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dimanche 24 janvier 2021

Ile Flottante - Floating island (2021)

Posté dans la shoutbox par l'ami Illogic, ce p'tit 'extented play' d' Ile Flottante est un petit bijou: de ceux à l'ambiance LoFi vaporeuse qui ont fait le succès de ce genre musical ! 8 tracks réalisées de manière soignées pour nous emmener loin, loin, très loin au delà des nuages. Petite préférence pour "Uki-Shima Castle", mais tout le reste se laisse écouter facile.

 Bonne écoute ;)

 

samedi 10 octobre 2020

Kan Kick - SCI​-​EXISTENCE (Art​,​ music​ ,​moments '94​-​'99 (2020))

Bon, Kan Kick comme d'habitude je suis un fan absolu. Quoi que, ses dernières sorties étaient plutôt pas mal mais il me manquait le 'p'tit truc qui fait que'. Ici, justement, ce p'tit truc, je l'ai trouvé...

"SCI​-​EXISTENCE (Art​,​ music​ ,​moments '94​-​'99)" est donc chez KK un album à part entière, bien que regroupant des sons d'une période où il était ultra productif. Ces  dix dernières années ce sont presque 5 voire 6 projets avec des instrus datant d'une autre époque qui nous sont parvenu. Fan absolu, je disais en préambule, mais je voudrais quand même bien savoir ce que ça pourrait donner des sons estampillés 2020. 

Ce qui est bien avec lui, c'est que l'on sait, à deux trois choses près, dans quoi on va baigner: le mélancolique à souhait, des samples de voix et des titres de chansons à la fois très démonstratifs et un peu barrés ("Brings tears to my soul", "Bot followers"). Je vais justement m'attarder sur "Brings tears to my soul": la claque, qui arrive en début d'album, presque sans prévenir quand "Gun dew" est très très jolie introduction. Guitare, caisse claire, set de batterie avec 'hi hats' qu'il sait si bien agencer. C'est ÇA du Kan Kick pour moi. Une recette simple, mainte fois servie mais renouvelée à chaque écoute.

'94-99' donc, partant de ce postulat et ayant tout ce que l'on connait du bougre, l'ensemble est extrêmement cohérent. Toutes les tracks s'écoutent sans que l'on ai envie d'en skipper une. Ça sonne bien et on apprécie le taf de mastering.

Je terminerai par dire ceci: Kan Kick, c'est lourd. Bonne écoute ;)


dimanche 3 novembre 2019

My Man Henri - Mpc's & beatbreaks (2009)

HipHop Hourra se l'a joue nostalgique ces derniers temps... Retour sur une petite compilation qui excité la blogosphère il y a dix ans et qui s'est fait 'suicider' par les artistes tracklistés (à tort, à raison, là n'est pas le propos).
My Man Henri, entrepreneur Canadien (?) sort cette p'tite compilation qui est un amalgame d' artistes confirmés et d'autres en devenir, en 2009, hein. Dans le désordre, Samiyan, Fudge, Declaime, Common, Muhsinah etc...
Je disais donc une fichier qui fut dispo au téléchargement une courte période et qui est devenu assez rapidement 'légendaire' car disparu très tôt; et croyez moi, j'ai cherché, genre beaucoup. Mais c'était sans compter sur l'aide précieuse de Catrom qui l'avait gentiment gardé au chaud toutes ces années. Du coup, je me permets de le reup car il y a presque prescription maintenant, nan ? 
Bref, bonne écoute à toutes et à tous.

Edit (Oiseau): on en parlait déjà ICI


Mpc's & beatbreaks

1 - Intro (Alt.) – J Dilla
2 - Exhibit A (Transformations) – Jay Electronica
3 - Eff This – Samiyam & Hudson Mohawke
4 - Be Acceptable – P.U.D.G.E.
5 - Alll Reddaayy – ADAD/KEYS
6 - JetBoat (Boozina Remix) – Muhsinah
7 - My Comet – Onra
8 - Never Fall In Love feat. Stray – Eric L & Cerebral Vortex
9 - Nature Sounds (Lavender) – Elaquent
10 - Whole Wide World feat. Pattie Blingh – Declaime
11 - Soul Power – Common
12 - On You – De Javaanse Jongens
13 - Ruined My Record – P.U.D.G.E.
14 - Color Of The Space – RLP
15 - 90% Of Me Is You (midtro) – Gwen McCrae
16 - Port Salut – Devon
17 - Believe – Afta-1
18 - Roberta Flack (Mike Slott’s Other Mix) – Flying Lotus
19 - Auuu / Imagine – Brenk
20 - Knockout Kings – Super Smoky Soul & Guilty Simpson
21 - Piece Of Art (rmx) – Lorett Fleur feat. LMNO
22 - Second Synth Song v2 – Jay Scarlett
23 - She Wanna – Hawthorne Headhunters
24 - Rickshaw – Flying Lotus
25 - Was, Is, Will Mathematik
26 - Call To Arms – Harmonic 313
27 - Saturn – Karizma
28 - Her Fav Color – BLU
29 - Like A Purple Shade – Yann Kesz
30 - Shake It Down Pt. 2 – ILLA J
31 - SynthaSizey ft Kissey Asplund – P.U.D.G.E.
32 - too much nebula – Stevo
33 - Apprendre – Leneko
34 - Shangrila – Floating Points
35 - UFOol u – Dyno
36 - Lottahy

jeudi 9 novembre 2017

3LLL - The Nineties® (2017)

Et hop, encore une petite tuerie postée dans la shoutbox par l'ami Illogic: pourvoyeur de Rap instrumental de qualité dosée et depuis... bah je ne sais même plus mais il me semble que ça fait quelques temps que le bougre traîne par ici; et on l'en remercie.
Donc, ce magnifique "The Nineties®" du producteur 3LLL, originaire de Chicago est une jolie surprise; le genre d'album pour lequel on a un coup de cœur immédiat et qu'on se plait à écouter toute une soirée car, les tracks, très courtes, s'enchainent à merveille. 10 tracks ! Comptez 2:30 pour la piste la plus longue: on est donc dans le projet beat tape d'internet classique et gratuit. C'est frais et par moment, ça me rappelle du Knxledge, mais vraiment à l'ancienne.
Allez, bonne écoute à tous et merci encore Illo ;)


samedi 4 mars 2017

Slowy & 12Vince - Undercover Blues (2017)

Posté par Illo' dans la shoutbox, ce "Undercover Blues" du mc allemand Akai47 est une petite douceur: entièrement produit par 12Vince, c'est comme si les sons sortaient tout droit de 94/95. C'est un rafraichissant retour en arrière. 
Pour le coup, (même) entendre du Rap allemand passe bien. Ne me demandez pas ce qu'il(s) raconte(nt), par contre.
Bonne écoute à tous ;)


vendredi 8 avril 2016

KLIM Beats - Streetmatic (2016)

Dernier album de KLIM Beats (merci Y20)"Streetmatic" est dans la parfaite continuité de son œuvre: à savoir samples découpés au katana, ligne de basses tout droit sorties des années 90 et bien sûr, il en va de même pour les sets de batteries. Joli; rien à redire. 
Une pépite disponible à petit prix...
Bonne écoute :)

lundi 24 mars 2014

FloFilz - Das besten von Flo' (Unofficial)

Amateurs d'instrumentales léchées, réjouissez-vous car Yoann nous a concocté une jolie compilation du jeune producteur allemand FloFilz: compilation non-officielle, mais compilation quand même !
Pour découvrir qu'en Allemagne aussi on a un certaine idée du HipHop instru, une idée qui me plaît en tout cas !
À consommer sans modération ;)



1 - No mind
2 - Tito
3 - The Scale
4 - Oru
5 - Jazzjazzjazz
6 - Shenk
7 - Showdown
8 -Halcyon
9 - All your credits
10 - Toori
11 - Papetti
12 - Mosquito

lundi 21 octobre 2013

Kev Brown - Brazil dedication

Il y a quelques temps, Kev Brown s'est mis en tête de délaisser son Maryland natal pour faire une sorte de tour du monde musical: HipHop trip joliment commencé par un arrêt par Johannesburg avec le "South Africa dedication". Il remet donc le couvert tout récemment et transite par Salvador de Bahia et Rio de Janeiro et nous offre "Brazil Dedication".
Justement, ce "Brazil dedication" dont le lien a été posté dans la shoutbox par Y20 est une jolie surprise. Avec des samples beaucoup plus "colorés", on a du mal à reconnaître la pâte Kev Brown, sauf sur "A melodia". 
Comme à peu près les premières sorties du Kev, ce sont des mini albums que nous avons là, donc c'est courts, très court même mais ça n'enlève rien au plaisir de l'écoute. Allez, on vous donne en prime le "South Africa dedication"
Le tout étant isponibles dans de belles édition vinyles colorées chez Redef Records.
Faîtes-vous plaisir ;)

jeudi 17 octobre 2013

Ohmega Watts - Piece of a dream

Ohmega Watts, sorte de fils spirituel de Mos Def reviens en cette fin d'année avec un nouveau bébé appelé "Piece of a dream", qui sort sur "Mellow Orange".
Album lâché dans la shoutbox par 4Hom', d'ailleurs on te remercie mecton...
À la première écoute, on se trouve quelque peu confus: la production est assez loin de ce que l'on a l'habitude d'entendre avec Ohmega: ici, on se trouve à carrefour du dernier FlyLo et de Dam Funk mais le tout quand même avec quelque chose qui fait le lien avec ses travaux les plus anciens.
Il a tenté une nouvelle approche, que je salue volontiers par exemple sur "Jusswana" ou encore "Good fun", mais pour laquelle j'ai un peu plus de mal sur "Cosmo knotts" ou Dream sequence".
Le morceau qui illustre au mieux mon propos est je pense "Rocka rhyme".
Je ne peux pas dire que je suis conquis, ni que je n'ai pas aimé; je le trouve surprenant en bien des points. Ce qui est sûr, c'est qu'il me faudra encore quelques écoutes pour me faire un véritable avis.
Bonne musique à tous ;)

dimanche 8 septembre 2013

Le Sampler/Samplé du dimanche...

On remercie Catrominho d'avoir posé le samplé dans la shoutbox...
Monty Alexander, génie du Jazz, génie du piano, qui a laissé bon nombre de classiques dans son domaine et fatalement, a contribué à l'essor du HipHop en sa qualité d'artiste samplé !
Il fait partie, avec Ernest Ranglin avec qui il a fait un album, de ces jazzmen Jamaïcains qui ont réussi à démontrer que l'île caribéenne n’était pas que la patrie du Ska et Reggae, mais aussi du Jazz.
En 2002 sort la compilation 'Concord for café après-midi', sur laquelle on trouve le génial 'Speak low*' qui se trouve être un covert de Bill Evans, composée en 1956.
'Speak low' est joliment remise au gout du jour par le duo californien The Sound Providers sur l'album 'An evening with The Sound Providers' (opus que je vous conseille fortement, d'ailleurs).
Duo très actif au début des années 2000 et qui se fait plus timide depuis quelques années.
Bon dimanche à tous ;)

*Disponible initialement sur l'album 'Facets' sorti en 1996




lundi 6 mai 2013

HipHopHourra fête ses 5 ans !

5 cinq ans d'activité(s), nom d'un chien: c'est pas rien, hein !?!!.
Bon contrairement aux précédentes années, je n'ai pas grand chose à dire à par que je sais que la fréquence de post est moins soutenue que par le passé mais, ça devient difficile d'aller chercher du putain de son sans avoir autant de temps qu'auparavant pour l'écouter: ça m'embête un peu de poster des albums sans les avoir testés... mais il n'y a pas que ça, il y a aussi ma vie à côté du blog et toutes mes autres activités.
Bref, je ne me plains pas mais vous dis juste que bien qu'à certaines périodes je me suis posé quelques questions, j'ai toujours la volonté de garder HipHopHourra ouvert donc, la fête continue quoi !
Ai-je besoin de rappeler tous ceux que je remercie de faire vivre cet espace (bien souvent mieux que moi) ? Ouais, je crois ouais. Vizu, Faust, Cheeks, StoOf, Catrom, Y20, Mero, Efra, LoveHipHop, Nsia et bien sûr tous les anonymes qui font que nos compilations maison sont téléchargées parfois à plus de 200 clics: Merci !


mardi 6 novembre 2012

Fat Jon - Rapture kontrolle (2012)

Fat Jon nous revient en fin d'année avec un nouveau projet instrumentale et ce, pour notre plus grand plaisir. Plus besoin de présenter le bonhomme, si ? Five Deez, Rebel Clique, 3582, des productions à droite à gauche, Beautiful Killing Machine et bien sûr sa série d'albums d'instru initiée avec 'Humanoid erotica' sorti sous l'alias Maurice Galactica.
Allez, on reprend sa réspiration...

Sâchez que 'Rapture kontrolle' est la suite d' 'Humanoïd erotica'. Rappelons brièvement le quelques faits sur le premier opus: en 2001, le Fat est un peu chaud bouillant, il sort avec son groupe Five Deez 'Koolmotor' et avec son autre groupe, celui-ci éphémère, 3582 (J. Rawls & Fat Jon), sort 'The Living soul'. Projets relativement Rap qui sont accueillis favorablement pas la critique, professionnelle et populaire. Mais quand arrive 'H.E.', les gens ne comprennent pas trop. Album boudé (à tort) à la sortie, il est par la suite élevé au rang de classique, une fois l'orientation musicale de Fat Jon bien comprise de tous (écoutez entre autre 'Afterthought', les bandes originales de Samouraï champloo et 'Lightweight heavy')

'Rapture kontrolle' est joli; très joli même. De la première à la dernière piste on se sent tout de suite happé par l'univers de Fat Jon, qu'on soit un initié ou non, d'ailleurs.
14 pistes, construites toujours d'après le même schéma FatJonesque, mais toujours aussi fascinant. Samples de voix, violons, basses discrètes, les ingrédients de base du natif de l'Ohio sont toujours les mêmes mais pourtant il arrive toujours à nous surprendre.
Où justement le premier opus proposait des pistes à deux phases, ici elles n'évoluent pas vraiment.
45 minutes, pas plus, pas moins pour écouter, entendre, percevoir la vision du HipHop instrumentale façon Fat Jon. 

On remerciera bien évidemment Efra pour avoir poster l'album dans la shoutbox.
Bonne écoute à toutes et à tous ;)



Rapture kontrolle

1 - Thoughtform
2 - Divided ascension
3 - Magic flute
4 - Eternal type satellite
5 - Galaxy class
6 - Losing you
7 - Little green book
8 - Intellect bombs
9 - A wingman supreme
10 - Various randoms
11 - The Prowess
12 - Pain of a cultured night
13 - THirdbass allday
14 - Just a moment

mercredi 12 septembre 2012

Musique classique: Acte 3 - Guru (de GangStarr), grandeur et décadence

Article proposé par '4Hommes'

Guru est décédé à l'hôpital le 19 avril 2010 à l'âge de 43 ans, suite à une longue bataille contre le cancer, cela après une série d'annonces prédisant sa guérison. Il avait expressément demandé que l'on ne prenne de ses nouvelles que via « SuperProducer » (?) Solar, son manager depuis sept ans. Ce qui eut pour conséquence de créé une polémique autour d'une lettre que le rappeur aurait rédigée, alors qu'il était dans le coma... petit tour d'horizon sur une des légendes du HipHop.
Bon, la biographie, je vais faire vite parce qu'on s'en fout un peu. Guru, de son vrai nom Keith Elam, est né à Boston le 17 juillet 1966. Guru signifie, soit « Gifted Unlimited Rhymes Universal», soit (version religieuse) « God is Universal; he is the Ruler Universal ». En effet, Keith Elam était assez proche de l'organisation poilico-religieuse 'Nation of Islam'.
La vraie histoire commence en 1985 lorsque le groupe 'Gangstarr' est formé par deux graffeurs de Boston, Guru (alors connu sous le nom de Keithy E. The Guru) et le DJ 1,2 B-Down. Quelques producteurs gravitaient autour de ce petit groupe. Quelques démos sortent, qui attireront rapidement l'attention du label 'Wild Pitch Records' qui signera Gangstarr en 1987. Le groupe ainsi formé sortira 3 vinyls. On est bien d'accord, à cette époque, DJ Premier est inconnu au bataillon et n'est pas lié, de près ou de loin, à Guru.
Premiers sons de gangstarr:





En 1989, le groupe se sépare et seul reste Guru. Rapidement, DJ Premier, alors à l'université de Houston, lui envoie une beattape qui séduira Guru. Ils restent en contact, puis Primo rejoint Gangstarr. Le groupe s'établit alors à New York. En 1989 paraît leur premier single, 'Words i manifest'. La touche de Primo n'est pas encore claire et nette, et le groupe se cherche un peu. La touche jazzy ressort tout de même assez nettement et sera encourageante pour la suite.


S'ensuit la sortie en 1989 du premier album à proprement parler de Gangstarr, toujours sous 'Wild Pitch'. 'No more Mr. Nice guy' reçoit une critique mitigée et un succès commercial relativement important au vu du caractère confidentiel de l'album. La présence de « Jazz Thing » sur la BO de Mo' Better Blues, réalisé par Spike Lee, y a sans doute participé.
« Jazz Thing »: http://www.youtube.com/watch?v=ap84VqJSCRQ L'album s'est vu reprocher une certaine « facilité » et un manque de profondeur dans les beats de DJ Premier, et un manque de profondeur dans les lyrics de Guru. Il est vrai que la patte Gangstarr et la marque de fabrique du groupe ne ressort pas encore clairement. Néanmoins, quelques tracks 'classiques' en imposent déjà dont le 'DJ Premier in deep concentration', (qui aura droit à son hommage par DJ babu ici:http://www.youtube.com/watch?v=2_yNXdyUplk), 'Conscience be free' et bien sûr 'No more Mr nice guy'.


En 1991 sort 'Step in the Arena': la critique encense immédiatement cet album, qu' IGN classera plus grand album de tous les temps. Les ventes seront élevées, car 'Step in the Arena' est aujourd'hui classé 19eme album de HipHop et 121eme album tous styles confondus le plus vendu aux États Unis. Des sonorités très jazzy, avec des samples puisés dans le répertoire Soul/Jazz/Funk, des batteries très « DJ premier », des scratchs disséminés astucieusement, et le flow de Guru. La patte Gangstarr que l'on commence tout doucement à mieux reconnaitre, notamment sur 'Check the technique', sur 'Who's gonna take the weight ?' (tracklisée pour GTA IV) et bien sûr 'Just to get a rep'.





En 1992 sort le troisième album du groupe, 'Daily operation', dans lequel les lyrics et le rap de Guru ont gagnés en maturité et les instrus de Primo en qualité. L'album se classe 65eme des ventes générales et 14eme des ventes Hip Hop. 'Take It personal', une des tracks de l'album se classera même numéro un des ventes Rap cette année là. L'influence Jazzy ressort peut-être encore d'avantage que sur les albums précédents.
'Daily operation' nous a livré de jolis tels que 'Take it personnal', 'Interlude 92' et surtout 'Ex girl to next girl'.





En 1993 sort la bombe 'JazzMatazz' et son premier album solo, pour lequel il s'affranchit de DJ premier pour devenir son propre producteur. Il invite quelques grands noms du Jazz à jouer: Lonnie Liston Smith, Donald Byrd, N'Dea Davenport pour ne citer qu'eux. En bon francophile, il invite même MC Solaar à poser sur le génial « Le bien, le Mal » où les deux rappeurs semblent en symbiose parfaite. Côté musical, les productions sont grandioses et Guru prend son pied sur ces instrus symbolisant parfaitement la fusion entre Jazz et HipHop. En ressort un de mes 5 albums préferés de tous les temps.
Difficile de filtrer 'les bons' morceaux, toutefois 'Le bien, le mal' sur lequel est invité Mc Solaar et le délicieux 'Down the backstreet' avec Lonnie Liston Smith se détachent légèrement des autres.





En 1994 paraît le 4eme album de Gangstarr: 'Hard to earn'. L'album surfera sur la lancée des précédents pour se placer 25eme des ventes de l'année et second des ventes Hip Hop. Il est loin d'être mon album préféré tant il marque une rupture dans le style avec les albums précédents. Le groupe a tenté une approche agressive là où le Jazz faisait auparavant miracle. On trouve également plus de
collaboration avec d'autres artistes, notamment Jeru the Damaja, qui avait lancé sa carrière grâce à une apparition sur 'Daily Operation'.




En 1995, Guru poursuit sa petit quête du Jazz Rap en sortant le deuxième opus de sa quadrilogie "Jazzmatazz" avec le bin nomé "The New reality". Son acolyte DJ premier produit une petite track de l'album, et les invités se succèdent toujours autant aux instruments. Donald Byrd, Dee Cee Lee, sont à nouveaux de la partie et de nouveaux noms font leur apparition. La tendance au featuring avec des rappeurs français se précise puisque Lucien pose un couplet de haut vol sur "Lifesaver". Peut être un peu moins bon qualitativement que le premier volume de la série, il reste excellent, et varie les tempos et instruments utilisés avec brio.





Un album-tournant dans les carrières de Gangstarr et DJ Premier plus particulièrement. 4 ans après un "Hard to Earn", "Moment of truth" marque un renouveau. En effet, le style musical a évolué et les sonorités jazzy ont laissé place au style propre de DJ Premier. Si ce dernier garde ses instrus en rythme binaire, il utilise désormais également des samples non « mélodiques » (Robin Hood theory). De même, Guru a pris de l'importance dans le milieu du HipHop et n'hésite plus à jouer de son statut d'icône. Le duo invite d'avantage de rappeurs qu'à l'accoutumée: on retrouve des grands noms tels que Inspectah Deck, Scarface, MOP, et d'autres moins cotés tels que G-Dep ou Freddie Foxxx. L'album plaît au public et, bien aidé par les critiques enthousiastes, l'album se classe 6eme des ventes de l'année et numéro des charts Hip Hop. Il est aujourd'hui considéré comme étant l'album le plus abouti du duo. Et surtout Moment of Truth" (re-samplée par la suite par Iam), la track numéro 8, représente pour moi la toute meilleure chanson produite par les deux acolytes, tant niveau du texte que du flow de Guru:

« Why do bad things happen, to good people? Seems that life is just a constant war between good and evil The situation that I'm facin, is mad amazin to think such problems can arise from minor confrontations Now I'm contemplatin in my bedroom pacin Dark clouds over my head, my heart's racin Suicide? Nah, I'm not a foolish guy Don't even feel like drinking, or even gettin high Cause all that's gonna do really, is accelerate the anxieties that I wish I could alleviate »

Rien à ajouter !!









En 2001, Guru sort son premier album solo hors "Jazzmatazz": "Baldhead slick & da click". C'est une sorte de projet collaboratif: il y invite de nombreux producteurs à composer dessus, notamment The Alchemist, DJ premier ou encore DJ Spinna. Là encore, comme pour le "Jazzmatazz 3", on ressent une diversité de styles qui ne conduit pas à une unité dans l'album. Un grand nombre de rappeurs vient également participer au projet, avec quelques gros noms tels que Killah Priest, Timbo King, Big Shug, Krumbsnatcha, Ice-T et d'autres inconnus dont Squala Orphan, Kaeson, Lae D-Trigga,... L'album sera un échec commercial marqué.




 Sixième (et dernier) album des deux compères, "The Ownerz" est sorti en 2003. DJ Premier a affirmé son style, avec des sons marqués par des samples courts et répétitifs. Là encore, les ventes sont importantes, puisque l'album termine 18eme des charts et 5eme album de HipHop cette année là. Les critiques sont encore une fois bonnes pour l'album, même si elles sont marquées par déjà cet opus comme la bombe ultime. Les rappeurs invités font très rarement la différence; Snoop Dogg et Jadakiss sont indigents. Si Guru rappe toujours aussi admirablement (Riot akt!), les productions de Primo sont en demi teintes et n'arrivent pas à égaler l'album précédent. Semi déception donc pour cet album-ci.






La éparation:

La cause de la séparation entre les deux génies n'a jamais vraiment été connue. Directions musicales différentes ? Problèmes relationnels (du genre qui est le meilleur d'entre nous ?). De mauvaises langues iraient même jusqu'à dire que c'est Solar qui les a sépaés et éloignés l'un de l'autre. Pourtant le personnage a l'air tellement honnête... Bref, toujours est-il que les deux compères se sont séparés en des termes étranges. En 2005, Guru annonce que le groupe n'existe plus, et que ce n'est pas un simple break. Guru fait même la tournée Gangstarr avec un autre DJ... Quelques mois plus tard, DJ Premier dit que pour lui Gangstarr n'est pas de l'histoire ancienne: "If I confirm it, then it’s official. If I don’t confirm it, then we still together". Pour Guru, la page est tournée: il ne veut plus jamais travailler avec DJ Premier et Gangstarr ne l’intéresse plus. En 2007, Premier relance son ex compère: "If Guru wants to do it I’m down, it’s really up to him. He’s the one that said we should pause for a minute and if that’s how he feels fine by me. If he calls me tomorrow and says I’m ready to start, I’m ready."

L'élément majeur de la brouille entre les deux personnages semble être Solar, le mec qui s'autoproclame « Superproducer » (alors que ses prods sont en dessous de tout.) Ce douteux personnage, décrié par Statik Selektah (producteur et DJ pour Qtip, notamment, ou encore Saigon) comme étant malfaisant et irrespectueux: "People are mad, and I am too. I hope Guru wakes up and someone has an explanation. Because this other guy, ’super producer’ who’s never produced a good beat, he ain’t gonna be accepted". Lire l'intégralité de l'interview ICI.
Toujours Statik Selektah, sur twitter: "Ne faisons pas de ça l'affaire de cette personne diabolique derrière ce communiqué, célébrons plutôt la vie et le travail de Guru".
Il semblerait en effet que Solar ait compètement lavé le cerveau de Guru (à la manière d'un gourou ?) pendant que ce dernier sombrait dans l'alcoolisme. Une relation perverse qui a mené Guru à une fin de carrière assez triste, tant niveau musical que familial. Mais nous reviendront la dessus par la suite.



Mettons de côté les histoires entre Guru, Solar, Premo, les rumeurs, etc.. et concentrons nous d'avantage sur l'album à proprement parler. Guru souhaite produire du 'Real HipHop' pour 2005, différent de ce qu'il a produit précédemment.
Dès le départ, le bonhomme rompt avec le style 'GangStarrien' et avec les instrus ciselées de Primo, tout comme il dénigre son propre Jazz-Rap pour partir vers un style plat et quelconque. Rien que la pochette du CD annonce le virage 'commercial' d'un des meilleurs MC jamais vu. Loin des sympathiques visuels de la série Jazzmatazz, on retrouve ici un Guru montrant ses jolis muscles dans un marcel ridicule. Les lyrics ne volent pas plus haut et Guru en fait des tonnes pour rappeler qu'il est toujours présent après presque 20 ans. Décevant donc, même dans ses thèmes dénués d'intérêt et se rapprochant des productions formatées. En fait, ce sont les invités qui font la différence. Talib Kweli, toujours irréprochable, améne dans ses bagages l'attachante Jean Grae. L'instru mitonnée par
Solar est une fumisterie énervante, dommage... Si certaines instrus sont purement insupportables, d'autres parviennent à attirer l'oreille (Kingping, Surviving tha game).
Dans l'ensemble, c'est pour l'époque le plus mauvais album de Guru. Mais attendez, il en sort d'autres par la suite.






2007 et moi qui me dit: "Oh chouette, 'Jazzmatazz'". Un peu déçu par le troisième opus, je suis confiant en me disant qu'il va pas rester sur un échec et repartir sur de bonnes bases. Album entièrement produit par Solar (Guru ne fait que rapper, Solar lui a même pris son projet), c'est clairement le plus mauvais album de la série, bien que quelques titres sortent du lot, notamment le "Living legends" avec David Sanborn (bien que l'alchimie entre le rappeur et la prod ne soit plus la même). Les pauvres rappeurs de Slum Village n'arrivent jamais à trouver le rythme sur "Cuz I'm Jazzy" qui, pourtant, est la meilleure de l'album avec "Universal Struggle", qui aussi pourrait trouver sa place sur le deuxième opus en terme qualitatif.







Hélas, on plonge dans le médiocre et le mauvais goût. Jeu de mot facile, on dira que Guru s'est perdu. Il continue sa démonstration d'égo surdimensionné (pendant que DJ Premier reste humble) et n'hésite pas à dire que DJ Premier lui doit tout et que cet album est le nouveau HipHop. Mis à part un instru de 'Lost & found', le reste des productions est piteux et Solar nous montre sa méconnaissance du HipHop en balançant des trucs aussi indigents que "Divine rule".
Le clip est un concentré de mauvais goût comme mêmes les allemands ne savent pas faire sur la plage en tong/chaussette, et la musique va bien avec niveau médiocrité. Bref à oublier d'urgence dans la discographie de Guru. Évidemment, cet album sera un échec absolu. Et pour appuyer la bizarrerie de l'album, on citera l'usage débile de l’auto-tune sur de nombreux morceaux (dont un avec Omar, un des rois de la soul anglaise...). Bref, aucun goût ni qualité à ressortir de ce truc. Allez pour rigoler, on sortira la pochette digne d'un gamin de 2 ans sur Paint. En fait ce qui m'interpelle le plus, ce n'est pas vraiment la pauvreté des productions de Solar, mais bien d'avantage ce qu' était devenu Guru ces derniers temps. Je ne comprends pas qu'un mec ayant côtoyé tellement de vrais musiciens, graphistes, ait pu laisser passer cette merde. Il est passé d'une véritable légende au son unique, aux lyrics acclamées par la critique ("Moment of Truth", vous direz ce que vous voulez mais bon...) et à la réputation de précurseur du HipHop Jazz au statut de quoi ?: difficile à dire, rappeur sans génie vidé de toute substance et ayant succombé à l'appel du fric ? Il a voulu se mettre dans la mode 'bling bling' ? Quelque part, pour sa carrière et le monument qu'il a été, il est peut être préférable que ça s'arrête maintenant avant qu'il ne sorte d'autre choses.
Si vous voulez bien rire, allez la-dessous: "Divine rule"



Le ZÉRO absolu !


La fin d'un mythe:

Je vous ai rapidement brossé l'histoire purement musicale du rappeur, sans m'attarder sur les mixtapes en tous genres qui sont sorties: notamment la désastreuse "Back to the future". Il est désormais temps de parler de l'imbroglio qui entoure sa mort. Rappelons les faits: tout d' abord, Guru souffrait d'un cancer depuis plus d'un an. Puis, en début d'année, les choses se compliquent: de l'aveu du neveu de Guru, Justin Elam Ruff, "Il a été admis dans un hôpital de New York le mardi 2 février. Sa famille n'a pas été mise au courant jusqu'au 16 février. Ça veut dire que deux semaines sont passées avant que la famille soit mise au courant." Bref, Solar frappe un premier coup en refusant de donner des nouvelles à la famille.
Le 28 février, Guru est victime d'une crise cardiaque et est plongé dans un coma profond. Le 1er mars, il subit une première intervention chirurgicale, puis une deuxième par la suite qui aurait entrainée une complication pulmonaire. Il décède finalement d' anoxie le 19 avril 2010. Sa sœur Patricia publia sur le blog de Dj Premier: "GURU suffered from multiple myeloma for over a year. Accrued complications from this illness led to respiratory failure and cardiac arrest. As a result, GURU was in a coma from mid February
until his death and never regained consciousness. Early on the morning of April 19th, he became hypertensive due to low blood pressure. He again went into cardiac arrest and slipped away from us
".

Et le flou...
C'est d'avantage ce(lui ?) qui gravite autour de la mort de Guru qui pose problème et amène des questions. Tout d'abord, quel rôle a joué Solar en interdisant la famille, ainsi que les membres de la 'GangStarr Foundation' et les anciens collaborateurs de Guru (dont DJ Premier et Biggest Gord), de rendre visite au rappeur sur son lit d'hôpital. Le neveu de Guru, Justin confirme d'abord qu'il y avait bien deux listes pour les visites à l'hôpital et il ne faisait pas partie des personnes recevables. Il a finalement pu rentrer en contact, au téléphone, avec Solar, qui l'aurait rejoint rapidement avec sa femme. Sur place, Solar aurait dit à Ruff qu'il n'aurait jamais dû venir avec les personnes qu'il avait avec lui parce que c'était des affiliés de Gang Starr. (source http://www.paperblog.fr/2919924/justin- elam-ruff-rencontre-solar/)
Solar, dont le nom revient un peu trop souvent, avait annoncé le rétablissement du rappeur alors que ce dernier aurait été, à ce moment là dans le coma. Et, à l'heure du deuil et des larmes dans la communauté HipHop, le 'Superproducer' n'ayant jamais dropé un seul instru de qualité balance une lettre de derrière les fagots faisant l'effet d'une bombe. En effet, celle-ci allume assez méchamment DJ Premier et ne fait qu'encenser Solar. Ce dernier soutient que c'est Guru qui l'a écrite (pendant qu'il était dans le coma évidemment). Vous pouvez lire en inégralié cette fameuse lettre ICI.

En bref, il encense Solar "My loyal best friend, partner and brother" au moment où ce dernier commençait à être la cible des railleries du milieu HipHop décriant sa nullité.
Plus fort, ce passage mérite notre attention: "(...) I do not wish my ex-DJ to have anything to do with my name likeness, events tributes etc, connected in anyway to my situation including any use of my name or circumstance for any reason and I have instructed my lawyers to enforce this. I had nothing to do with him in life for over 7 years and want nothing to do with him in death. Solar has my life story and is well informed on my family situation, as well as the real reason for separating from my ex-DJ. As the sole founder of GangStarr, I am very proud of what GangStarr has meant to the music world and fans (...)”.
Un règlement de compte plus que suspect dans lequel il dit que DJ premier n'avait plus rien à voir avec lui et que ce dernier n'avait plus le droit d'utiliser Gangstarr. Seul fondateur de Gangstarr, c'est historiquement vrai, mais musicalement faux évidemment.
"(...)Je n'ai rien eu a voir avec lui pendant 7 ans, je ne veux rien avoir à voir dans la mort (...)".

By the way, RIP Guru :'], it's better now.



vendredi 31 août 2012

Dj Logistik - Streetly HipHop (1998)

Cette review a été rédigée par Yoann

Dj et beatmaker de renommée depuis les années 90, Dj Logistik alias Logilo a collaboré avec (entre autres) Les Sages Poètes de la Rue ou Puzzle. Son nom vous évoquera peut-être les Logilo Mix Tapes dans lesquelles il mêlait Hip Hop Fr et US et proposait des remix inédits (comme celui-ci) qui souvent surpassaient la version originale.  
Aujourd'hui, c'est "Streetly Hip Hop", une tape de 97 entièrement instrumentale qui est à l'honneur et dans laquelle on retrouve de nombreux beats utilisés pour ces excellents remix.
17 plages instrumentales de deux minutes composent cet album qui compte aussi la participation de Melopheelo et Dj Stofkry.
Les amateurs de grosses boucles et d'instru smooth et jazzy y trouveront assurément leur compte.

1 - The HipHop sound
2 - Saturday nite
3 - Me & my crew
4 - Hoppy together
5 - Synoceltik
6 - The Freestyle
7 - Look at my shoes
8 - Keepin' it real
9 - Hey hey (What's up)
10 -Here comes life
11 - Smooth & icey
12 - Spinnin' head (prod. par Melopheelo)
13 - My planet
14 - Voyage minded
15 - Make a man
16 - Fonky beat (prod. par Stofkry)
17 - Children in a dream

samedi 28 janvier 2012

Mad Men - Mad Men on arrival (2002)

Hello les gens, une fois n'est pas coutume, deux liens à toper; en effet nous nous intéressons à un double LP "Mad Men on arrival" par les Mad Men, sorti en 2002.
Les Mad Men... groupe composé de Declaime, Poppy et... Kankick, beatmaker faisant partie des artistes plébiscités ici, à HipHop Hourra. À l'écoute des instrumentaux formant le second vinyl, on comprend pourquoi...
Des drums posés mais déterminés, formant des colonnes vertébrales rythmiques sur lesquelles quelques mélodies viennent planer... Des beats laidback aux sonorités jazzy. Mais en version Kanzulu. Je veux dire par là que l'on ressent une ambiance particulière, ce mec sait apparemment dire beaucoup en peu de sons avec une patte immédiatement reconnaissable; ce qui est la marque des plus grands, comme chacun sait.
Les versions originales, rappées par les compères sur la première partie, apportent un supplément d'âme à ce disque déjà bien habité... Et en effet Declaime nous fait comme à son habitude penser - toutes proportions gardées bien entendu - à une sorte de chamane Hip Hop sur Mad Mad World notamment.
C'est parti pour une heure de son enfumé propre à se faire décrisper le plus stressé des tendus... D'ailleurs oubliez votre meuf/votre mec qui vous prend la tête, oubliez votre patron, ne pensez plus à la crise ni aux enfoirés qui font du blogwalking.
Enjoy.

Rédigée par FCheeks pour HipHop Hourra - 3H 2012



lien mort

1 - Mad intro
2 - M.A.D.M.E.N.
3 - Kanstructivist
4 - Mad Men on zrrival
5 - Madcrew Interlude
6 - Mad mad world
7 - Sex rhyme
8 - Mad outro

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Édit de Jyuza: Cette chronique de Cheeks a été ajoutée à notre post consacré à Kan Kick, que vous pouvez consulter à tout moment I C I !

lundi 5 décembre 2011

K-Def - Night shift (2011)

Alors K-Def, est à ranger du côté des producteurs sous-côtés à l'énorme talent. Souvenez-vous des quelques productions bien senties qu'on pouvait trouver sur 'Here come the lords' des Lords Of The Underground comme 'Funky child', 'No pain' ou encore 'Faith': c'était lui ! Sur 'No mercy' des Youngstas, 'Reality' et 'Mad props' sortent (entre autres) de son studio.
Il est le genre de prodo qui a traversé les eighties en conservant ce son et surtout cet état résolument 'à l'ancienne' ou encore 'ghetto'.
Après coup sur coup trois albums d'instrumentales sortis ces trois dernières années, il revient avec un projet toujours à dominante instru, mais où vous pourrez trouver quelques featurings bien pensé avec des vieux de la vieille: Rob O et Raw Poetic.
K-Def propose ici un p'tit album avec (seulement) treize pistes dont une bonus track; mais, personnellement, je préfère avoir la qualité que la quantité (c'est que me dit tout le temps ma femme).
Treize tracks donc qui courent sur une petite demi heure et surtout qui sentent bon le bon HipHop comme on l'aime. On appréciera particulièrement le p'tit remix 'Escapizm', vrai/faux hommage à Pete Rock, sur lequel vient rapper Rob O, le soldat de toujours. 'Slow two step', pour son lent tempo et son beat épuré et ce petit sample de voix tout timide. Et bien sûr le 'Time change' qui régalera tous les amateurs de feu Nujabe.
Une utilisation maligne des samples qui ne fait pas du tout 'grillé' donne à cette galette tout le cachet vintage qu'il faut.
Pour ma part, ce sera ici un joli sans faute de la part de K-Def et surtout la confirmation que les 'anciens' ont encore de beaux restes. Vous auriez vraiment tort de ne pas le dl et SURTOUT L'ACHETER !!!
Je remercie une fois de plus Yoann pour avoir posté le lien dans la shout. 
À toutes et à tous, bonne écoute :).


K-Def - Night shift

1 - Escapizm F. Rob O
2 - Driving
3 - Supa heath
4 - From da brain
5 - Night owls F. Raw Poetic
6 - Indian juice
7 - Sparkle
8 - Slow two step
9 - For Def sakes
10 - Birds flying hig
11 - Time change
12 - High stakes
13 - Bonus track

mercredi 9 novembre 2011

Onra - Chinoiseries Pt. 2

Tout d'abord, merci à Cheeky pour le lien...
Onra, l'un des meilleurs prodos français du moment, nous revient avec un très attendu 'Chinoiseries deuxième partie'. Quand FCheeks nous a proposé le lien, je me suis tout de suite demandé pourquoi n'avais-je pas (ou plus) écouté le premier ? Quelques minutes d'écoute et la réponse me fût aussi limpide que l'eau de source dans une contrée où cette p*tain d'humanité n'a pas encore mis les pieds !!!

Quelques trois années après son le premier opus, quatre après un superbe 'Tribute', album à créditer aussi à Quetzal, 'Chinoiseries numéro 2' nous arrive donc (officiellement le 15 novembre) dans cet océan de Rap français, édulcoré, simplifié à mort et vidé de toute sa substance pour toute cette génération de jeunes en perte de repères, non pas musical, mais musicaux et qui... Ouhlà, je m'égare (du Nord)...
Donc, j'ai bien écouté cet album: ce superbe album même. Bien produit, des samples bien utilisés, une belle variété de beats, des basses justes comme il faut et surtout une réelle cohérence et un superbe enchainement de pistes. C'est vraiment du beau travail.
Avec une sortie comme celle-ci, Onra confirme juste encore plus qu'il est l'un des meilleurs prodos mondiaux.
Cependant, je reviens à ma petite question 'pourquoi n'ai-je pas le premier opus ?', parce que ce taf, je le répète, bien que propre se réfère bien trop à la référence du genre, à savoir la série des 'Beat conducta' de l'enfoiré de Madlib. 
Cette reprise/remise au goût du jour de samples dits exotiques à la sauce HipHop, l'alter égo de Lord Quas nous en sort depuis maintenant près de treize ans. 
Pourquoi je n'ai pas acheté 'Chinoiseries' ? Parce que ça ressemble trop à du Madlib !
Pourquoi je n'ai pas gardé 'Chinoiseries' dans ma blibliothèque iTunes ? Parce que j'ai déjà beaucoup (TROP) de Madlib.
Mais je me répète, c'est du très bon Onra, mais ici, j'aurai voulu qu'il prenne plus de risque(s) et qu'il essai une autre approche dans son sampling et plus encore, enfin qu'il surprenne tout simplement quoi. J'ai beau avoir surkiffé le 'Tribute', je trouve que ces deux albums n'ont pas la même démarche:
-'Tribute' est l'album par lequel Onra rentre dans le biz, du genre "voyez les gars, je m'appelle Onra, je fais du son, j'aime Pete Rock Jay Dee et tous les autres tarés et voici mon hommage au vrai HipHop".
GRANDIOSE !
-'Chinoiseries Pt. 2', s'inscrit dans le cadre de la continuité d'une carrière bien entamée et surtout sans accroc, plus un truc du genre "salut les gars, c'est encore moi. Voilà la suite de 'Chinoiseries'. Point barre'.
DOMMAGE !
Bref, vous l'aurez compris, cet opus, à mon sens, s'adresse aux gros fanatiques d'Onra et surtout des 'Beat conducta', tant les parallèles sont hélas trop nombreux. De ce fait, si vous êtes comme moi, ce sera juste un superbe album d'nstrumentales de plus; donc, pas nécessairement indispensable à l'achat.
Mentions spéciales pour les deux grosse tueries que sont 'Warrior's pride' et 'Snakes & smoke'.
Puis, s'il y a quelqu'un sur le blog qui connait un peu la série de mangas et films sur Kozure Okami, je voudrai savoir si 'Like father, like son' est tirée de l'OST de la série. Merci d'avance :)

Sur ce, jeunes gens, jeune Jeanne, bonne écoute (Un lien est toujours disponible dans la shoutbox, jusqu'à quand ???)

jeudi 11 août 2011

Kan Kick - Seeing spirits EP

Voilà les gens, on remerciera l'homme qu'on appelle Catrom pour ce joli cadeau: la conversion mp3 du 'Seeing spirits EP' de Kan Kick.
Sorti (en quantités limitées) un peu dans la confidence (comme pour la plupart des projets de K.K.) cet EP reprend quelques sons du 'Seeing' sorti en 2005 et en profite pour mettre la lumière sur quelques nouveaux. Rien de bien vraiment méchant quand on connait le bougre, cela dit, pour les collectionneurs et autres Kan-addict, ça reste une superbe sortie en attendant 'Rummage to royalty'. On notera aussi que Ras G est le producteur exécutif de ce projet: je sais ne pas si c'est juste pour cette version, la première, ou les deux.
On va se répéter, MERCI Catrom pour le lien.


Seeing spirits EP (lien mort)

1 - Morning intro
2 - Kanstrumentill
3 - Mas fire (Interlude)
4 - Audio car chase
5 - F.K. movie (Skit)
6 - It's Zukie
7 - Play it cool
8 - Get the f**k Hip
9 - Inspace in Love
10 - Memory band (Interlude)
11 - Alienfolkurbanaire (Beat tape)
12 - Green people (Skit)
13 - Spirits
14 - S.I.P. (Suckas is paranoid)