortir chez Still Muzik, label parisien aux goûts sûrs.
17 mn de bonheur instrumental jazzy, un voyage court certes mais très smooth. À l'écoute de cet EP, on a la sensation de marcher sur du coton. Cela est d'autant plus vrai sur le morceau sundaySuite, avec son léger bruissement de clochettes et cette prod divinement brumeuse.
De plus, le tout est disponible au format digital pour le prix que vous désirez, ainsi qu'en CD et en pack CD + carte postale vinyle. Oui, une carte postale en dur, sur lesquels des sillons de vinyle ont été gravés !
À priori c'est censé marcher sur votre platine, mais attention tout de même, Jyuza ayant déjà testé ce genre de curiosité, il a prévenu que ce n'est pas vraiment au point... Si vous décidez d'en faire l'acquisition, dites-vous que c'est avant tout un objet de déco. En édition très limitée en tous les cas.
Le tout a un côté classe qui sied bien à la musique de ce beatmaker... Recommandé !

dimanche 23 septembre 2012

Le Sampler/Samplé du dimanche !

Maurice Ravel, illustre compositeur français de 'Grande Musique', dit, lors d'un séjours aux États Unis d'Amérique à des musiciens: « Vous, les Américains, prenez le jazz trop à la légère. Vous semblez y voir une musique de peu de valeur, vulgaire, éphémère. Alors qu'à mes yeux, c'est lui qui donnera naissance à la musique nationale des États-Unis. »
À l'écoute de 'In a sentimental mood' de Duke Ellington et John Coltrane, on comprend tout de suite où le 'Grand' voulait en venir: on capte de suite le génie, le sublime et peut-être même bien le divin, répartis sur quelques quatre minutes.
Repris bien plus tard par Asheru, émérite mc bien trop méconnu (à mon avis) sur le superbe 'Mood swing', sur lequel Talib Kweli fait des merveilles où, quand la musique parle à la musique...
Bonne écoute ;)




jeudi 20 septembre 2012

Flying Lotus - Until The Quiet Comes (2012)


Bonjour tout le monde ! Quel bonheur de vous présenter le nouveau Flying Lotus... Until The Quiet Comes à peine leaké et c'est l'effervescence sur le net, cela peut se comprendre au vu du talent de Steven Ellison et de son éternelle remise en question/évolution jusqu'à présent -la marque des grands.
Ce nouvel opus rappelle néanmoins ses anciens faits d'armes par certains aspects. Par exemple les featurings Thom Yorke, Thundercat et Laura Darlington font penser à Cosmogramma, son précédent album, tout comme l'ambiance de See Thru To U (où la douce Erykah Badu nous gratifie de ses vocalises); et Sultan's Request ainsi que Putty Boy Strut font penser à son Pattern+Grid World EP, tant les sonorités sont électroniques et le rythme très enlevé dans le second.
Mais parlons franchement : cet LP est à mon avis une bombe à retardement, car il semble appartenir à cette catégorie d'albums qu'on apprécie davantage au fil du temps, après les avoir laissés décanter dans un coin de notre cerveau, pour y revenir et découvrir des subtilités qui nous avaient échappé. Pas d'inquiétude, les premières écoutes seront déjà bien fumantes !
J'ai oublié de dire que la musique de ce mec n'a plus grand chose de Hip Hop, mais on lui pardonne aisément; de toute manière ça ressemble à du Hip Hop de l'espace : plus besoin de rythmes binaires, plus besoin de rappeurs, juste une musique "spirituelle". FlyLo, c'est un peu le shaman des machines.
Cet état d'esprit atteint son paroxysme sur les derniers featurings de l'album (à partir du duo avec Thundercat), où l'ambiance musicale est très minimale et chantée, cela ne plaira pas à tout le monde... j'avoue que je me suis ennuyé à l'écoute de Phantasm (feat. Laura Darlington). Il fallait bien finir sur une note négative, ce n'est pas du jeu sinon...
Je vous souhaite une bonne écoute à tous !

P.S. : Je vous ai mis en bonus ci-dessous le (très) court métrage réalisé par Kahlil Joseph et ayant servi de trailer à l'album. À mater en plein écran.

Édit : J'ai édité avec 2 liens en 320 kbps, pour être sûr que vous puissiez tester la chose dans de bonnes conditions.


01 All In
02 Getting There (Feat. Niki Randa)
03 Until The Colours Come
04 Heave(n)
05 Tiny Tortures
06 All The Secrets
07 Sultan's Request
08 Putty Boy Strut
09 See Thru To U (Feat. Erykah Badu)
10 Until The Quiet Comes
11 DMT Song (Feat. Thundercat)
12 The Nightcaller
13 Only If You Wanna
14 Electric Candyman (Feat. Thom Yorke)
15 Hunger (Feat. Niki Randa)
16 Phantasm (Feat. Laura Darlington)
17 me Yesterday//Corded
18 Dream To Me

dimanche 16 septembre 2012

Le Sampler/Samplé du dimanche...

Après le super post sur 'GangStarr' auquel nous avons eu droit cette semaine, il était tout à fait normal de consacré ce double S à Primo et Guru.
'What I'm here 4', pure ode au HipHop, un sample au p'tit oignons déballé par Dj Premier, envoyé par Nat Adderley en 1962, 'R.S.V.P.' tirée du long play 'In the bag'.
On apprécie cet instant magique, si si... :)



vendredi 14 septembre 2012

Erykah Badu - Worldwide underground (2003)

Alors ce 'Worldwide underground' est, pour moi une petite énigme; il s'inscrit dans la lignée de ces albums qui viennent couronner une carrière déjà bien entamée, dans l'idée et, dans la vérité, comme LA sortie qui doit rapporter moult récompenses et bien sûr retombées financières.
Mais quand on y regarde de plus près, il s'apparente plus à un album caché...

Sorti en 2003 sur le label Motown, je le disais plus haut, c'est l'album dans lequel (à mon sens), Badu a mis le plus du sien. Pour arriver au résultat que l'on connait, elle s'est entourée du légendaire crew 'The Soulquarians': pour ceux qui ne connaitraient pas les Soulquarians, sachez qu'ils sont à l'origine du fameux album de Common 'Like water for chocolate'. Imaginez un peu vous retrouver en studio avec ?uestlove, James Poyser, Jay Dee, D'Angelo, Roy Hargrove, (Raphael Saadiq) entre autres hein, car suivant les albums, les époques, ce casting évolue jusqu'à compter Zap Mama, Karriem Riggins, Q-Tip et Ali Shaheed... Bref, tant de talents unis dans un seul et même but, proposer une expérience musicale sans précédent.
Fidèle à sa 'politique' du peu de featurings, on ne comptera que Bahamadia, Angie Stone et Queen Latifah (toutes sur la même track) et Common sur une track bonus.
Voilà pour ce qui est de la forme, passons rapidement au fond.

La première fois que j'ai écouté cet album, je n'ai pas du tout aimé; parce que, je n'étais pas prêt, comme dirait Heenok. Quelques mois plus tard, j'y retourne et là, c'est la révélation. Je dois dire qu'initialement je m'attendais à de la Nu-Soul somme tout 'basique', vraiment dans le genre de ce que l'on pouvait trouver à l'époque d'un part dans les travaux de Badu elle-même et d'autre part dans ceux d'Angie Stone, par exemple.
En fait, ce 'Worldwide underground' cherche plus a s'inscrire dans le cadre d'une sorte d'évolution musicale comme à pu l'être le Jazz-Fusion à l'époque, sauf qu'ici, personne n'a emboîté le pas.
Personne n'a voulu marcher dans les pas de ces instrumentations enrichies de percussions, auxquelles on vient mêler tantôt de la disto, tantôt de la flûte traversière, le tout bien sûr la base du classique 90 bpm qui sera abaissé à 80/85 pour les sons résolument down-tempo.
Au niveau des textes, sans avoir la profondeur des textes de Gil Scott-Heron ou d’Émile Zola, on peut quand même accorder un certain crédit à ces petites thématiques que sont le fait de ce retrouver en studio (Wooo) ou encore comme sur le regret d'une certaine époque dorée, qu'ont pu être les années hippies et bien sur, son ode au HipHop qui conclu magnifiquement l'album.

En conclusion, pour ceux qui ne connaissent pas celle que l'on nommait à une époque la Princesse Nubienne, je conseillerais d'écouter son tout premier opus pour avoir un réel élément  de comparaison. Pour les autres, coutumiers du style Nu-Soul ou de Badu cet album est excellent, bien que trop court. 
Mention spéciale pour la superbe outro d' 'I want you'.
À toutes et à tous, bonne écoute :)

1 - World keeps turnin' (Intro)
2 - Bump it
3 - Back in the day (Puff)
4 - I want you
5 - Woo
6 - The Grind
7 - danger
8 - Love of my life
9 - World keeps turnin (Outro)
10 - Love of my life (An ode to HipHop)

mercredi 12 septembre 2012

Musique classique: Acte 3 - Guru (de GangStarr), grandeur et décadence

Article proposé par '4Hommes'

Guru est décédé à l'hôpital le 19 avril 2010 à l'âge de 43 ans, suite à une longue bataille contre le cancer, cela après une série d'annonces prédisant sa guérison. Il avait expressément demandé que l'on ne prenne de ses nouvelles que via « SuperProducer » (?) Solar, son manager depuis sept ans. Ce qui eut pour conséquence de créé une polémique autour d'une lettre que le rappeur aurait rédigée, alors qu'il était dans le coma... petit tour d'horizon sur une des légendes du HipHop.
Bon, la biographie, je vais faire vite parce qu'on s'en fout un peu. Guru, de son vrai nom Keith Elam, est né à Boston le 17 juillet 1966. Guru signifie, soit « Gifted Unlimited Rhymes Universal», soit (version religieuse) « God is Universal; he is the Ruler Universal ». En effet, Keith Elam était assez proche de l'organisation poilico-religieuse 'Nation of Islam'.
La vraie histoire commence en 1985 lorsque le groupe 'Gangstarr' est formé par deux graffeurs de Boston, Guru (alors connu sous le nom de Keithy E. The Guru) et le DJ 1,2 B-Down. Quelques producteurs gravitaient autour de ce petit groupe. Quelques démos sortent, qui attireront rapidement l'attention du label 'Wild Pitch Records' qui signera Gangstarr en 1987. Le groupe ainsi formé sortira 3 vinyls. On est bien d'accord, à cette époque, DJ Premier est inconnu au bataillon et n'est pas lié, de près ou de loin, à Guru.
Premiers sons de gangstarr:





En 1989, le groupe se sépare et seul reste Guru. Rapidement, DJ Premier, alors à l'université de Houston, lui envoie une beattape qui séduira Guru. Ils restent en contact, puis Primo rejoint Gangstarr. Le groupe s'établit alors à New York. En 1989 paraît leur premier single, 'Words i manifest'. La touche de Primo n'est pas encore claire et nette, et le groupe se cherche un peu. La touche jazzy ressort tout de même assez nettement et sera encourageante pour la suite.


S'ensuit la sortie en 1989 du premier album à proprement parler de Gangstarr, toujours sous 'Wild Pitch'. 'No more Mr. Nice guy' reçoit une critique mitigée et un succès commercial relativement important au vu du caractère confidentiel de l'album. La présence de « Jazz Thing » sur la BO de Mo' Better Blues, réalisé par Spike Lee, y a sans doute participé.
« Jazz Thing »: http://www.youtube.com/watch?v=ap84VqJSCRQ L'album s'est vu reprocher une certaine « facilité » et un manque de profondeur dans les beats de DJ Premier, et un manque de profondeur dans les lyrics de Guru. Il est vrai que la patte Gangstarr et la marque de fabrique du groupe ne ressort pas encore clairement. Néanmoins, quelques tracks 'classiques' en imposent déjà dont le 'DJ Premier in deep concentration', (qui aura droit à son hommage par DJ babu ici:http://www.youtube.com/watch?v=2_yNXdyUplk), 'Conscience be free' et bien sûr 'No more Mr nice guy'.


En 1991 sort 'Step in the Arena': la critique encense immédiatement cet album, qu' IGN classera plus grand album de tous les temps. Les ventes seront élevées, car 'Step in the Arena' est aujourd'hui classé 19eme album de HipHop et 121eme album tous styles confondus le plus vendu aux États Unis. Des sonorités très jazzy, avec des samples puisés dans le répertoire Soul/Jazz/Funk, des batteries très « DJ premier », des scratchs disséminés astucieusement, et le flow de Guru. La patte Gangstarr que l'on commence tout doucement à mieux reconnaitre, notamment sur 'Check the technique', sur 'Who's gonna take the weight ?' (tracklisée pour GTA IV) et bien sûr 'Just to get a rep'.





En 1992 sort le troisième album du groupe, 'Daily operation', dans lequel les lyrics et le rap de Guru ont gagnés en maturité et les instrus de Primo en qualité. L'album se classe 65eme des ventes générales et 14eme des ventes Hip Hop. 'Take It personal', une des tracks de l'album se classera même numéro un des ventes Rap cette année là. L'influence Jazzy ressort peut-être encore d'avantage que sur les albums précédents.
'Daily operation' nous a livré de jolis tels que 'Take it personnal', 'Interlude 92' et surtout 'Ex girl to next girl'.





En 1993 sort la bombe 'JazzMatazz' et son premier album solo, pour lequel il s'affranchit de DJ premier pour devenir son propre producteur. Il invite quelques grands noms du Jazz à jouer: Lonnie Liston Smith, Donald Byrd, N'Dea Davenport pour ne citer qu'eux. En bon francophile, il invite même MC Solaar à poser sur le génial « Le bien, le Mal » où les deux rappeurs semblent en symbiose parfaite. Côté musical, les productions sont grandioses et Guru prend son pied sur ces instrus symbolisant parfaitement la fusion entre Jazz et HipHop. En ressort un de mes 5 albums préferés de tous les temps.
Difficile de filtrer 'les bons' morceaux, toutefois 'Le bien, le mal' sur lequel est invité Mc Solaar et le délicieux 'Down the backstreet' avec Lonnie Liston Smith se détachent légèrement des autres.





En 1994 paraît le 4eme album de Gangstarr: 'Hard to earn'. L'album surfera sur la lancée des précédents pour se placer 25eme des ventes de l'année et second des ventes Hip Hop. Il est loin d'être mon album préféré tant il marque une rupture dans le style avec les albums précédents. Le groupe a tenté une approche agressive là où le Jazz faisait auparavant miracle. On trouve également plus de
collaboration avec d'autres artistes, notamment Jeru the Damaja, qui avait lancé sa carrière grâce à une apparition sur 'Daily Operation'.




En 1995, Guru poursuit sa petit quête du Jazz Rap en sortant le deuxième opus de sa quadrilogie "Jazzmatazz" avec le bin nomé "The New reality". Son acolyte DJ premier produit une petite track de l'album, et les invités se succèdent toujours autant aux instruments. Donald Byrd, Dee Cee Lee, sont à nouveaux de la partie et de nouveaux noms font leur apparition. La tendance au featuring avec des rappeurs français se précise puisque Lucien pose un couplet de haut vol sur "Lifesaver". Peut être un peu moins bon qualitativement que le premier volume de la série, il reste excellent, et varie les tempos et instruments utilisés avec brio.





Un album-tournant dans les carrières de Gangstarr et DJ Premier plus particulièrement. 4 ans après un "Hard to Earn", "Moment of truth" marque un renouveau. En effet, le style musical a évolué et les sonorités jazzy ont laissé place au style propre de DJ Premier. Si ce dernier garde ses instrus en rythme binaire, il utilise désormais également des samples non « mélodiques » (Robin Hood theory). De même, Guru a pris de l'importance dans le milieu du HipHop et n'hésite plus à jouer de son statut d'icône. Le duo invite d'avantage de rappeurs qu'à l'accoutumée: on retrouve des grands noms tels que Inspectah Deck, Scarface, MOP, et d'autres moins cotés tels que G-Dep ou Freddie Foxxx. L'album plaît au public et, bien aidé par les critiques enthousiastes, l'album se classe 6eme des ventes de l'année et numéro des charts Hip Hop. Il est aujourd'hui considéré comme étant l'album le plus abouti du duo. Et surtout Moment of Truth" (re-samplée par la suite par Iam), la track numéro 8, représente pour moi la toute meilleure chanson produite par les deux acolytes, tant niveau du texte que du flow de Guru:

« Why do bad things happen, to good people? Seems that life is just a constant war between good and evil The situation that I'm facin, is mad amazin to think such problems can arise from minor confrontations Now I'm contemplatin in my bedroom pacin Dark clouds over my head, my heart's racin Suicide? Nah, I'm not a foolish guy Don't even feel like drinking, or even gettin high Cause all that's gonna do really, is accelerate the anxieties that I wish I could alleviate »

Rien à ajouter !!









En 2001, Guru sort son premier album solo hors "Jazzmatazz": "Baldhead slick & da click". C'est une sorte de projet collaboratif: il y invite de nombreux producteurs à composer dessus, notamment The Alchemist, DJ premier ou encore DJ Spinna. Là encore, comme pour le "Jazzmatazz 3", on ressent une diversité de styles qui ne conduit pas à une unité dans l'album. Un grand nombre de rappeurs vient également participer au projet, avec quelques gros noms tels que Killah Priest, Timbo King, Big Shug, Krumbsnatcha, Ice-T et d'autres inconnus dont Squala Orphan, Kaeson, Lae D-Trigga,... L'album sera un échec commercial marqué.




 Sixième (et dernier) album des deux compères, "The Ownerz" est sorti en 2003. DJ Premier a affirmé son style, avec des sons marqués par des samples courts et répétitifs. Là encore, les ventes sont importantes, puisque l'album termine 18eme des charts et 5eme album de HipHop cette année là. Les critiques sont encore une fois bonnes pour l'album, même si elles sont marquées par déjà cet opus comme la bombe ultime. Les rappeurs invités font très rarement la différence; Snoop Dogg et Jadakiss sont indigents. Si Guru rappe toujours aussi admirablement (Riot akt!), les productions de Primo sont en demi teintes et n'arrivent pas à égaler l'album précédent. Semi déception donc pour cet album-ci.






La éparation:

La cause de la séparation entre les deux génies n'a jamais vraiment été connue. Directions musicales différentes ? Problèmes relationnels (du genre qui est le meilleur d'entre nous ?). De mauvaises langues iraient même jusqu'à dire que c'est Solar qui les a sépaés et éloignés l'un de l'autre. Pourtant le personnage a l'air tellement honnête... Bref, toujours est-il que les deux compères se sont séparés en des termes étranges. En 2005, Guru annonce que le groupe n'existe plus, et que ce n'est pas un simple break. Guru fait même la tournée Gangstarr avec un autre DJ... Quelques mois plus tard, DJ Premier dit que pour lui Gangstarr n'est pas de l'histoire ancienne: "If I confirm it, then it’s official. If I don’t confirm it, then we still together". Pour Guru, la page est tournée: il ne veut plus jamais travailler avec DJ Premier et Gangstarr ne l’intéresse plus. En 2007, Premier relance son ex compère: "If Guru wants to do it I’m down, it’s really up to him. He’s the one that said we should pause for a minute and if that’s how he feels fine by me. If he calls me tomorrow and says I’m ready to start, I’m ready."

L'élément majeur de la brouille entre les deux personnages semble être Solar, le mec qui s'autoproclame « Superproducer » (alors que ses prods sont en dessous de tout.) Ce douteux personnage, décrié par Statik Selektah (producteur et DJ pour Qtip, notamment, ou encore Saigon) comme étant malfaisant et irrespectueux: "People are mad, and I am too. I hope Guru wakes up and someone has an explanation. Because this other guy, ’super producer’ who’s never produced a good beat, he ain’t gonna be accepted". Lire l'intégralité de l'interview ICI.
Toujours Statik Selektah, sur twitter: "Ne faisons pas de ça l'affaire de cette personne diabolique derrière ce communiqué, célébrons plutôt la vie et le travail de Guru".
Il semblerait en effet que Solar ait compètement lavé le cerveau de Guru (à la manière d'un gourou ?) pendant que ce dernier sombrait dans l'alcoolisme. Une relation perverse qui a mené Guru à une fin de carrière assez triste, tant niveau musical que familial. Mais nous reviendront la dessus par la suite.



Mettons de côté les histoires entre Guru, Solar, Premo, les rumeurs, etc.. et concentrons nous d'avantage sur l'album à proprement parler. Guru souhaite produire du 'Real HipHop' pour 2005, différent de ce qu'il a produit précédemment.
Dès le départ, le bonhomme rompt avec le style 'GangStarrien' et avec les instrus ciselées de Primo, tout comme il dénigre son propre Jazz-Rap pour partir vers un style plat et quelconque. Rien que la pochette du CD annonce le virage 'commercial' d'un des meilleurs MC jamais vu. Loin des sympathiques visuels de la série Jazzmatazz, on retrouve ici un Guru montrant ses jolis muscles dans un marcel ridicule. Les lyrics ne volent pas plus haut et Guru en fait des tonnes pour rappeler qu'il est toujours présent après presque 20 ans. Décevant donc, même dans ses thèmes dénués d'intérêt et se rapprochant des productions formatées. En fait, ce sont les invités qui font la différence. Talib Kweli, toujours irréprochable, améne dans ses bagages l'attachante Jean Grae. L'instru mitonnée par
Solar est une fumisterie énervante, dommage... Si certaines instrus sont purement insupportables, d'autres parviennent à attirer l'oreille (Kingping, Surviving tha game).
Dans l'ensemble, c'est pour l'époque le plus mauvais album de Guru. Mais attendez, il en sort d'autres par la suite.






2007 et moi qui me dit: "Oh chouette, 'Jazzmatazz'". Un peu déçu par le troisième opus, je suis confiant en me disant qu'il va pas rester sur un échec et repartir sur de bonnes bases. Album entièrement produit par Solar (Guru ne fait que rapper, Solar lui a même pris son projet), c'est clairement le plus mauvais album de la série, bien que quelques titres sortent du lot, notamment le "Living legends" avec David Sanborn (bien que l'alchimie entre le rappeur et la prod ne soit plus la même). Les pauvres rappeurs de Slum Village n'arrivent jamais à trouver le rythme sur "Cuz I'm Jazzy" qui, pourtant, est la meilleure de l'album avec "Universal Struggle", qui aussi pourrait trouver sa place sur le deuxième opus en terme qualitatif.







Hélas, on plonge dans le médiocre et le mauvais goût. Jeu de mot facile, on dira que Guru s'est perdu. Il continue sa démonstration d'égo surdimensionné (pendant que DJ Premier reste humble) et n'hésite pas à dire que DJ Premier lui doit tout et que cet album est le nouveau HipHop. Mis à part un instru de 'Lost & found', le reste des productions est piteux et Solar nous montre sa méconnaissance du HipHop en balançant des trucs aussi indigents que "Divine rule".
Le clip est un concentré de mauvais goût comme mêmes les allemands ne savent pas faire sur la plage en tong/chaussette, et la musique va bien avec niveau médiocrité. Bref à oublier d'urgence dans la discographie de Guru. Évidemment, cet album sera un échec absolu. Et pour appuyer la bizarrerie de l'album, on citera l'usage débile de l’auto-tune sur de nombreux morceaux (dont un avec Omar, un des rois de la soul anglaise...). Bref, aucun goût ni qualité à ressortir de ce truc. Allez pour rigoler, on sortira la pochette digne d'un gamin de 2 ans sur Paint. En fait ce qui m'interpelle le plus, ce n'est pas vraiment la pauvreté des productions de Solar, mais bien d'avantage ce qu' était devenu Guru ces derniers temps. Je ne comprends pas qu'un mec ayant côtoyé tellement de vrais musiciens, graphistes, ait pu laisser passer cette merde. Il est passé d'une véritable légende au son unique, aux lyrics acclamées par la critique ("Moment of Truth", vous direz ce que vous voulez mais bon...) et à la réputation de précurseur du HipHop Jazz au statut de quoi ?: difficile à dire, rappeur sans génie vidé de toute substance et ayant succombé à l'appel du fric ? Il a voulu se mettre dans la mode 'bling bling' ? Quelque part, pour sa carrière et le monument qu'il a été, il est peut être préférable que ça s'arrête maintenant avant qu'il ne sorte d'autre choses.
Si vous voulez bien rire, allez la-dessous: "Divine rule"



Le ZÉRO absolu !


La fin d'un mythe:

Je vous ai rapidement brossé l'histoire purement musicale du rappeur, sans m'attarder sur les mixtapes en tous genres qui sont sorties: notamment la désastreuse "Back to the future". Il est désormais temps de parler de l'imbroglio qui entoure sa mort. Rappelons les faits: tout d' abord, Guru souffrait d'un cancer depuis plus d'un an. Puis, en début d'année, les choses se compliquent: de l'aveu du neveu de Guru, Justin Elam Ruff, "Il a été admis dans un hôpital de New York le mardi 2 février. Sa famille n'a pas été mise au courant jusqu'au 16 février. Ça veut dire que deux semaines sont passées avant que la famille soit mise au courant." Bref, Solar frappe un premier coup en refusant de donner des nouvelles à la famille.
Le 28 février, Guru est victime d'une crise cardiaque et est plongé dans un coma profond. Le 1er mars, il subit une première intervention chirurgicale, puis une deuxième par la suite qui aurait entrainée une complication pulmonaire. Il décède finalement d' anoxie le 19 avril 2010. Sa sœur Patricia publia sur le blog de Dj Premier: "GURU suffered from multiple myeloma for over a year. Accrued complications from this illness led to respiratory failure and cardiac arrest. As a result, GURU was in a coma from mid February
until his death and never regained consciousness. Early on the morning of April 19th, he became hypertensive due to low blood pressure. He again went into cardiac arrest and slipped away from us
".

Et le flou...
C'est d'avantage ce(lui ?) qui gravite autour de la mort de Guru qui pose problème et amène des questions. Tout d'abord, quel rôle a joué Solar en interdisant la famille, ainsi que les membres de la 'GangStarr Foundation' et les anciens collaborateurs de Guru (dont DJ Premier et Biggest Gord), de rendre visite au rappeur sur son lit d'hôpital. Le neveu de Guru, Justin confirme d'abord qu'il y avait bien deux listes pour les visites à l'hôpital et il ne faisait pas partie des personnes recevables. Il a finalement pu rentrer en contact, au téléphone, avec Solar, qui l'aurait rejoint rapidement avec sa femme. Sur place, Solar aurait dit à Ruff qu'il n'aurait jamais dû venir avec les personnes qu'il avait avec lui parce que c'était des affiliés de Gang Starr. (source http://www.paperblog.fr/2919924/justin- elam-ruff-rencontre-solar/)
Solar, dont le nom revient un peu trop souvent, avait annoncé le rétablissement du rappeur alors que ce dernier aurait été, à ce moment là dans le coma. Et, à l'heure du deuil et des larmes dans la communauté HipHop, le 'Superproducer' n'ayant jamais dropé un seul instru de qualité balance une lettre de derrière les fagots faisant l'effet d'une bombe. En effet, celle-ci allume assez méchamment DJ Premier et ne fait qu'encenser Solar. Ce dernier soutient que c'est Guru qui l'a écrite (pendant qu'il était dans le coma évidemment). Vous pouvez lire en inégralié cette fameuse lettre ICI.

En bref, il encense Solar "My loyal best friend, partner and brother" au moment où ce dernier commençait à être la cible des railleries du milieu HipHop décriant sa nullité.
Plus fort, ce passage mérite notre attention: "(...) I do not wish my ex-DJ to have anything to do with my name likeness, events tributes etc, connected in anyway to my situation including any use of my name or circumstance for any reason and I have instructed my lawyers to enforce this. I had nothing to do with him in life for over 7 years and want nothing to do with him in death. Solar has my life story and is well informed on my family situation, as well as the real reason for separating from my ex-DJ. As the sole founder of GangStarr, I am very proud of what GangStarr has meant to the music world and fans (...)”.
Un règlement de compte plus que suspect dans lequel il dit que DJ premier n'avait plus rien à voir avec lui et que ce dernier n'avait plus le droit d'utiliser Gangstarr. Seul fondateur de Gangstarr, c'est historiquement vrai, mais musicalement faux évidemment.
"(...)Je n'ai rien eu a voir avec lui pendant 7 ans, je ne veux rien avoir à voir dans la mort (...)".

By the way, RIP Guru :'], it's better now.