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dimanche 16 juin 2019

Le (Retour du) Sampleur/Samplé du Dimanche

Une éternité que nos Dimanche n'avaient pas été rythmés par un bon vieux 'SS' des familles. Celui-ci me chatouille le derrière de la tête depuis quelques temps déjà et donc, c'est avec un certain enthousiasme, voire même un enthousiasme certain que je m'essaie de le porter en triomphe, en couchant ces quelques lignes... Et je commencerais sobrement comme ceci:
"La puissance du Rap, vient du fait qu'étant un style musical hybride, il nous pousse (les plus intelligents d'entre nous) à explorer des sonorités que l'on ne penserait nullement toucher même du bout des doigts. En ce sens, jouer à retrouver d'où viennent nos chères boucles utilisées ici et là par Jay Dee, Freddie Joachim ou encore Fat Jon, est devenu au fil du temps une affaire presque sérieuse: compilations/bootlegs plus ou moins officielles, sites dédiés, posts du Dimanche sur des blogs obscures, pourraient témoigner de l'implication que mettent les hiphoppers dans ces recherches.
En parlant un peu moins de manière pompeuse, le Rap, plus que tout style, nous invite énormément à en écouter d'autres. C'est son essence. Sans Funk, sans Blues, sans Disco, sans musique Classique, par de Rap.
Je me permets de faire une introduction à rallonge car cette dernière m'est littéralement venue des morceaux dont il sera question aujourd'hui. Le Sampleur samplé en fait, c'est quoi ? (Re)Trouver de manière totalement désintéressée une boucle utilisée dans un morceau de Rap. Ok. Mais on aurait tendance à penser qu'en tombant sur la boucle, on passe à autre chose après avoir identifié la-dite boucle mais, pas forcement; car des fois, du sampleur au samplé, il n'y a pas d'évidence. Souvent, la boucle, l'élément repris, met du temps à arriver. Comme c'est le cas dans "Healing force" de Don Pullen, tirée de l'album éponyme: même si très vite survient ce qui pourrait être un élément premier de réponse, on reste tout de même hésitant. Mais, quelque chose, la magie de la musique opère. Tout doucement. Le morceau est bon, voire excellent même. Du piano, du piano encore du piano.

En fait, ça passe bien car on l'attend ce moment presque fatidique où l'on va pouvoir se délecter quelques secondes de ce fameux sample. On se trouve même surpris par ce vent de folie Free Jazz au milieux morceau mais on attend encore, patiemment. Puis, elle est là, aussi belle que dans "Timeless", plus encore même car ici, pure et vierge de toute boîte à rythme(s). Et on se dit "bah Jay Dee m'aura fait écouter du Free Jazz et j'ai aimé ça". La puissance du Rap, disais-je en préambule.

Cependant, il est une chose supplémentaire qui fait que ces deux chansons sont désormais des classiques dans certaines sphères HipHopiènnes: "Timeless", qui reprend donc une portion de "Healing force" figure sur l'album "Yancey boys" d'Illa J, petit frère du regretté Jay Dee. Donc une track publiée a titre posthume (doublement même pourrait-on dire).
On pourrait facilement citer Count Bass D qui sample les Doors ou Donald Faggen, ou Kan Kick qui utilise du Dave Grusin. Même MF Doom qui va chercher un artiste comme Jozé Gonzalez, le Rap nous fait voyager et ça c'est quand même cool.
Bonne écoute et Dim... ah au fait, HipHop Hourra a fêté ses 11 ans d’existence le mois dernier. Alors oui, il y a moins de postes mais Faust et moi-même sommes toujours là.
Pour les derniers lecteurs, de passages ou non, joyeux anniversaire et excellent dimanche à vous.

HipHop Hourra depuis 2008


vendredi 30 octobre 2015

Illa J - Illa J (2015)

Illa J, nous a gratifié en début de mois d'Octobre, de son dernier album: qu'est-on en droit d'attendre d'une sortie du petit frère du regretté Jay Dee ? Surprise ou arnaque ? Surtout venant de quelqu'un qui chercherait s'émanciper de l'ombre omniprésente d'un aîné aussi génial que Dilla...

Tout d'abord, un parallèle est à établir avec d'autres "petits frères de...": les plus célèbres étant Grap Luva et Oh No!. Le premier, aura quand même attendu presque dix ans pour se faire un nom et surtout bénéficier du fait Pete Rock se soit un peu reposer sur ses lauriers (bien mérités). Il a dû quand même sortir un peu de l'étreinte de ce "bourreau" et se faire ses propres relations (Kev Brown et Damu en tête) pour vraiment être reconnu. Luva rappe depuis très longtemps, en témoignent son petit freestyle sur "On & on" en 92 (Mecca & the Soul Brothers) et bien sur "Center of attention" avec son groupe InI, mais qui n'est jamais officiellement sorti. On doit attendre 2004 pour qu'un bootleg de quelques-uns de ses featurings arrive: "Elements of Grap Luva". Whaaaow.

Pour Oh No!, l'émancipation n'est pas encore parfaitement établie (de mon point de vue, mais réagissez si pour vous oui). Encore une fois, pas facile d'être dans l'ombre d'un des beatmakers, si ce n'est LE beatmakers le plus influent du début des années 00'. Mais la encore il s'accroche: connecte avec les amis du frérot (qui deviennent les siens), commence à rapper et à produire des sons sous le regard fraternel de Madlib. Mais les premières sorties d'Oh No! ont quand même TROP la forme de celle de l'alter égo de Lord Quas ("The Disrupt", "Oxperiment" et "Ethiopium"). Il faudra attendre ses collaboration avec Alchemist pour vraiment que son identité se dégage pleinement.

Pas facile...

Alors, qu'attendre de cette nouvelle sortie d'Illa J ? Pour ceux qui n'étaient pas là ces dernières années, Illa J a fait surface au décès de Jay Dee en sortant "Yancey boys": des prods de Dilla, "inédites", sur lesquelles rappait et chantait Illa. Bon, on a chroniqué ici l'album en disant à raison, qu'il était le dernier véritable hommage au Grand James Yancey, mais force est de constater qu' Illa J n'était vraiment pas un bon mc et je ne parle même pas de phases chantées. 
Quelques-uns de mes amis l'ont vu en concert à l'époque et il frisait la catastrophe. 
Mais le gamin s'accroche, feate (du verbe feater, oui) à droite à gauche, est recruté pour faire parti du nouveau line-up de Slum Village jusqu'à donc, "Illa J".

Nouveau départ ? Quoi de mieux qu'un album éponyme pour marquer le coup ? 
Fini les prods du frangin, exit l'entourage/héritage peut-être trop lourd à porter et on se téléporte directe au Canada pour connecter les Potatohead People et Moka Only. Bam ! On y est ! LA et seulement là, il sort de "l'étreinte" de son frère. Il est tout à fait légitime pour lui d'utiliser les sons de son "bro", mais s'il lui faut s'affirmer pour devenir un artiste à part entière, travailler avec des producteurs autres que ceux de Detroit était un impératif. 
Dans la forme cet album est bon; très bon même. Une direction artistique maîtrisée qui permet à Illa tantôt d'allier rap et chant comme il aime le faire. Et, ici, il le fait bien. Terminer les voix hésitantes et/ou tremblantes et le manque de souffle en fin de phrases. Les heures d'entraînement semblent porter leurs fruits et on ne s'en plaint pas le moins du monde. 
Cet opus se situe dans la continuité de groupes comme The Strange Fruit Project: on est clairement dans ce qu'on peut appeler de la "NuSoul". Du coup, la présence de Moka Only est tout à fait logique car il est un rappeur flirtant ce style de musique.
Dans le fond, ce sont les thèmes inhérents au genre et, la encore étant donné que c'est son véritable premier opus, ça tombe plutôt sous le sens de parler d'Amour (même si),  de rêves persos... Bref, assez intime.

Alors, comme Grap Luva et Oh No!, peut-il marcher seul et la tête haute ? De mon point de vue oui. Déjà de part le choix des producteurs, les Potatohead People (ici, excellents), alors qu'il aurait été facile de faire appel à Young Rj ou T3. De part le choix des featurings avec cette omniprésence de Moka Only. Et bien évidemment par le fait que techniquement il se soit réellement améliorer: sans être un Phonte, un KRS ou John Robinson, la partition qu'il livre sur cet album n'est pas juste correcte mais très bonne. Au final, un album surprise sur lequel j'aurais pas fais forcement fais attention si personne ne l'avait mis dans la shoutbox (Cheeky je crois).
Un bon album de plus pour cette fin d'année, donc. Bonne écoute à toutes et à tous ;)


dimanche 27 octobre 2013

Le Sampler/Samplé du Dimanche...

Aller, aujourd'hui on va parler un peu de Jay Dee, mais pas beaucoup: juste le temps de rappeler que sur l'album "Yancey boys", où on laisse son petit frère rapper sur ses sons, la superbe piste "Sounds like love" sample proprement le "See you later" de Flip Nunez.
Sur Joseph "Flip" Nunez, malheureusement peu d'infos circulent, jazzman de son vivant il laisse une œuvre relativement intéressante. L'album dont est tirée "See you later" se nomme "My own time and space" et est sorti en 1976.
Ce qui marrant à savoir, c'est que ce son a été samplé énormément: en rédigeant ce petit poste, je me rends compte que Kan Kick l'a aussi samplé pour la track "Don't lock my heart away"; une courte portion, mais samplée quand même.



vendredi 20 février 2009

Illa J - Yancey boys instrumentals



L'un des derniers cadeaux de Jay Dee...
Comme à peu près toutes les personnes ayant écoutés "Yancey boys", je ne peux qu'être aux anges avec l'apparition de cette version instrumentale.
Pas grand chose à dire à part que c'est une sacrée bénédiction, hein...
Faîtes-vous plaisir ;)

"Yancey boys instrumentales"

mercredi 29 octobre 2008

Une pensée pour Jay Dee...

L'album du petit frère de Jay Dee est enfin sorti et j'ai pu l'écouter en intégralité et c'est sans surprise un magnifique biscuit. "Yancey boys" qui ne comporte QUE des sons inédits du regretté Jay Dee nous fait faire un bond en arrière de plus de dix ans. En effet, les sons sont dans la directe continuité de "Fantastic" (que ce soit le volume un ou deux).
Néanmoins, c'était trop beau pour qu'il n'y ait pas d'ombres, Illa J n'est pas un mc 100% talentueux: disons pour être objectif qu'il est fort, mais sans plus. Vous pourrez aussi aprecier le fait qu'il chante, alors là aussi, comme pour un Mos Def, on aime ou on aime pas. Guilty Simpson, Franck Nitty, Affion Crockett et Debi Nova côté featurings, c'est moins d'une heure qui passe agréablement, mais je n'en dis pas plus.
Faîtes-vous plaisir :)



Yancey boys + version instru

1 - Timeless
2 - We here
3 - R u listenin' ? F. Guilty Simpson
4 - Alien family by Frank Nitty
5 - Strugglin'
6 - Showtime
7 - Swagger
8 - Mr. Shakes aka Affion Crockett
9 - DFTF F. Affion Crockett
10 - All good
11 - Sounds like Love F. Debi Nova
12 - Everytime
13 - Illa Soul
14 - Air signs