En ces temps troublés où, au sein de sa communauté, le HipHop doit faire face à des hordes de soit disant "activistes", HipHopHourra fait front et continu de partager haut et fort le très célèbre mais maintenant oublié "Peace, Unity & Having Fun".
Bienvenue sur HIPHOPHOURRA :)
Un peu de fraicheur dans le monde du HipHop underground, ça vous dit ?
Découvert en fouinant ici et là sur le net "4 dimensions on a paper" du duo Epidemic fait la part belle au Rap bien Jazzy des années dorées. Le duo composé de Hex One & Tek-Nition n'en est pas à son premier essai car il s'agit en effet du sixième album du groupe. Vétéran donc et on espère qu'ils resteront longtemps dans le milieu tellement ils sont à l'aise dans ce qu'ils produisent.
Je me suis rendu compte il y a quelques années, pour mon grand plaisir, que lorsque je parlais d' "It was written", second album de NaS, avec certaines personnes, la chanson qui mettait tout le monde d'accord est la superbe "Watch dem niggas". Quand je dis "tout le monde d'accord", on va dire, au niveau des personnes qui n'écoutent pas du Rap pour s'amuser; sinon il est évident que la chanson qui marque au fer rouge cet album est "If I ruled the world"... Mouais.
"Watch dem niggas" donc, comme toutes les créations géniales, est la somme de pleins d'ingrédients qui mis tous ensemble dans une jolie marmite produisent l'Histoire.
Trackmasters à la productions, Foxy Brown en featuring (à l'époque où elle savait rapper) et bien sûr l'élément plus important pour nous, le sample. "The Sponge" de Bob James et Earl Klugh.
Deux noms dont doivent être habitués les beatmakers ou simplement les amateurs de Sampler/Samplé.
Bob James, pfff, une légende sans nom à ne plus présenter. Pour Earl Klugh, il me semble que les choses sont un peu tendancieuses. Faisant parti du renouveau du Jazz, ce virtuose de la guitare ne fait, pas l'unanimité au sein de grands amateurs de Jazz. On lui reproche de faire du prêt à écouter, de la musique d'ascenseur, bref, de dénaturer le Jazz. Les plus curieux se feront leur propre avis. Pour ma part, c'est vrai que ce n'est pas Joe Pass, mais bon, je reste un profane.
92 marque donc la quatrième (?) collaboration des deux et nous propose par le titre "The Sponge", un joli thème principal qui est la boucle reprise sur le morceau de NaS. Il y a quelques temps, j'avais cramé deux autres samples dont un de Sam The Kid. L'autre, je l'ai oublié.
Dernier album de KLIM Beats(merci Y20), "Streetmatic" est dans la parfaite continuité de son œuvre: à savoir samples découpés au katana, ligne de basses tout droit sorties des années 90 et bien sûr, il en va de même pour les sets de batteries. Joli; rien à redire. Une pépite disponible à petit prix...
Bon bah, ils tombent comme des mouches, hein... Encore que Gato, a bien vécu quand même. Une discographie riche et passionnante, un génie se renouvelant à chaque album, voilà ce qu'il faudra retenir du "chat".
22/11/1932 - 02/04/2016
Découvert à l'époque par le maxi de "Broke & copascetic" (que je n'avais pas acheté, d'ailleurs), je fus plutôt assez emballé par l'univers musical du groupe. Sans révolutionner le genre, avec le recul, les instrus bonnes voire même excellentes et les flows très travaillés.
J'ai eu la chance de le trouver chez l'excellent (seul) disquaire HipHop sur Genève et je ne boude pas mon plaisir. Je fais tourner donc...
Phife aura très longtemps porté haut et fort les couleurs du HipHop; faisant parti de l'un des groupes qui aura façonné le Rap pour lui apporter ses lettres de noblesse.
Comme tous les génies, emporté par la maladie... Que dire de plus ?
Bon, le Sampler/Samplé, pour ceux qui pratiquent, j'entends ceux qui passent presque des nuits blanches sur le site Whosampled a écouter du son comme des fous ou encore mieux, ceux qui écoute de la musique à longueur de journée, est un exercice qui permet de faire des découvertes géniales. Comme par exemple pour celui dont il est question aujourd'hui, je m'explique: je cherche du son sur Bandcamp comme un geek, je décide de chercher un peu ce qui se fait au niveau des beatmakers allemand et je tombe sur Hubet Daviz. Pas sur lui littéralement, mais sur sa musique, hein. Le "Framework ep", en particulier. Jolie basses, bon travail sur les samples quand je reste scotché sur "Boardwalk drive". Tiens tiens, ce sample me dit quelque chose. "Sidestep" de Crown City Rockers sur l'album "Earthtones". Mais là, je sais pas. Le fait d'avoir ralenti le bpm comme, le p'tit travail sur le son, le kick de la batterie. Il y a définitivement "un truc". Puis, ces hihats qui d'ordinaire me feraient carrément péter un plomb, ici je les trouve justes.
Du coup, c'est quoi qu'c'est l'originale ? Si je vous dis Eumir Deodato: un mec qui s'est pillé jusqu'à la moelle épinière, vous voyez de qui je parle ? Producteur brésilien de folie qui profité avec Marcus Vallé entre autre(s), du renouveau musical brésilien à partir des années (fin) 60 pour nous offrir de gros classiques de Soul/Funk.
"First cuckoo" n'est pas son album le plus connu, mais il contient son lot de pépites comme ce "Speak low". Je ne peux que conseiller la discographie de Deodato: d'abord parce que c'est bien et ensuite passque c'est vraiment bien. Voilà, 'peux pas vous dire plus.
Bon aujourd'hui, pour ne pas donner dans la facilité, on va parlé de Gang Starr: vous savez, ce célèbre duo de Rap formé par Guru et Dj Premier qui a juste un peu révolutionné le genre. De la technique de flow, de la versatilité et bien sûr côté instrumentation, la mise en place d'une "École" qui, jusqu'à aujourd'hui, fait matière de référence. Bon, ce qu'il faut savoir en parallèle, c'est qu'en dehors de leur duo, Guru & Primo ont eu des projets solos très intéressant. Celui sûr lequel on se focalise cet après-midi est le "Jazzmatazz2 volume 3 avec la piste "Hustlin' daze".
Projet solo de Guru, mais prod. de Primo quand même; Primo, depuis le temps, on le connait. On sait qu'il ne doit pas voire les couleurs et entendre les sons comme le commun des mortels mais même en sachant tout ça, je suis souvent surpris quand je mets la main sur certains des samples qu'il utilise.
Ici, il revisite "Here I am" du groupe The Blue Notes, d' Harold Melvin.
Dès le début, on entend tout ce qui va constituer son travail: la basse, le set de batterie entre autres.
Comme d'habitude avec Premier, de la magie.
"Jazzmatazz" 3 n'est pas à inscrire dans la liste des albums classiques à obtenir, cependant, il y a quelques pépites qui valent largement le détour. Ce "Hustlin' daze" en fait aisément parti. Bien produite, bien rappée et chantée, car on retrouve Donell Jones au featuring: que demander de plus ???
Allez, on va se faire plaisir, comme souvent par ici hein; pour commencer ce week-end qui s'annonce ensoleillé (sur Genève en tout cas), nous allons diffuser des bonnes vibes et un peu d'amour.
"Love & happiness" présente sur "Sex money Moka" sorti en 2014 est un petit astéroïde de bonheur sur lequel est invité à rapper l'alien Lmno. Pour ceux qui n'auraient écouter l'album, il est aussi très lourd.
Trêve de bavardages, excellent week-end à toutes et à tous :) Édit de 2017: je mets l'album tant qu'à faire :)
Une découverte plutôt cool que ce "Away from home", de l'artiste Sufficient. Je n'ai malheureusement aucunes infos à vous donner sur l'artiste car je n'en trouve pas. A la limite on s'en fout tellement le plus intéressant demeure la musique.
Amateurs de Rap Analog, courant qui eût ses heures de gloires au milieu des années 2000, ceci est pour vous. Oscillant tantôt entre anolog et pure musique électronique, Sufficient obtient des ambiances aériennes, quasi-spatiale comme en témoignent l'intro et l'outro. Ajouter à cela de la reverbe sur les samples de voix et vous obtenez un trip musical parfait pour vous accompagner en voyage.
Ceci-dit, pour les défenseurs du "Boom-Bap", ça risque d'être rapidement indigeste: car ce tout, aussi maîtrisé qu'il puisse être, fait très/trop synthétique. Oubliez la chaleur d'un bon sample de Jazz et les odeurs cuivrées d'un vieux sets de batteries.
Après, on sait ce que ça veut dire "Rap analog", alors de mon point de vue, certaines des tracks de cet album valent pleinement le voyage et ça, c'est pas Faust Note qui me contredira.
Bon, en fait, je voulais plus mettre le lien pour l'Ep nommé "An evening with Sasha Kashperko", mais il semblerait que petite beauté ait disparue de Bandcamp... Donc, on se satisfera quand même de LA BOMBE du mini album, même si le son est de qualité médiocre.
Hop-là, après quelques recherches, vous pouvez trouver l'album en entier sur Soundcloud.
Une grosse dédicace aux fans d'Ernest Ranglin et autre John Lee Hooker: "Orbit" est une véritable référence à ces guitar heroes qui ont fait les beaux jours du Blues/Jazz.
Bref, voilà un sacré coup de guitare dont nous pouvons délecter sans modération; Bonne écoute à tous :)
Bon aujourd'hui un peu de Rock Progressif, ça vous dit ? Nan ? Bah vous en aurez quand même.
En 1978, le groupe norvégiens Ruphus sort "Flying colour": groupe qui a traversé les années 70 et s'est forgé une réputation aux côtés d'autres pointures comme Genesis, Pink Floyd ou encore Nektar.
On retrouve bien sûr dans cet album tous les ingrédients du genre mais, sentant le courant s'essouffler un peu, on notera la présence de synthétiseurs façon Herbie Hancock qui les démarqueront des autres productions. Cet ajout électronique est d'ailleurs l'un des passages les plus intéressant dans le morceaux que je propose aujourd'hui à savoir "Flying colours" qui est le nom de l'album. Les sonorités ici sont très proche du Funk d'où la présence (peut-être) des synthés. Le rythme est soutenu et on apprécie les bonnes vibes du clavier vintage. Bien sûr, les vocalises de Syvi Lillegaard font l'essentiel du morceaux: elles sont ici justes comme il faut. Où sur d'autres morceaux, on entend clairement que ce n'est pas une "grande chanteuse" (ça n'engage que moi).
Remis au goût du jour par Madvillain avec la track "Disastrous", sur l'album NehruvianDoom ((Sound Of The Son) que je conseille vivement d'ailleurs) de Bishop Neru et MF Doom. Madvillain est bien à créditer sachant que je ne sais pas quelle est par de chacun dans cette prod.: plus de Madlib ou plus de Metal Finger Doom ??
Toujours est-il que c'est le "thème" principal du son qui est samplé. Rien d'extraordinaire vraiment, tellement la boucle est évidente mais Bishop et Doom se posent tellement bien sur l'instrumentale qu'on pourrait crier au génie... Lourd :)
Le son est écoutable à partir de 28:33