dimanche 30 septembre 2012

Le Sampler/Samplé du dimanche !

Salutations bande de jeunes, bien ou bien ? Aujourd'hui, pour pas changer, j'vous ai mitoné un p'tit double 'S' aux p'tits oignons et au carottes avec, à la clé, un cadeau pour celui ou celle d'entre vous qui me trouvera le tiercé. Parce que oui, aujourd'hui, pas un, mais bien trois tracks mises en lumière.
Le cadeau ? Qu'est-ce que ça peut-il bien être ? 
'L'anthology' d'A Tribe Called Quest en double vinyl, tout neuf, rien que pour toi, gagnant ou gagnante. 
Retrouvez soit l'originale ou le sampler !



début du son à 1:42

Alors pour qu'on soit bien d'accord:
- pour la première vidéo, je veux le nom de l'artiste qui sample.
- pour la deuxième vidéo, je veux (encore) le nom de l'artiste qui sample.
- pour la troisième, je veux le nom de l'artiste original.

Vizu, Faust, Cheeky, vous êtes bien sûr autorisés à jouer; bonne chance à toutes et à tous :)
Bon, vous aurez remarqué que la difficulté est à la hauteur du gain, quand même.
Vous avez jusqu'à Mardi soir, bande de fanatiques de Rap...

samedi 29 septembre 2012

VS Productions Presents The Playtime (2011)

 



Genre : G Funk, Hip Hop

Cinquième projet du  collectif Français ( Venom & Sovan) on y retrouve Goldie Loc, Latoya Williams, OG Daddy V, AMG, Foesum, Big Chan, Ecay Uno, Shade Sheist, Big Prodeje & LV, Bo-Roc, Kokane, XL Middleton, Sly Box, Slim Goodie........ 
Que du beau monde, ce qui en fait une Mixtape de malade!!
 Enjoy!!!!

Tracklist :
1. Big Prodeje, Neb Luv, Knehi and Samantha Latino – Run Da Game
2. Foesum and Bo Roc – Deep Fallin’
3. AMG and Anita Blunt – California
4. Goldie Loc – Keep It Gangsta
5. Ecay Uno – Hustlaz Only
6. 4Eleven and Thug Angelz – Fly Wit Me
7. Daddy V and Samantha Latino – Sodem’ Ruff
8. Eastwood – It’s Been A Long Time Comin’
9. VS Prod (Sovan) – Sick-So’s Groove
10. XL Midlleton and Black and Mild – Hard 2 Get Away
11. Hobo, Mic Booth, T-Lone, Lil Bub and Anita Blunt – Gangsta Vibe
12. Latoiya Williams and Shade Sheist – Queen
13. MnMsta, Immense and Slimm Goodie – We Bring It 2 Tha Table
14. Big Prodeje and LV – Do you
15. Slimm Goodie – Get Down
16. Big Chan – This Is What People Do
17. Anita Blunt and Bad Azz – Movie Scene
18. VS Prod (Venom) – Let’s Get High
19. Daddy V and Kokane – It’s On 2nite (Remix)



vendredi 28 septembre 2012

Somepling - CloudLoad EP (2012)


Il arrive que l'on ait un coup de cœur pour un album ou pour un artiste, vous devez expérimenter cette sensation sympa régulièrement. Eh bien c'est ce qui m'est arrivé pour le CloudLoad EP de Somepling, qui vient de sortir chez Still Muzik, label parisien aux goûts sûrs.
17 mn de bonheur instrumental jazzy, un voyage court certes mais très smooth. À l'écoute de cet EP, on a la sensation de marcher sur du coton. Cela est d'autant plus vrai sur le morceau sundaySuite, avec son léger bruissement de clochettes et cette prod divinement brumeuse.
De plus, le tout est disponible au format digital pour le prix que vous désirez, ainsi qu'en CD et en pack CD + carte postale vinyle. Oui, une carte postale en dur, sur lesquels des sillons de vinyle ont été gravés !
À priori c'est censé marcher sur votre platine, mais attention tout de même, Jyuza ayant déjà testé ce genre de curiosité, il a prévenu que ce n'est pas vraiment au point... Si vous décidez d'en faire l'acquisition, dites-vous que c'est avant tout un objet de déco. En édition très limitée en tous les cas.
Le tout a un côté classe qui sied bien à la musique de ce beatmaker... Recommandé !


01 waterRaised
02 Sprayin' Trees
03 MitisView
04 mountainFake
05 sundaySuite
06 Silentolium

dimanche 23 septembre 2012

Le Sampler/Samplé du dimanche !

Maurice Ravel, illustre compositeur français de 'Grande Musique', dit, lors d'un séjours aux États Unis d'Amérique à des musiciens: « Vous, les Américains, prenez le jazz trop à la légère. Vous semblez y voir une musique de peu de valeur, vulgaire, éphémère. Alors qu'à mes yeux, c'est lui qui donnera naissance à la musique nationale des États-Unis. »
À l'écoute de 'In a sentimental mood' de Duke Ellington et John Coltrane, on comprend tout de suite où le 'Grand' voulait en venir: on capte de suite le génie, le sublime et peut-être même bien le divin, répartis sur quelques quatre minutes.
Repris bien plus tard par Asheru, émérite mc bien trop méconnu (à mon avis) sur le superbe 'Mood swing', sur lequel Talib Kweli fait des merveilles où, quand la musique parle à la musique...
Bonne écoute ;)




jeudi 20 septembre 2012

Flying Lotus - Until The Quiet Comes (2012)


Bonjour tout le monde ! Quel bonheur de vous présenter le nouveau Flying Lotus... Until The Quiet Comes à peine leaké et c'est l'effervescence sur le net, cela peut se comprendre au vu du talent de Steven Ellison et de son éternelle remise en question/évolution jusqu'à présent -la marque des grands.
Ce nouvel opus rappelle néanmoins ses anciens faits d'armes par certains aspects. Par exemple les featurings Thom Yorke, Thundercat et Laura Darlington font penser à Cosmogramma, son précédent album, tout comme l'ambiance de See Thru To U (où la douce Erykah Badu nous gratifie de ses vocalises); et Sultan's Request ainsi que Putty Boy Strut font penser à son Pattern+Grid World EP, tant les sonorités sont électroniques et le rythme très enlevé dans le second.
Mais parlons franchement : cet LP est à mon avis une bombe à retardement, car il semble appartenir à cette catégorie d'albums qu'on apprécie davantage au fil du temps, après les avoir laissés décanter dans un coin de notre cerveau, pour y revenir et découvrir des subtilités qui nous avaient échappé. Pas d'inquiétude, les premières écoutes seront déjà bien fumantes !
J'ai oublié de dire que la musique de ce mec n'a plus grand chose de Hip Hop, mais on lui pardonne aisément; de toute manière ça ressemble à du Hip Hop de l'espace : plus besoin de rythmes binaires, plus besoin de rappeurs, juste une musique "spirituelle". FlyLo, c'est un peu le shaman des machines.
Cet état d'esprit atteint son paroxysme sur les derniers featurings de l'album (à partir du duo avec Thundercat), où l'ambiance musicale est très minimale et chantée, cela ne plaira pas à tout le monde... j'avoue que je me suis ennuyé à l'écoute de Phantasm (feat. Laura Darlington). Il fallait bien finir sur une note négative, ce n'est pas du jeu sinon...
Je vous souhaite une bonne écoute à tous !

P.S. : Je vous ai mis en bonus ci-dessous le (très) court métrage réalisé par Kahlil Joseph et ayant servi de trailer à l'album. À mater en plein écran.

Edit : J'ai édité avec 3 liens en 320 kbps, pour être sûr que vous puissiez tester la chose dans de bonnes conditions.


01 All In
02 Getting There (Feat. Niki Randa)
03 Until The Colours Come
04 Heave(n)
05 Tiny Tortures
06 All The Secrets
07 Sultan's Request
08 Putty Boy Strut
09 See Thru To U (Feat. Erykah Badu)
10 Until The Quiet Comes
11 DMT Song (Feat. Thundercat)
12 The Nightcaller
13 Only If You Wanna
14 Electric Candyman (Feat. Thom Yorke)
15 Hunger (Feat. Niki Randa)
16 Phantasm (Feat. Laura Darlington)
17 me Yesterday//Corded
18 Dream To Me

dimanche 16 septembre 2012

Le Sampler/Samplé du dimanche...

Après le super post sur 'GangStarr' auquel nous avons eu droit cette semaine, il était tout à fait normal de consacré ce double S à Primo et Guru.
'What I'm here 4', pure ode au HipHop, un sample au p'tit oignons déballé par Dj Premier, envoyé par Nat Adderley en 1962, 'R.S.V.P.' tirée du long play 'In the bag'.
On apprécie cet instant magique, si si... :)



vendredi 14 septembre 2012

Erykah Badu - Worldwide underground (2003)

Alors ce 'Worldwide underground' est, pour moi une petite énigme; il s'inscrit dans la lignée de ces albums qui viennent couronner une carrière déjà bien entamée, dans l'idée et, dans la vérité, comme LA sortie qui doit rapporter moult récompenses et bien sûr retombées financières.
Mais quand on y regarde de plus près, il s'apparente plus à un album caché...

Sorti en 2003 sur le label Motown, je le disais plus haut, c'est l'album dans lequel (à mon sens), Badu a mis le plus du sien. Pour arriver au résultat que l'on connait, elle s'est entourée du légendaire crew 'The Soulquarians': pour ceux qui ne connaitraient pas les Soulquarians, sachez qu'ils sont à l'origine du fameux album de Common 'Like water for chocolate'. Imaginez un peu vous retrouver en studio avec ?uestlove, James Poyser, Jay Dee, D'Angelo, Roy Hargrove, (Raphael Saadiq) entre autres hein, car suivant les albums, les époques, ce casting évolue jusqu'à compter Zap Mama, Karriem Riggins, Q-Tip et Ali Shaheed... Bref, tant de talents unis dans un seul et même but, proposer une expérience musicale sans précédent.
Fidèle à sa 'politique' du peu de featurings, on ne comptera que Bahamadia, Angie Stone et Queen Latifah (toutes sur la même track) et Common sur une track bonus.
Voilà pour ce qui est de la forme, passons rapidement au fond.

La première fois que j'ai écouté cet album, je n'ai pas du tout aimé; parce que, je n'étais pas prêt, comme dirait Heenok. Quelques mois plus tard, j'y retourne et là, c'est la révélation. Je dois dire qu'initialement je m'attendais à de la Nu-Soul somme tout 'basique', vraiment dans le genre de ce que l'on pouvait trouver à l'époque d'un part dans les travaux de Badu elle-même et d'autre part dans ceux d'Angie Stone, par exemple.
En fait, ce 'Worldwide underground' cherche plus a s'inscrire dans le cadre d'une sorte d'évolution musicale comme à pu l'être le Jazz-Fusion à l'époque, sauf qu'ici, personne n'a emboîté le pas.
Personne n'a voulu marcher dans les pas de ces instrumentations enrichies de percussions, auxquelles on vient mêler tantôt de la disto, tantôt de la flûte traversière, le tout bien sûr la base du classique 90 bpm qui sera abaissé à 80/85 pour les sons résolument down-tempo.
Au niveau des textes, sans avoir la profondeur des textes de Gil Scott-Heron ou d’Émile Zola, on peut quand même accorder un certain crédit à ces petites thématiques que sont le fait de ce retrouver en studio (Wooo) ou encore comme sur le regret d'une certaine époque dorée, qu'ont pu être les années hippies et bien sur, son ode au HipHop qui conclu magnifiquement l'album.

En conclusion, pour ceux qui ne connaissent pas celle que l'on nommait à une époque la Princesse Nubienne, je conseillerais d'écouter son tout premier opus pour avoir un réel élément  de comparaison. Pour les autres, coutumiers du style Nu-Soul ou de Badu cet album est excellent, bien que trop court. 
Mention spéciale pour la superbe outro d' 'I want you'.
À toutes et à tous, bonne écoute :)

1 - World keeps turnin' (Intro)
2 - Bump it
3 - Back in the day (Puff)
4 - I want you
5 - Woo
6 - The Grind
7 - danger
8 - Love of my life
9 - World keeps turnin (Outro)
10 - Love of my life (An ode to HipHop)

mercredi 12 septembre 2012

Musique classique: Acte 3 - Guru (de GangStarr), grandeur et décadence

Article proposé par '4Hommes'

Guru est décédé à l'hôpital le 19 avril 2010 à l'âge de 43 ans, suite à une longue bataille contre le cancer, cela après une série d'annonces prédisant sa guérison. Il avait expressément demandé que l'on ne prenne de ses nouvelles que via « SuperProducer » (?) Solar, son manager depuis sept ans. Ce qui eut pour conséquence de créé une polémique autour d'une lettre que le rappeur aurait rédigée, alors qu'il était dans le coma... petit tour d'horizon sur une des légendes du HipHop.
Bon, la biographie, je vais faire vite parce qu'on s'en fout un peu. Guru, de son vrai nom Keith Elam, est né à Boston le 17 juillet 1966. Guru signifie, soit « Gifted Unlimited Rhymes Universal», soit (version religieuse) « God is Universal; he is the Ruler Universal ». En effet, Keith Elam était assez proche de l'organisation poilico-religieuse 'Nation of Islam'.
La vraie histoire commence en 1985 lorsque le groupe 'Gangstarr' est formé par deux graffeurs de Boston, Guru (alors connu sous le nom de Keithy E. The Guru) et le DJ 1,2 B-Down. Quelques producteurs gravitaient autour de ce petit groupe. Quelques démos sortent, qui attireront rapidement l'attention du label 'Wild Pitch Records' qui signera Gangstarr en 1987. Le groupe ainsi formé sortira 3 vinyls. On est bien d'accord, à cette époque, DJ Premier est inconnu au bataillon et n'est pas lié, de près ou de loin, à Guru.
Premiers sons de gangstarr:





En 1989, le groupe se sépare et seul reste Guru. Rapidement, DJ Premier, alors à l'université de Houston, lui envoie une beattape qui séduira Guru. Ils restent en contact, puis Primo rejoint Gangstarr. Le groupe s'établit alors à New York. En 1989 paraît leur premier single, 'Words i manifest'. La touche de Primo n'est pas encore claire et nette, et le groupe se cherche un peu. La touche jazzy ressort tout de même assez nettement et sera encourageante pour la suite.


S'ensuit la sortie en 1989 du premier album à proprement parler de Gangstarr, toujours sous 'Wild Pitch'. 'No more Mr. Nice guy' reçoit une critique mitigée et un succès commercial relativement important au vu du caractère confidentiel de l'album. La présence de « Jazz Thing » sur la BO de Mo' Better Blues, réalisé par Spike Lee, y a sans doute participé.
« Jazz Thing »: http://www.youtube.com/watch?v=ap84VqJSCRQ L'album s'est vu reprocher une certaine « facilité » et un manque de profondeur dans les beats de DJ Premier, et un manque de profondeur dans les lyrics de Guru. Il est vrai que la patte Gangstarr et la marque de fabrique du groupe ne ressort pas encore clairement. Néanmoins, quelques tracks 'classiques' en imposent déjà dont le 'DJ Premier in deep concentration', (qui aura droit à son hommage par DJ babu ici:http://www.youtube.com/watch?v=2_yNXdyUplk), 'Conscience be free' et bien sûr 'No more Mr nice guy'.


En 1991 sort 'Step in the Arena': la critique encense immédiatement cet album, qu' IGN classera plus grand album de tous les temps. Les ventes seront élevées, car 'Step in the Arena' est aujourd'hui classé 19eme album de HipHop et 121eme album tous styles confondus le plus vendu aux États Unis. Des sonorités très jazzy, avec des samples puisés dans le répertoire Soul/Jazz/Funk, des batteries très « DJ premier », des scratchs disséminés astucieusement, et le flow de Guru. La patte Gangstarr que l'on commence tout doucement à mieux reconnaitre, notamment sur 'Check the technique', sur 'Who's gonna take the weight ?' (tracklisée pour GTA IV) et bien sûr 'Just to get a rep'.





En 1992 sort le troisième album du groupe, 'Daily operation', dans lequel les lyrics et le rap de Guru ont gagnés en maturité et les instrus de Primo en qualité. L'album se classe 65eme des ventes générales et 14eme des ventes Hip Hop. 'Take It personal', une des tracks de l'album se classera même numéro un des ventes Rap cette année là. L'influence Jazzy ressort peut-être encore d'avantage que sur les albums précédents.
'Daily operation' nous a livré de jolis tels que 'Take it personnal', 'Interlude 92' et surtout 'Ex girl to next girl'.





En 1993 sort la bombe 'JazzMatazz' et son premier album solo, pour lequel il s'affranchit de DJ premier pour devenir son propre producteur. Il invite quelques grands noms du Jazz à jouer: Lonnie Liston Smith, Donald Byrd, N'Dea Davenport pour ne citer qu'eux. En bon francophile, il invite même MC Solaar à poser sur le génial « Le bien, le Mal » où les deux rappeurs semblent en symbiose parfaite. Côté musical, les productions sont grandioses et Guru prend son pied sur ces instrus symbolisant parfaitement la fusion entre Jazz et HipHop. En ressort un de mes 5 albums préferés de tous les temps.
Difficile de filtrer 'les bons' morceaux, toutefois 'Le bien, le mal' sur lequel est invité Mc Solaar et le délicieux 'Down the backstreet' avec Lonnie Liston Smith se détachent légèrement des autres.





En 1994 paraît le 4eme album de Gangstarr: 'Hard to earn'. L'album surfera sur la lancée des précédents pour se placer 25eme des ventes de l'année et second des ventes Hip Hop. Il est loin d'être mon album préféré tant il marque une rupture dans le style avec les albums précédents. Le groupe a tenté une approche agressive là où le Jazz faisait auparavant miracle. On trouve également plus de
collaboration avec d'autres artistes, notamment Jeru the Damaja, qui avait lancé sa carrière grâce à une apparition sur 'Daily Operation'.




En 1995, Guru poursuit sa petit quête du Jazz Rap en sortant le deuxième opus de sa quadrilogie "Jazzmatazz" avec le bin nomé "The New reality". Son acolyte DJ premier produit une petite track de l'album, et les invités se succèdent toujours autant aux instruments. Donald Byrd, Dee Cee Lee, sont à nouveaux de la partie et de nouveaux noms font leur apparition. La tendance au featuring avec des rappeurs français se précise puisque Lucien pose un couplet de haut vol sur "Lifesaver". Peut être un peu moins bon qualitativement que le premier volume de la série, il reste excellent, et varie les tempos et instruments utilisés avec brio.





Un album-tournant dans les carrières de Gangstarr et DJ Premier plus particulièrement. 4 ans après un "Hard to Earn", "Moment of truth" marque un renouveau. En effet, le style musical a évolué et les sonorités jazzy ont laissé place au style propre de DJ Premier. Si ce dernier garde ses instrus en rythme binaire, il utilise désormais également des samples non « mélodiques » (Robin Hood theory). De même, Guru a pris de l'importance dans le milieu du HipHop et n'hésite plus à jouer de son statut d'icône. Le duo invite d'avantage de rappeurs qu'à l'accoutumée: on retrouve des grands noms tels que Inspectah Deck, Scarface, MOP, et d'autres moins cotés tels que G-Dep ou Freddie Foxxx. L'album plaît au public et, bien aidé par les critiques enthousiastes, l'album se classe 6eme des ventes de l'année et numéro des charts Hip Hop. Il est aujourd'hui considéré comme étant l'album le plus abouti du duo. Et surtout Moment of Truth" (re-samplée par la suite par Iam), la track numéro 8, représente pour moi la toute meilleure chanson produite par les deux acolytes, tant niveau du texte que du flow de Guru:

« Why do bad things happen, to good people? Seems that life is just a constant war between good and evil The situation that I'm facin, is mad amazin to think such problems can arise from minor confrontations Now I'm contemplatin in my bedroom pacin Dark clouds over my head, my heart's racin Suicide? Nah, I'm not a foolish guy Don't even feel like drinking, or even gettin high Cause all that's gonna do really, is accelerate the anxieties that I wish I could alleviate »

Rien à ajouter !!









En 2001, Guru sort son premier album solo hors "Jazzmatazz": "Baldhead slick & da click". C'est une sorte de projet collaboratif: il y invite de nombreux producteurs à composer dessus, notamment The Alchemist, DJ premier ou encore DJ Spinna. Là encore, comme pour le "Jazzmatazz 3", on ressent une diversité de styles qui ne conduit pas à une unité dans l'album. Un grand nombre de rappeurs vient également participer au projet, avec quelques gros noms tels que Killah Priest, Timbo King, Big Shug, Krumbsnatcha, Ice-T et d'autres inconnus dont Squala Orphan, Kaeson, Lae D-Trigga,... L'album sera un échec commercial marqué.




 Sixième (et dernier) album des deux compères, "The Ownerz" est sorti en 2003. DJ Premier a affirmé son style, avec des sons marqués par des samples courts et répétitifs. Là encore, les ventes sont importantes, puisque l'album termine 18eme des charts et 5eme album de HipHop cette année là. Les critiques sont encore une fois bonnes pour l'album, même si elles sont marquées par déjà cet opus comme la bombe ultime. Les rappeurs invités font très rarement la différence; Snoop Dogg et Jadakiss sont indigents. Si Guru rappe toujours aussi admirablement (Riot akt!), les productions de Primo sont en demi teintes et n'arrivent pas à égaler l'album précédent. Semi déception donc pour cet album-ci.






La éparation:

La cause de la séparation entre les deux génies n'a jamais vraiment été connue. Directions musicales différentes ? Problèmes relationnels (du genre qui est le meilleur d'entre nous ?). De mauvaises langues iraient même jusqu'à dire que c'est Solar qui les a sépaés et éloignés l'un de l'autre. Pourtant le personnage a l'air tellement honnête... Bref, toujours est-il que les deux compères se sont séparés en des termes étranges. En 2005, Guru annonce que le groupe n'existe plus, et que ce n'est pas un simple break. Guru fait même la tournée Gangstarr avec un autre DJ... Quelques mois plus tard, DJ Premier dit que pour lui Gangstarr n'est pas de l'histoire ancienne: "If I confirm it, then it’s official. If I don’t confirm it, then we still together". Pour Guru, la page est tournée: il ne veut plus jamais travailler avec DJ Premier et Gangstarr ne l’intéresse plus. En 2007, Premier relance son ex compère: "If Guru wants to do it I’m down, it’s really up to him. He’s the one that said we should pause for a minute and if that’s how he feels fine by me. If he calls me tomorrow and says I’m ready to start, I’m ready."

L'élément majeur de la brouille entre les deux personnages semble être Solar, le mec qui s'autoproclame « Superproducer » (alors que ses prods sont en dessous de tout.) Ce douteux personnage, décrié par Statik Selektah (producteur et DJ pour Qtip, notamment, ou encore Saigon) comme étant malfaisant et irrespectueux: "People are mad, and I am too. I hope Guru wakes up and someone has an explanation. Because this other guy, ’super producer’ who’s never produced a good beat, he ain’t gonna be accepted". Lire l'intégralité de l'interview ICI.
Toujours Statik Selektah, sur twitter: "Ne faisons pas de ça l'affaire de cette personne diabolique derrière ce communiqué, célébrons plutôt la vie et le travail de Guru".
Il semblerait en effet que Solar ait compètement lavé le cerveau de Guru (à la manière d'un gourou ?) pendant que ce dernier sombrait dans l'alcoolisme. Une relation perverse qui a mené Guru à une fin de carrière assez triste, tant niveau musical que familial. Mais nous reviendront la dessus par la suite.



Mettons de côté les histoires entre Guru, Solar, Premo, les rumeurs, etc.. et concentrons nous d'avantage sur l'album à proprement parler. Guru souhaite produire du 'Real HipHop' pour 2005, différent de ce qu'il a produit précédemment.
Dès le départ, le bonhomme rompt avec le style 'GangStarrien' et avec les instrus ciselées de Primo, tout comme il dénigre son propre Jazz-Rap pour partir vers un style plat et quelconque. Rien que la pochette du CD annonce le virage 'commercial' d'un des meilleurs MC jamais vu. Loin des sympathiques visuels de la série Jazzmatazz, on retrouve ici un Guru montrant ses jolis muscles dans un marcel ridicule. Les lyrics ne volent pas plus haut et Guru en fait des tonnes pour rappeler qu'il est toujours présent après presque 20 ans. Décevant donc, même dans ses thèmes dénués d'intérêt et se rapprochant des productions formatées. En fait, ce sont les invités qui font la différence. Talib Kweli, toujours irréprochable, améne dans ses bagages l'attachante Jean Grae. L'instru mitonnée par
Solar est une fumisterie énervante, dommage... Si certaines instrus sont purement insupportables, d'autres parviennent à attirer l'oreille (Kingping, Surviving tha game).
Dans l'ensemble, c'est pour l'époque le plus mauvais album de Guru. Mais attendez, il en sort d'autres par la suite.






2007 et moi qui me dit: "Oh chouette, 'Jazzmatazz'". Un peu déçu par le troisième opus, je suis confiant en me disant qu'il va pas rester sur un échec et repartir sur de bonnes bases. Album entièrement produit par Solar (Guru ne fait que rapper, Solar lui a même pris son projet), c'est clairement le plus mauvais album de la série, bien que quelques titres sortent du lot, notamment le "Living legends" avec David Sanborn (bien que l'alchimie entre le rappeur et la prod ne soit plus la même). Les pauvres rappeurs de Slum Village n'arrivent jamais à trouver le rythme sur "Cuz I'm Jazzy" qui, pourtant, est la meilleure de l'album avec "Universal Struggle", qui aussi pourrait trouver sa place sur le deuxième opus en terme qualitatif.







Hélas, on plonge dans le médiocre et le mauvais goût. Jeu de mot facile, on dira que Guru s'est perdu. Il continue sa démonstration d'égo surdimensionné (pendant que DJ Premier reste humble) et n'hésite pas à dire que DJ Premier lui doit tout et que cet album est le nouveau HipHop. Mis à part un instru de 'Lost & found', le reste des productions est piteux et Solar nous montre sa méconnaissance du HipHop en balançant des trucs aussi indigents que "Divine rule".
Le clip est un concentré de mauvais goût comme mêmes les allemands ne savent pas faire sur la plage en tong/chaussette, et la musique va bien avec niveau médiocrité. Bref à oublier d'urgence dans la discographie de Guru. Évidemment, cet album sera un échec absolu. Et pour appuyer la bizarrerie de l'album, on citera l'usage débile de l’auto-tune sur de nombreux morceaux (dont un avec Omar, un des rois de la soul anglaise...). Bref, aucun goût ni qualité à ressortir de ce truc. Allez pour rigoler, on sortira la pochette digne d'un gamin de 2 ans sur Paint. En fait ce qui m'interpelle le plus, ce n'est pas vraiment la pauvreté des productions de Solar, mais bien d'avantage ce qu' était devenu Guru ces derniers temps. Je ne comprends pas qu'un mec ayant côtoyé tellement de vrais musiciens, graphistes, ait pu laisser passer cette merde. Il est passé d'une véritable légende au son unique, aux lyrics acclamées par la critique ("Moment of Truth", vous direz ce que vous voulez mais bon...) et à la réputation de précurseur du HipHop Jazz au statut de quoi ?: difficile à dire, rappeur sans génie vidé de toute substance et ayant succombé à l'appel du fric ? Il a voulu se mettre dans la mode 'bling bling' ? Quelque part, pour sa carrière et le monument qu'il a été, il est peut être préférable que ça s'arrête maintenant avant qu'il ne sorte d'autre choses.
Si vous voulez bien rire, allez la-dessous: "Divine rule"



Le ZÉRO absolu !


La fin d'un mythe:

Je vous ai rapidement brossé l'histoire purement musicale du rappeur, sans m'attarder sur les mixtapes en tous genres qui sont sorties: notamment la désastreuse "Back to the future". Il est désormais temps de parler de l'imbroglio qui entoure sa mort. Rappelons les faits: tout d' abord, Guru souffrait d'un cancer depuis plus d'un an. Puis, en début d'année, les choses se compliquent: de l'aveu du neveu de Guru, Justin Elam Ruff, "Il a été admis dans un hôpital de New York le mardi 2 février. Sa famille n'a pas été mise au courant jusqu'au 16 février. Ça veut dire que deux semaines sont passées avant que la famille soit mise au courant." Bref, Solar frappe un premier coup en refusant de donner des nouvelles à la famille.
Le 28 février, Guru est victime d'une crise cardiaque et est plongé dans un coma profond. Le 1er mars, il subit une première intervention chirurgicale, puis une deuxième par la suite qui aurait entrainée une complication pulmonaire. Il décède finalement d' anoxie le 19 avril 2010. Sa sœur Patricia publia sur le blog de Dj Premier: "GURU suffered from multiple myeloma for over a year. Accrued complications from this illness led to respiratory failure and cardiac arrest. As a result, GURU was in a coma from mid February
until his death and never regained consciousness. Early on the morning of April 19th, he became hypertensive due to low blood pressure. He again went into cardiac arrest and slipped away from us
".

Et le flou...
C'est d'avantage ce(lui ?) qui gravite autour de la mort de Guru qui pose problème et amène des questions. Tout d'abord, quel rôle a joué Solar en interdisant la famille, ainsi que les membres de la 'GangStarr Foundation' et les anciens collaborateurs de Guru (dont DJ Premier et Biggest Gord), de rendre visite au rappeur sur son lit d'hôpital. Le neveu de Guru, Justin confirme d'abord qu'il y avait bien deux listes pour les visites à l'hôpital et il ne faisait pas partie des personnes recevables. Il a finalement pu rentrer en contact, au téléphone, avec Solar, qui l'aurait rejoint rapidement avec sa femme. Sur place, Solar aurait dit à Ruff qu'il n'aurait jamais dû venir avec les personnes qu'il avait avec lui parce que c'était des affiliés de Gang Starr. (source http://www.paperblog.fr/2919924/justin- elam-ruff-rencontre-solar/)
Solar, dont le nom revient un peu trop souvent, avait annoncé le rétablissement du rappeur alors que ce dernier aurait été, à ce moment là dans le coma. Et, à l'heure du deuil et des larmes dans la communauté HipHop, le 'Superproducer' n'ayant jamais dropé un seul instru de qualité balance une lettre de derrière les fagots faisant l'effet d'une bombe. En effet, celle-ci allume assez méchamment DJ Premier et ne fait qu'encenser Solar. Ce dernier soutient que c'est Guru qui l'a écrite (pendant qu'il était dans le coma évidemment). Vous pouvez lire en inégralié cette fameuse lettre ICI.

En bref, il encense Solar "My loyal best friend, partner and brother" au moment où ce dernier commençait à être la cible des railleries du milieu HipHop décriant sa nullité.
Plus fort, ce passage mérite notre attention: "(...) I do not wish my ex-DJ to have anything to do with my name likeness, events tributes etc, connected in anyway to my situation including any use of my name or circumstance for any reason and I have instructed my lawyers to enforce this. I had nothing to do with him in life for over 7 years and want nothing to do with him in death. Solar has my life story and is well informed on my family situation, as well as the real reason for separating from my ex-DJ. As the sole founder of GangStarr, I am very proud of what GangStarr has meant to the music world and fans (...)”.
Un règlement de compte plus que suspect dans lequel il dit que DJ premier n'avait plus rien à voir avec lui et que ce dernier n'avait plus le droit d'utiliser Gangstarr. Seul fondateur de Gangstarr, c'est historiquement vrai, mais musicalement faux évidemment.
"(...)Je n'ai rien eu a voir avec lui pendant 7 ans, je ne veux rien avoir à voir dans la mort (...)".

By the way, RIP Guru :'], it's better now.



lundi 10 septembre 2012

Dibia$e - The Look of love

Mr. Dibia$e donne ici sa version de 'The Look of love' de Slum Village: un génie qui revisite un classique du HipHop... Superbe.
Sachez que cette track se retrouve sur le projet gratuit 'Do the Dilla', que vous pouvez trouver ICI !


dimanche 9 septembre 2012

Le Sampler/Samplé du dimanche !

Bon, si je vous disais que le groupe The Black Eyed Peas était autrefois un authentique super groupe de Rap en devenir, me croiriez-vous ? Sachez en tout cas que oui, 'The B.E.P.' assurait pas mal à l'époque.
'98, premier fait d'arme avec l'album 'Behind the front' qui se veut un amalgame de production qui vont du travail d'Ali Shaheed (époque Lucy Pearl), du taf de Mos Def ou 88Keys: autant dire que c'est du bon. Malheureusement pour eux (et rétrospectivement pour nous), le succès n'est pas au rendez-vous malgré un second album très bon (avec en prime un prod. de Primo). 
Et bien sûr, ils ont ensuite trouvé la formule pour pourrir d'abord leur musique, ensuite les ondes... mais nous ne sommes pas là pour parler de ça.
'Joints & jam', tirée de leur premier opus, gros classique presque sortie de la mémoire collective est remis au goût du jour par le super-producteur Jazzy Jeff, dans son album commun avec la délicieuse chanteuse NuSoul anglaise, Ayah. 'Tables turn' disponible sur 'Back for more' sorti l'an dernier est une petite tuerie !
Bonne écoute à toutes et à tous ;)



mercredi 5 septembre 2012

Musique classique : Acte 2 - A Tribe Called Quest


Et voici donc le second volet de nos chroniques sur les musiques qu'il faut absolument découvrir ou redécouvrir ! Vous l'aurez compris, nous nous intéressons à A Tribe Called Quest. Au début des années 90, alors que le gangsta rap mène la danse dans le Hip Hop, un groupe de quatre jeunes originaires du Queens à New-York, formé en 1985, prennent tout le monde à contrepied avec leur premier album : People's Instinctive Travels And The Paths Of Rhythm. Qui se cache derrière ce titre à rallonge ? Tout d'abord Q-Tip (qui s'affirmera en quelque sorte comme le leader du groupe), Ali Shaheed Muhammad, Phife Dawg, et... Jarobi White, qui ne participera finalement qu'à ce premier effort.
Pourquoi à contrepied ? Parce qu'ils critiquent alors non seulement le gangsta rap, mais aussi des choses rentrées dans les moeurs de beaucoup de rappeurs : un certain machisme, le consumérisme de la société de consommation... et même l'emploi du mot "nigger", qui est de nos jours presque banal dans la communauté afro-américaine. Leur style est jazzy, et décrit comme possédant des lyrics positifs. Après cette brève présentation, quels sont leurs albums que nous pourrions vous recommander ?

Eh bien, celui qui a recueilli tous les suffrages est The Low End Theory, sorti dès 1991.


Les raisons sont nombreuses... Tout d'abord la production est de qualité et fait la part belle aux samples de (très bon) jazz : Art Blakey & The Jazz Messengers, Freddie Hubbard, Miles Davis, Eric Dolphy, etc. Le tout sonne old school (normal vous me direz, pour l'époque) mais a assez bien vieilli. Ensuite, le moins que l'on puisse dire est que nos deux compères Q-Tip et Phife ne sont pas des quiches au micro, surtout que les invités sont bien choisis. Je pense que ce qui explique le statut de cet album est l'aura générale qui l'entoure, l'ambiance qui y règne étant très particulière et la replay value très forte... en gros cela sonne vraiment comme un album très spontané, mais maîtrisé, fait par une bande de jeunes potes. Autant dire que ce genre de galette est rare.

A Tribe Called Quest - The Low End Theory (1991)


Plus personnellement, j'ai un faible pour Midnight Marauders, leur opus de 1993.


On y retrouve cette grande fraîcheur mais j'ai l'impression qu'il est davantage travaillé, que les productions sont plus finement ciselées, les MC's plus affutés, le son mieux masterisé. Quand Q-Tip double sa dernière syllabe, ça sonne encore mieux. Award Tour ressemble à un tube, Electric Relaxation relaxe en effet, Oh My God possède entre autres un hook très sympa de Busta Rhymes. De manière globale, je trouve qu'il a très bien vieilli et n'aurait pas tellement dépareillé si il était sorti en 2012.



Enfin, je voudrais mettre en lumière un disque moins connu : Beats, Rhymes And Life, un cru 1996.


Il est surtout connu pour marquer le début de la collaboration du groupe avec un certain James Dewitt Yancey... Jay Dee, qui deviendra J Dilla. Jusqu'alors, Ali Muhammad Shaheed assurait la production, aidé de manière talentueuse par Q-Tip. Mais ici, le jeune Jay Dee vient prêter main forte, formant avec eux le collectif The Ummah. Je ne connais pas très bien ce LP, influencé que j'étais par les reviews vantant avant tout les vertus des deux précédents. Mais après l'avoir ré-écouté, je trouve que l'on ressent bien la patte du Jay Dee de cette époque... Les snares percutants, le minimalisme efficace... (les instrumentaux utilisés pour son petit frère Illa J, ça vous parle ? Eh bien ça y fait penser). Je vous suggère donc de découvrir ou redécouvrir ce projet un peu oublié dans leur discographie.



Aujourd'hui, qu'en est-il d'A Tribe Called Quest ? Eh bien ils font chacun leur chemin en solo, ce qui donne de très bon projets parfois, comme l'album 'The Renaissance' de Q-Tip. Ils parlent également de se reformer, mais rien de concret n'a été fait de ce côté-là à ce jour.
Voilà pour cette seconde partie de 'Musique classique', n'hésitez bien sûr pas à réagir à l'article, à donner votre avis ! ;)

dimanche 2 septembre 2012

Le Sampler/Samplé du Dimanche...

Bim badaboum, aujourd'hui, NaS va nous servir de base à ce petit sampler/samplé: en effet, le 11 février 2003 sort le single de "Made you look". J'ai lâché NaS depuis pas mal de temps déjà mais quand j'entends ce set de batterie, je ne peux m'empêcher d'avoir en tête "Incredible Bongo Band" et leur désormais classique "Apache".
Mais j'ai dis que NaS nous servirait de base et c'est alors qu'1 ans après la sortie de "Made you look", arrive en plein dans nos dents "In my bed" d'Amy Winehouse.
Allez, on se fait plaisir et surtout bon Dimanche à toutes et à tous ;)