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jeudi 5 septembre 2013

Musique Classique: Acte 8 - Common (Sense)

Common... Pas facile de parler de cette catégorie d'artistes qui ont fini pas vous décevoir...
Bon, Common, qui se faisait appeler à ses débuts 'Common Sense' commença officiellement sa carrière en 1992 en sortant le célèbre "Can I borrow  a dollar ?": album entièrement produit par No ID (lui-même connu auparavant sous le pseudonyme 'Immenslope) et The Beatnuts.
Il n'est pas encore l'artiste que l'on connait mais les prémices se font déjà sentir: cette écriture intelligente, ce timbre  de voix et ce débit qu'il n'aura jamais perdu.
Sortie très remarquée pour un 'Sophomore' puisqu'il arrive tout de même à placer 3 singles dans les tops 100 Rap.
Sa mutation musicale coïncide, pour ainsi dire avec celle de No ID: quand le prodo a trouvé le 'son' qui l'a fait connaitre par exemple pour ses productions dédiées à Notorious B.I.G..: le tout se matérialise par le superbe 'Resurrection' sorti en 1994. Où justement 'CIBAD?' est un bon premier album, cette seconde sortie fait mouche à tous niveaux. Encensée par la critique pro et populaire, il est l'un des albums les plus citées de la période qu'on appelle 'années dorées' du HipHop.
Ces samples de pianos, de basses, ses scratchs qui cristallisent à eux seuls toute une époque sont la marque de fabrique de l'album. Il faut dire aussi que la 'draft' de '94, c'est pas Sinik, B2O, La Fouine, Lil' Wayne ou Lara Fabian: 'Illmatic' de NaS, 'Hard to earn' de GangStarr, Tupac et son 'Thug life', 'The Main ingredient' de Pete Rock & Cl Smooth, Gravediggaz,  Fu-Schnikens, Jeru, Lords Of The Underground, Mc Solaar, Warren G, ... bon, je vais m'arrêter là. Juste pour dire qu'un album qui est remarqué en 1994 n'est pas le fruit du hasard ou alors un enchainement de tweets ou de vidéos sur Youtube (pour qui comprendra).


Resurrection

1 - Resurrection
2 - I used to love H.E.R.
3 - Watermelon
4 - Book of life
5 - In my own world (Check the method)
6 - Another wasted night with...
7 - Nuthin' to do
8 - Communism
9 - W.M.O.E.
10 - Thisisme
11 - Orange pineapple juice
12 - Chapter 13 (Rich man vs. poor man)
13 - Maintaining
14 - Sum shit I wrote
15 - Pop's Rap

La plume de Common se fait plus subtile ici, beaucoup de non-dits et de métaphores qu'il utilise toujours de fort belle manière; "Book of life" et "Chapter 13" en sont un bel exemple. On appréciera aussi 'ses' prises de position par rapport au communisme dans la track nommée justement "Communism". À noter aussi la première apparition de son père pour ce qui est maintenant le traditionnel 'Pop's Rap'.

Avec le succès de cet album, il en profite pour explorer de nouvelles pistes musicales grâce à cette époque qui se tourne doucement mais surement vers ce qui sera quelques années plus tard le grand courant 'New Soul' ou 'NuSoul'; c'est à ce moment là que D'Angelo commence à faire parler de lui, d'autres artistes comme Erykah Badu, se font aussi connaître, mais c'est surtout le début des grandes années du label 'Rawkus'. Tout concorde donc pour Common qui cherche profondément à faire évoluer sa plume: naît alors l'album 'One day it'll make sense'.


 One day it all make sense

1 - Introspective
2 - Invocation
3 - Real nigga quotes
4 - Retrospect for life F. Laureen Hill
5 - Gettin' down at the amphitheater
6 - Food for Funk F. De La Soul
7 - G.O.D. (Gaining One's Definition
8- My city F. Cee-Lo
9 - Hungry
10 - All ight long F. Erykah Badu
11 - Stolen moments Pt. 1
12 - Stolen moments Pt. 2 F. Black Thought
13 - 1, 2 many
14 - Stolen moments Pt. 3 F. Q-Tip
15 - Making a name for ourselves F. Canibus
16 - Remind me (Of sef) F. Chantay Savage
17 - Pop's Rap II/Fatherhood

Je vais peu m'attarder sur cet opus, mais s'il y a bien une chose à dire, c'est qu'il est le premier revers commercial du rappeur. En effet, 'ODIMS' s'est mal vendu, parce qu'il a mal été compris à sa sortie (et ce 5 ans avant 'Electric circus). Le public s'attendait peut-être à un opus plus 'Rap' que 'Soulful' ou alors n'avons certainement pas été prêt pour tout cet élan d'amour, de positivité et d'élévation de conscience qui débordent des textes.
Dans le fond, c'est magnifique: il y partage l'écriture avec son père, Lonnie Lynn dit 'Pops'. On compte comme featurings Q-Tip, Cee-Lo, Erykah Badu, Laureen Hill, Black Thought (The Roots) et même Canibus. Côté production No ID est toujours là, auquel on ajoute Dug Infinite (qui produit 2 tracks sur le premier album), The Roots et un p'tit nouveau appelé Karriem Riggins. Donc autant dire que la forme est elle aussi, tout à fait remarquable.
Si je devais conseiller au moins 2 morceaux symbolisant cet album, ils seraient 'Stolen moments part 3' et 'All night long'.



L'époque change, que ce soit socialement ou musicalement, des artistes disparaissent plus ou moins de la circulation, d'autres justement confirment leur talent et c'est justement à ce moment que se forme l'une des concentrations d'artistes HipHop les plus talentueuses, j'ai nommé les Soulquarians.
Il n'y a pas 36 projets finalisés de A & Z par ce crew, mais les quelques qui nous sont parvenus ont laissé et laissent jusqu'à présent un marquage au fer dans nos esprits: on peut noté 'Voodoo' de D'Angelo, 'Lucy Pearl' du groupe éponyme, le très très très très, très sous-côté 'Worldwide undergroud' d'Erykah Badu, dans une moindre mesure 'Amplified' de Q-Tip (et la je sens le regard farouche de tous les pro Jay Dee pointé vers moi), 'RH factor' de Roy Hargrove et bien sûr le génial 'Like water for chocolate'.
Il n'y a aucune autres œuvres qui symbolisent... non, qui matérialisent autant l'alchimie et le génie de toute cette clique: pourtant, vous savez tout le bien que je porte au 'WU' de Badu, mais l'album de Common le surpasse en bien des points.



Like water for chocolate

1 - Time travelin' (A tribute to Fela)
2 - Heat
3 - Cold Blooded F. Black Though
4 - Dooinit
5 - The Light
6 - Funky for you
7 - The Questions F. Mos Def
8 - Time travelin' reprise
9 - The 6th sense
10 - A film called (Pimp) F. Mc Lyte
11 - Nag champa (Afrodisiac for the world)
12 - Thelonius F. Slum Village
13 - Payback is a grandmother
14 - Geto Heaven remix T.S.O.I.
15 - A song for Assata
16 - Pops Rap III... all my children

J'imagine un peu le truc de loin quand Jay Dee et ?uestlove devaient être en studio:
Dilla - "Hey Love, regarde un peu ses skeuds que j'ai trouvé en chinant... écoute le sample de Bobby Caldwell... (explosion nucléaire quelque part dans l'univers)
?uest - Bien bien, j'ai le parfait set de drums qui pourrait aller dessus (re-explosion nucléaire quelque part dans l'univers). Mais au fait, il est où D'Angelo ?
D'Angelo - J'suis là les gars, j'étais juste au KFC... J'ai entendu que vous faisiez un peu de son pour le p'tit; mais vous savez quoi ? Si vous pitché légèrement comme ça, ça le fait plus (disparition d'une galaxie).
Et surtout le pauvre Common qui, en cabine devait se dire "Mais putain mais qu'est-ce que j'vais pouvoir écrire là-dessus, moi ???"

Bref, tout est parfait tout au long des ses 80 minutes d'orgasme musicale: les samples, l'utilisation de ces derniers, les textes, les invités et bien sûr, je ne le répéterai jamais assez, la concordance avec cette époque qui cherchait ses nouveaux héros HipHop; c'est précisément cela qui fait de 'Like water for chocolate' L'ALBUM de la discographie de Common. Il rend à lui seul obsolète le travail effectué auparavant et annihile toute suite de carrière. Et c'est malheureusement un peu ce qui s'est passé.
2 sons à conseiller ? Outre 'The light', je conseille volontier 'The 6th sense' qui est une production de Primo, mais là, le son GangStarr s'accorde tellement bien qu'il devient incontournable des discussions sur cet album. Puis, 'Pops Rap 3: all my children', monument du... Slam ou Spoken word.







Élu album de l'année un peu partout sur le globe, Common décide alors de chercher un autre son, et peut-être un autre lui. Un autre processus d'écriture et de recherche musicale se met donc en mouvement. Avec le recul, Common aurait peut-être du attendre un peu plus longtemps avant de ressortir quelques chose: le temps que l'on digère correctement, même si on se remet jamais d'un album comme celui-ci, de même qu'on entendra jamais dire "ah ouais, j'ai écouté 'The Dark side of the moon' de Pink Floyd, mais ouais, j'suis passé à autre chose..."
Je le dis une fois de plus, dans l'idée et la vérité "Electric circus" est tout bonnement magnifique, mais Dieu osera t-il nous pardonner*, nous n'étions pas prêts (*j'aime bien donner dans le mélo de temps à autres).


Beaucoup de choses ont été dite sur cet album: qu'il est génial, que c'est une grosse daube, que Common s'est foutu du monde; mais en tout cas, la principale qualité qu'on peut lui attribuer est qu'il n'a laissé personne indifférent.
Loin, très loin du son de base des Soulquarians, bien que ceux-ci soient une des composantes inaliénables de cet opus, il nous a été vendu comme étant une expérience oscillant entre Rap, NuSoul, Alternatif et surtout se voulant proche et inspiré de la musique de Jimi Hendrix. Dans les faits, de mon point de vue, cela se rapproche plus de la démarche 'progressiste' qu'on eu certains rockeurs et jazzmen il y a de ça (plus de) 40 ans. Je m'explique, prenez un groupe comme Pink Floyd ou Genesis, à leur début, ils faisaient du Rock très influencé par le Blues influencé par Muddy Waters entre autre et à un moment se sont retrouvé quelque peu coincés artistiquement parlant et ont donc voulu expérimenter d'autres horizons musicaux; c'est là que naît que le Rock Progressif. 
Il est possible que je me trompe, mais je suis convaincu que c'est à ce moment-là précis que se situe la démarche de Common: ne pas chercher à bêtement donner au public ce qu'il cherche, mais essayer de créer un esprit et une originalité. Bien mal lui en a pris car, c'est justement cette originalité qui a coûté à son album: comment réagir à "Jimi was a rockstar" quand vous venez d'écouter "A song for Assata" ? Ça fait vraiment bizarre... 
La forme de cet album est quelque peut déroutante, nous naviguons constamment en eaux résolument NeoSoul que même les beats dits de Rap ne rassurent pas, quand vous êtes là dans l'optique d'écouter de bout en bout un album de Rap. Voilà pourquoi la première écoute fut chaotique pour beaucoup: je n'ai moi-même pas honte de dire qu'en 2002 je faisais parti de ceux qui ont craché dessus. Malgré un premier single qui vient admirablement faire le lien entre "Like water for chocolate" et "Electric circus": "Come close" fut une agréable surprise et fatalement l'arbre qui cacha la forêt à l'époque. Son remix étincelant, qui invitait Q-Tip et Pharrell (jensaipaécrirunseiz) Williams, produit par Jay Dee a donné chaud à pas mal de monde.

Quand vous avez la présence d'esprit de ne pas forcement vouloir rester sur votre fin, vous revenez à cet album et là, c'est soit la révélation ou la confirmation:
-La révélation car hormis les 2 ou 3 morceaux que vous n'appréciez toujours pas, ceux qui auparavant passaient 'juste', apparaissent comme de véritables chef-d’œuvres. "The Hustle" et "Aquarius" en tête. Pourquoi ? Peut-être parce que la magie opère maintenant et/ou qu'il fallait juste que l'oreille s'habitue à ce Rap exposé sous un angle différent. 'Heaven somewhere' apparait maintenant comme subliminal et les 10 minutes que durent le morceau sont même trop courtes.
-La confirmation que vous n'avez bel et bien rien à faire ici: vous vouliez du bon gros HipHop et il n'y a rien pour vous hormis les cendres fumantes d'un artiste qui a intérêt à se sortir les doigts du c*l au prochain album. Pas grand chose à ajouter et vous allez chercher ses travaux précédents pour compenser la gêne.


Et ensuite ? Bah ensuite Common décide de revenir aux fondamentaux: à savoir gros sample, Mpc, Sp12 etc avec plus ou moins de réussite. Arrive donc l'album 'Be' qui pointe le bout de son nez en Mai 2005. C'est loin d'être un mauvais l'album, loin de là même. Seulement, comment dire ça: la seule phrase qui peut résumer ce que je pense de cette sortie est à mettre au crédit de Common lui-même. Il dit lors d'une interview de promo de l'album qu' "avec Kanye West, j'ai trouvé mon nouveau Jay Dee". Moi, Kanye West, je n'ai rien contre lui, vraiment. Je ne remets en aucun cas ses talents de musicien, de producteur, mais bon, on peut difficilement le mettre en compétition avec Jay Dee, quoi. Dilla a produit 2 sons sur 'Be', West produisant la quasi-totalité de l'album: "Faithful", "Go" et surtout "They say" qui fait directement écho aux critiques reçues pour "Electric circus" sont excellents, il n'y a rien à redire la-dessus, mais quand vous entendez pour la première fois ceci:

 
(Love is)

'Be', signe pour moi l'entrée de Common dans le 'mainstream', partageant ses occupations entre plateaux de tournages, bonnes œuvres et musique, il joue maintenant de son image et se retrouve malheureusement loin du p'tit gars de Chicago qu'il était: en témoigne des featurings Lilly Allen, Alicia Keys, des clips à l'image haute définition avec des mises en scènes parfois douteuses mais qui ont l'air de faire mouche car 'Finding forever', qui parait en 2007 est quand même nominé aux Grammy Awards dans la catégorie album de l'année. 
Ce n'est pas mauvais, mais quand vous avez écouté du Common au début, les prods de West et/ou Pharrell Williams paraissent vraiment fades et insipides. Du coup, j'ai à peine survoler 'Finding forever' et n'ai même pas écouté "Universal mind contrôl" et "The Dreamer/The Believer".

Common entre t-il dans la catégorie "Musique Classique" ? Oui, car il a participé grandement à la discographie, voire même bande originale des années dorées du HipHop et surtout a su s'affirmer artistiquement quand justement sa démarche s'est trouvée incomprise. On peut lui reprocher certes une fin de carrière très people, mais il a le mérite d'avoir laissé plus d'un classique par album et ce jusqu'à présent.
Puis, avec ce genre de gars on peut pas vraiment prévoir l'avenir et qui sait, il peut nous surprendre encore...

mardi 20 août 2013

Common - Electric circus (Outtakes) 2007


Rebond supplémentaire de la vidéo postée par Cheeky il y a peu...
Je suis tombé par hasard sur un fichier appelé 'Outtakes from Electric Circus': quelques tracks n'ayant pas été retenues pour le projet final. Si bien souvent il est justifié que certains travaux ne figurent pas les versions définitives, ici, comme pour le délicieux 'Surviving elements' de Pete Rock, ces quatre pistes avaient tout à fait leur place. Sachant en plus qu'il est clair qu'il n'y a pas QUE quatre pistes qui aient été bâchées, il devient même dommage qu'on ne puisse écouter les autres; néanmoins, je ne ferai pas le rabat-joie.
Mention spéciale pour le 'Selma Hijak show'. Bonne écoute ;)

Electric circus outtakes

1 - Show fo ro (Step into the ro)
2 - The Dark
3 - The Electric circus
4 - The Selma Hijak show


vendredi 14 septembre 2012

Erykah Badu - Worldwide underground (2003)

Alors ce 'Worldwide underground' est, pour moi une petite énigme; il s'inscrit dans la lignée de ces albums qui viennent couronner une carrière déjà bien entamée, dans l'idée et, dans la vérité, comme LA sortie qui doit rapporter moult récompenses et bien sûr retombées financières.
Mais quand on y regarde de plus près, il s'apparente plus à un album caché...

Sorti en 2003 sur le label Motown, je le disais plus haut, c'est l'album dans lequel (à mon sens), Badu a mis le plus du sien. Pour arriver au résultat que l'on connait, elle s'est entourée du légendaire crew 'The Soulquarians': pour ceux qui ne connaitraient pas les Soulquarians, sachez qu'ils sont à l'origine du fameux album de Common 'Like water for chocolate'. Imaginez un peu vous retrouver en studio avec ?uestlove, James Poyser, Jay Dee, D'Angelo, Roy Hargrove, (Raphael Saadiq) entre autres hein, car suivant les albums, les époques, ce casting évolue jusqu'à compter Zap Mama, Karriem Riggins, Q-Tip et Ali Shaheed... Bref, tant de talents unis dans un seul et même but, proposer une expérience musicale sans précédent.
Fidèle à sa 'politique' du peu de featurings, on ne comptera que Bahamadia, Angie Stone et Queen Latifah (toutes sur la même track) et Common sur une track bonus.
Voilà pour ce qui est de la forme, passons rapidement au fond.

La première fois que j'ai écouté cet album, je n'ai pas du tout aimé; parce que, je n'étais pas prêt, comme dirait Heenok. Quelques mois plus tard, j'y retourne et là, c'est la révélation. Je dois dire qu'initialement je m'attendais à de la Nu-Soul somme tout 'basique', vraiment dans le genre de ce que l'on pouvait trouver à l'époque d'un part dans les travaux de Badu elle-même et d'autre part dans ceux d'Angie Stone, par exemple.
En fait, ce 'Worldwide underground' cherche plus a s'inscrire dans le cadre d'une sorte d'évolution musicale comme à pu l'être le Jazz-Fusion à l'époque, sauf qu'ici, personne n'a emboîté le pas.
Personne n'a voulu marcher dans les pas de ces instrumentations enrichies de percussions, auxquelles on vient mêler tantôt de la disto, tantôt de la flûte traversière, le tout bien sûr la base du classique 90 bpm qui sera abaissé à 80/85 pour les sons résolument down-tempo.
Au niveau des textes, sans avoir la profondeur des textes de Gil Scott-Heron ou d’Émile Zola, on peut quand même accorder un certain crédit à ces petites thématiques que sont le fait de ce retrouver en studio (Wooo) ou encore comme sur le regret d'une certaine époque dorée, qu'ont pu être les années hippies et bien sur, son ode au HipHop qui conclu magnifiquement l'album.

En conclusion, pour ceux qui ne connaissent pas celle que l'on nommait à une époque la Princesse Nubienne, je conseillerais d'écouter son tout premier opus pour avoir un réel élément  de comparaison. Pour les autres, coutumiers du style Nu-Soul ou de Badu cet album est excellent, bien que trop court. 
Mention spéciale pour la superbe outro d' 'I want you'.
À toutes et à tous, bonne écoute :)

1 - World keeps turnin' (Intro)
2 - Bump it
3 - Back in the day (Puff)
4 - I want you
5 - Woo
6 - The Grind
7 - danger
8 - Love of my life
9 - World keeps turnin (Outro)
10 - Love of my life (An ode to HipHop)

vendredi 9 octobre 2009

Common (Sense) - Electric circus

Bon, c'est décidé, je m'achète cette galette... Il m'aura fallu près de 7 piges pour vraiment apprécier comme il se doit cet album et, croyez-moi, c'était vraiment pas gagné.
Totalement largué par les choix artistiques de l'original mc de Chicago, la première écoute m'a laissé totalement 'astonished'. L'ayant conservé en version numérique, j'y suis revenu p'tet deux ans après et là, par le biais du magnifique remix de Jay Dee de "Come close", j'y ai découvert des choses pas si mal, voire même superbes et ce, jusqu'à aujourd'hui.
Sorti en 2002, "Electric circus" est l'album de Common qui a vraiment dérangé: de par son ambiance et sa sonorité très Pop/Rock: "Jimi was a rock star" en est le meilleur exemple. Mais plus l'écoute se précise et plus l'album tend vers une ambiance NuSoul: pour le coup, "Ferris wheel" exprime correctement cette tendance.
Au final, on se trouve devant une œuvre qui se tient et surtout qui s'assume complètement.
Et puis, pour tous ceux qui crièrent au loup à l'époque, allez un peu écouter les albums sortis après "Be"...
Faîtes-vous plaisir :)


Electric circus

1 - Ferris wheel
2 - Soul power
3 - Aquarius
4 - Electric wire hustler flower
5 - The Hustle
6 - Come close
7 - New Wave
8 - Star* 69
9 - I got a right ta
10 - Between me, you & liberation
11 - I am music
12 - Jimi was a rocker
13 - Heaven somewhere